carte de hockey de Joe Malone, 1911
31 janvier 2008Bulldogs ? D’abord une mascotte
30 janvier 2008En laisse devant son propriétaire Joe Hall, le « bulldog« , n’était qu’une mascotte. L’équipe était appelée officiellement « Quebec Hockey Club » ou « Quebec HC« , dénominateur commun encore utilisé en soccer (FC Barcelone ou Toronto FC pour « Football Club »). Certaines sources parlent aussi des « Athletics » (Quebec Athletic Club), mais contrairement à ce qu’on peut y lire, ce nom n’est apparu qu’à l’automne 1919 dans la LNH et ne fût rien d’autre qu’un nom « légal ». Dans l’histoire, les quotidiens les ont appelés les « Bulldogs » ou « Bull-Dogs », le « Québec » ou le « club Québec » comme indiqué sur la banderole de ce site.
Selon l’historien Michel Vigneault, on aurait appelé l’équipe « Bulldogs » dès son entrée dans l’Amateur Hockey Association of Canada (A.H.A.C.). Il mentionne que Québec ne participera à cette ligue qu’en 1890 sous le nom de Bulldogs. Il n’en cite pas la source.
petit bouledogue et petite Coupe Stanley
Le bouledogue était sensé porter bonheur. Ce ne fut pas le cas en cette partie du 9 janvier 1911, lors d’un match contre le Canadien à Québec, perdu 4-1.
La mascotte porte-bonheur le deviendra finalement en cour de route. Québec remporta la saison suivante la première de deux Coupes Stanley consécutives.
Le petit chien aura une telle importance qu’on le retrouvera sur deux photos officielles de l’équipe après la conquête de la Coupe de 1913.
Comme « Les Glorieux » ou « Les Habs » pour le Canadien, « Les Bulldogs » n’aura été qu’un surnom. Contrairement aux exemples précédents, il deviendra l’identification la plus reconnue.
L’histoire ne me raconte pas encore pourquoi l’équipe s’est appelée comme ça. L’œuf ou la poule ?
Un autographe svp.
24 janvier 2008Le grand Joe Malone avait un frère : Jeff. Le défenseur a joué six parties avec le grand club dont deux comme joueur substitut lors de la magnifique saison 1912-1913 (Indice: c’est le 5e à partir de la gauche sur la banderole du site). Moins talentueux, il a tout de même laissé sa marque sur… un bout de papier qu’un partisan de hockey lui a sans doute présenté le soir d’une rencontre.
On y retrouve ce qui semble être un « P » pour Patrick (Jeff Patrick Malone), sa signature et la saison en cours. Banal? Pas vraiment.
Il ajoute ceci de très important : « Quebec Bulls Dogs 1912-1913« . Il confirme ainsi que l’équipe est déjà reconnue sous ce sobriquet même si les quotidiens s’entêtent à les appeler « Quebec Hockey Club ». Comme « Bulldogs » n’est jamais écrit dans les journaux, il est fort à parier que l’ami Jeff ne l’avait jamais lu.
Par contre, au bas d’une photo d’équipe datant de 1913 vu récemment, on retrouve l’épellation « Bull Dogs ». Bull Dogs ou Bulldogs ? La question reste en suspend puisque de toute façon, l’équipe ne s’est jamais appelé comme ça.
Cliquez sur les statistiques pour une plus belle image.
Le filet: Inventé par « Québec », amélioré par LeSueur.
18 janvier 2008
Dartmouth, 1906: Le but de hockey avant l’adaptation que l’on connait aujourd’hui: la barre horizontale était derrière les poteaux. (photo: Dartmouth.edu)
Imaginez : un match de la LNH avec des buts sans filet, seulement 2 poteaux et sans barre horizontale! Les reprises vidéos à n’en plus finir… et le but d’Alain Côté dans tout ça ?
C’est en 1899 que Québec marque l’histoire en proposant des buts avec des filets de pêche, accrochés aux poteaux et à une barre horizontale évidemment essentielle pour le suspendre. Une légende locale veut qu’Arthur Smith, un joueur du Québec soit le concepteur de cette invention. Cette nouveauté est très rapidement adoptée par les autres ligues. (La Nouvelle-Écosse revendique aussi cette invention en 1899). 12 ans plus tard, un gardien de but de Québec allait changer à jamais l’allure du « but ».
Percy LeSueur est né dans la vieille capitale en 1881. Il a évolué à l’aile gauche avec Les Victorias et les Québec Seniors avant de déménager à Ottawa en 1904. C’est là qu’il devient gardien de but, un métier qu’il fera pendant plus de dix ans, dont huit avec les Sénateurs, remportant avec cette équipe deux Coupes Stanley. Percy LeSueur a été intronisé au Temple de la Renommée du hockey en 1961. Il est mort quelques mois plus tard, le 27 janvier 1962.
L’article du Quebec Chronicle du 22 décembre 1911 rappelle que Québec a inventé le « filet » et qu’un des siens l’a amélioré afin de « dissiper tout doute possible »…
Le « filet LeSueur » sera en vigueur jusqu’en 1925.
Caricatures: résumé dessiné d’une victoire du Club Québec
17 janvier 2008La Patrie nous offre une belle surprise en ce lundi 13 mars 1913 : une œuvre du caricaturiste sportif illustrant la défaite de leurs Wanderers face au très puissant Club Québec. Cette victoire de 6-4 était la 10e de suite des détenteurs de la Coupe Stanley. Selon le journaliste, cette séquence victorieuse était inégalée dans la courte histoire du sport. Québec remportait ainsi leur 15e de 16 victoires dans le calendrier de 20 parties. Les joueurs de Québec en vedette sont Harry Mummery, joueur de « points » (défenseur), Joe Malone, auteur de 4 buts, Russell « Rusty » Crawford et Patrick « Paddy » Moran, l’excellent gardien de Québec. Ces trois derniers sont membres du Temple de la Renommée du hockey.
Jamais le Club Québec n’a été aussi dominant dans son histoire.
13 mars 1912: version française du compte-rendu de la conquête de la Coupe Stanley de « Québec ».
16 janvier 2008La Patrie, un quotidien de Montréal fait grand état de la victoire de 8-0 de Québec sur Moncton. L’équipe remporte donc sa première de 2 Coupes Stanley. L’article est plus complet que celui du Quebec Chronicle. Je vous invite à constater le style très descriptif du journaliste qui, comme c’est l’habitude à cette époque, ne signe pas son texte et ne raconte aucune entrevue.
13 mars 1912: Québec remporte la Coupe Stanley
16 janvier 2008Le Quebec Chronicle publie le 14 mars 1912 un article sur la 2e rencontre opposant le Quebec Hockey Club à Moncton, club des maritimes autorisé par les « gardiens » de la Coupe pour mettre au défi les champions de l’Association Nationale de Hockey, l’ancêtre de la LNH. La confrontation se composait de deux rencontres au total des buts, une pratique encore existante en soccer. Québec gagne donc 17-3, 8-0 le 13 mars et 9-3 la veille.
L’as de Québec, Joe Malone, est remplacé très tôt dans la rencontre, pratique peu courante à l’époque avec raison; comme au soccer, un joueur remplacé ne pouvait revenir au jeu. Jack MacDonald, un joueur originaire de Québec compta 5 buts. Au total, ils comptèrent 14 des 17 buts de l’équipe.


Publié par quebecbulldogs 








