Une rencontre de la ligue du vieux poêle !


Je suis entouré de gauche à droite par Onil Boutin, ancien joueur des As de Québec, Léo Roy, auteur d'un livre sur les As, Mario Trépanier, collectionneur, et Jean-Patrice Martel, président de la Société internationale de recherche sur le hockey. Le Soleil, 21 avril 2013. Photo: Patrice Laroche

Je suis entouré de gauche à droite par Onil Boutin, ancien joueur des As de Québec, Léo Roy, auteur d’un livre sur les As, Mario Trépanier, collectionneur, et Jean-Patrice Martel, président de la Société internationale de recherche sur le hockey.
Le Soleil, 21 avril 2013. Photo: Patrice Laroche

Que du plaisir samedi dernier, alors que la Société Internationale de Recherche sur le Hockey (S.I.R.H.) tenait une 2e rencontre régionale au Québec. J’ai eu le privilège de parler de l’essentiel  de mes recherches sur la naissance du hockey à Québec et du Quebec Hockey Club.  Cinq autres conférenciers étaient aussi au menu devant un groupe d’initié très intéressé. Un gros merci au collectionneur et membre du SIRH Mario Trépanier pour cette journée formidable.

Je vous invite à lire le texte de mon confrère Ian Bussières du quotidien Le Soleil.

Le "Pub Joe Malone" ne verra pas le jour.


La décision est tombée, s’il n’en tient qu’à son fils.

Un restaurateur de Québec désirait rendre hommage à ce grand joueur des Bulldogs en nommant son futur pub sportif, le "Joe Malone" ou quelque chose du genre.

Joe Malone, père et fils.

Joe Malone, père et fils.

Profitant d’un passage de Joe Malone fils pour la promotion de mon livre, cet homme d’affaire a invité toute la famille à entendre son projet et a gentiment demandé la permission d’utiliser le célèbre nom.

Je ne connais pas les détails de l’offre. Tout ce que j’en sais me vient de Monsieur Malone fils qui désirait mon opinion. Évidemment, je croyais que c’était une bonne idée. Malone étant natif de Sillery, un héros sportif, une légende de Québec, de souches irlandaise et française par sa mère. Une Guinness avec ça ?

Mais Joe Malone n’aurait pas voulu de cet hommage, selon son fils. "Comme vous le savez, mon père était une personne discrète et ne cherchait pas la publicité. Il a toujours préféré laisser ses réalisations sportives défendre sa réputation" m’écrivait-il récemment. C’est vrai. Toute sa vie, il a joué low-profile. Sur la glace, il était le "Fantôme" ou "Gentleman Joe". Il détient des records offensifs dans la NHA et la LNH.

L’héritage de Joe Malone n’est pas à vendre. Un exemple m’a convaincu dès ma première rencontre: Malone fils a préféré faire plastifier les découpures, les contrats, les télégrammes et les photos de son père sachant fort bien qu’ils perdaient une bonne part de leur valeur de revente. Il voulait ainsi s’assurer que ses enfants et petits-enfants puissent les chérir encore longtemps.

J’aurais bien aimé prendre une pint au "Pub Joe Malone". Je savoure toutefois avec plus de fierté sa confiance en me livrant, avec tant de délicatesse, les images et les accès pour l’écriture de ce livre.

Un gentleman, lui aussi.

La Coupe à Québec au Salon international du livre de Québec.


accueil_55J’aurai le plaisir d’être présent au Salon international du livre de Québec, du 10 au 14 avril au Centre des Congrès. Je serai disponible pour "jaser Bulldogs" et signé mon livre à ses moments précis:

  • Vendredi, 12 : 19h à 20h
  • Samedi, 13 : 15h à 16h
  • Dimanche, 14 : 14h à 15h
Marc Durand, photo Le Soleil, Patrice Laroche

Marc Durand, photo Le Soleil, Patrice Laroche

Je serai au stand 241, celui des Éditions Sylvain Harvey, mon cher éditeur.  De plus, j’aurai le privilège d’être invité à parler de mon livre lors d’une rencontre d’auteurs, samedi à 16h30, en compagnie d’Élizabeth Gagnon et Monique Vaillancourt Lelièvre, et Mylène Gilbert-Dumas.

Conférence de la Société Internationale de Recherche sur le Hockey (SIRH) à Québec !


SIHR_Logo_nobanner_250_x_175Les historiens du hockey ont rendez-vous à Québec!

La Société internationale de recherche sur le hockey (SIRH) est fière d’annoncer la tenue de sa seconde rencontre régionale au Québec, qui aura lieu le samedi 20 avril prochain à Québec. Rappelons que la première rencontre régionale de la Société a eu lieu le 24 novembre dernier à Montréal; une quinzaine de passionnés du hockey ont participé à cette rencontre qui a permis d’aborder plusieurs sujets dont la contribution de Léo Bourgault au monde du hockey, la patinoire Victoria de Montréal et le Championnat du monde de hockey de 1970 qui devait avoir lieu à Montréal et à Winnipeg.

Cette deuxième rencontre est organisée par Mario Trépanier, un membre de la Société qui s’intéresse tout particulièrement à l’histoire du hockey à Québec. Ce n’est donc pas un hasard si la rencontre aura pour thème le hockey à Québec et les grandes équipes qui ont marqué son histoire : les Bulldogs, les As, les Remparts et les Nordiques. La Société tient à remercier Mario pour sa précieuse collaboration, lui qui s’est spontanément offert pour organiser cette rencontre.

couverture extŽrieurePrésent lors de la première rencontre, Marc Durand sera de retour parmi nous pour parler de son récent livre «La Coupe à Québec – Les Bulldogs et la naissance du hockey». Journaliste télé affecté à la couverture sportive depuis plus de 20 ans, Marc est passionné de hockey depuis sa plus tendre enfance. Cette insatiable soif d’en savoir plus l’a amené à effectuer des recherches sur l’histoire du hockey à Québec et «La Coupe à Québec» est son premier ouvrage.

Il y aura ensuite une discussion sur le thème «Regard sur les As de Québec». Un ancien joueur des As, Onil Boutin, viendra nous parler de son séjour avec l’équipe de 1967 à 1971. Originaire de Sherbrooke, ce défenseur a également participé à la Coupe Memorial de 1967 avec les Canadiens de Thetford Mines. Il pourra signer les cartes postales mises à la disposition des personnes qui assisteront à la rencontre. De plus, un membre de la Société, Léo Roy, nous présentera son projet de livre sur l’histoire des As.

Après la pause, il sera question de hockey junior – et des Remparts de Québec! – avec Jean-Pierre d’Auteuil et Jean-Philippe Otis, auteurs du récent livre «La Ligue de hockey junior majeur du Québec». Ce livre de référence abondamment illustré raconte toute l’histoire de ce circuit qui nous a donné les Lafleur, Lemieux et Crosby. Les passionnés des Nordiques connaissaient déjà Jean-Pierre d’Auteuil, qui a produit le fameux coffret DVD «Les Nordiques, notre équipe!».

Enfin, notre ami Stéphane Harvey offrira une présentation sur la première rencontre de la série Canada-URSS de 1974, disputée au Colisée de Québec. On se souviendra que trois joueurs des Nordiques faisaient partie de l’équipe canadienne qui a donné du fil à retordre aux Soviétiques : Serge Bernier, Réjean Houle et Jean-Claude Tremblay. Membre actif de la Société et fervent collectionneur des Nordiques, Stéphane Harvey est à l’emploi de la Bibliothèque de Saguenay et a participé en 2010 à la réalisation d’une exposition sur Jean-Claude Tremblay au Musée du Fjord de Saguenay.

Une table de lecture sera aménagée pour présenter divers livres québécois ayant pour thème le hockey. Ce sera l’occasion de découvrir de nouveaux titres et des ouvrages moins connus… et de redécouvrir certains classiques!

Bulldogs, As, Remparts et Nordiques : c’est tout un programme qui nous attend ce samedi 20 avril à Québec! La rencontre aura lieu de 13 h 30 à 17 h au sous-sol du restaurant Céline et Ramone, situé au 1061, boulevard Pierre-Bertrand. L’entrée est libre et vos amis sont les bienvenus; nous vous invitons à demeurer des nôtres pour le souper afin de compenser pour la salle qui nous est gracieusement offerte par le restaurant. Il n’est pas obligatoire de s’inscrire à l’avance, mais vous êtes invités à nous laisser un court message si vous comptez être des nôtres.

Contact : Benoît Clairoux, Société internationale de recherche sur le hockey (SIRH)

514 678-2873 ou benoit.clairoux@videotron.ca

Nouvel amphithéâtre et emplacement controversé : un vieux débat.

Reblogué depuis Quebec Bulldogs:

Cliquer pour accéder à l'original
  • Cliquer pour accéder à l'original
  • Cliquer pour accéder à l'original
  • Cliquer pour accéder à l'original

Le Colisée de 2012 a ceci de commun avec le Quebec Skating Rink de 1912 : Il est désuet. Malgré les époques et leurs réalités, il est étonnant de constater certaines similitudes entre les deux dossiers et l'omniprésence des maires Drouin et Labeaume... Cet article sera du livre à paraitre l'automne 2012.

Le "Pavillon des patineurs" (Skating Rink) a été conçu en 1877 sans même avoir le hockey en tête.

Lire la suite… 1 054 mots de plus

Il y a 100 ans, 0n parlait aussi amphithéâtre...

Il y a 100 ans: Québec gagnait sa dernière Coupe Stanley.


Les Bulldogs de Joe Hall et de Joe Malone.

La saison 1913 est celle d’une querelle entre la PCHA et la NHA dont le club est la principale victime. Démantelé de la moitié de ses joueurs, le Quebec Hockey Club valorise l’apport exceptionnel de deux grands bâtisseurs : le gérant Mike J. Quinn et le centre Joe Malone. La saison 1913, c’est aussi une deuxième coupe Stanley et l’apparition du surnom légitime d’un club qui n’a pas froid aux yeux et qui s’agrippe à son élan, les Bulldogs.

CE TEXTE EST UN EXTRAIT DU LIVRE "LA COUPE À QUÉBEC: LES BULLDOGS ET LA NAISSANCE DU HOCKEY", PUBLIÉ CHEZ LES ÉDITIONS SYLVAIN HARVEY, EN COLLABORATION AVEC LA COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE ET LA VILLE DE QUÉBEC.

1913 avec les directeurs

Rare photo de l’édition gagnante de la Coupe Stanley 1912-13, avec la direction et les joueurs substituts. Source: Ville de Québec.

L’aréna réclamé au printemps n’est pas encore réalité. Faute de mieux, le vieux Skating Rink de la Grande Allée sera encore une fois remodelé par l’intérieur. De nouveaux balcons pourront accueillir 400 spectateurs. On est loin des rénovations prévues, jugées trop onéreuses par le club de patinage. De plus, la Commission des champs de bataille nationaux qui prévoit acheter le terrain pour en faire une porte d’accès aux plaines d’Abraham n’entend pas investir dans cet édifice. Ces gradins sont nécessaires, selon Quinn, directeur-gérant du Quebec Hockey Club. Les profits de 1500 $ en 1912 ont été réalisés grâce aux 2500 $ engendrés par la présentation des deux matchs de la coupe Stanley. Par ailleurs, les 6000 $ investis en salaires en 1912 passeront à 9000 $ en 1913 pour garder la famille intacte. Trois joueurs de l’extérieur, Jack Marks, Eddie Oatman et Goldie Prodger, ont passé une partie de l’été dans la ville avec les Automatics, le club de baseball de l’armurier Ross pour lequel ils ont aussi travaillé.

Des vautours sur la ville

Les succès du club en 1912 attisent évidemment la convoitise des autres ligues majeures de hockey, la PCHA des frères Patrick en particulier. Le 15 octobre, Lester Patrick et Jimmy Gardiner sont à Québec pour attirer Joe Malone, Eddie Oatman et Goldie Prodger avec de gros contrats, sans succès. Selon le Quebec Chronicle, « Patrick et Gardiner ont quitté Québec bredouilles hier soir, les membres de notre club sont trop honorables pour briser leur entente. » Quinn ne prend toutefois pas les choses à la légère et s’entend rapidement avec les sept joueurs principaux du club. Il dépose les contrats signés à la rencontre de la NHA qui se tient le 26 octobre 1912 au Château Frontenac.

Hélas, rien n’est si simple ! La PCHA est furieuse contre la NHA et Sam Lichtenhein, propriétaire des Wanderers, qui vient de faire signer un contrat à Harry Hyland, le meilleur buteur de la PCHA, déjà sous contrat dans l’Ouest. Il n’en fallait pas plus pour Frank Patrick qui déclare la guerre à la NHA. Un télégramme du 16 novembre adressé à Joe Malone précise le plan de Frank Patrick. « Puisque la NHA a brisé son entente avec nous », ce dernier offre des contrats à tous les joueurs réguliers du Quebec Hockey Club. Son objectif consiste à détruire le club détenteur de la coupe Stanley et à fragiliser ainsi la NHA. Les six joueurs convoités ont déjà en poche une entente de 1500 $, mais la PCHA offre 2200 $ à Malone, à Oatman et à Prodger, et 1800 $ à McDonald, à Moran et à Hall.

contract vancouverLes offres de Patrick seront bonifiées au point de séduire la moitié du groupe. Oatman et Prodger acceptent de renier leur entente avec le Quebec Hockey Club pour 2500 $, tandis que Jack McDonald accepte les 2000 $ proposés. Le 21 novembre, une importante foule est rassemblée à la gare pour dire adieu à Oatman et à Prodger. Ce dernier se confond en excuses et réitère son immense respect pour Quinn et l’équipe de Québec qui lui a offert sa première chance. Ses amis, fort nombreux, le supplient de rester, mais selon les journaux, il aurait donné sa parole à son coéquipier Oatman dont on regrette moins le départ, l’accusant d’avoir orchestré l’évasion. Une fois à Vancouver, les trois joueurs sont dispersés dans les trois clubs de la PCHA. L’objectif des frères Patrick est partiellement atteint, mais le coeur et l’âme de l’équipe de Québec demeurent intacts. Joe Malone, Paddy Moran et Joe Hall restent fidèles et feront en sorte que le Quebec Hockey Club demeure champion encore une fois.

Une reconstruction signée Quinn et Malone

Le lendemain du « raid », Mike J. Quinn et son capitaine Joe Malone sont en route pour l’assemblée générale de la NHA à Toronto, ironiquement accompagnés par Jack McDonald à bord du train. Le gérant et le capitaine du Quebec Hockey Club profitent du voyage pour reconstruire l’équipe et essuient les refus de plusieurs joueurs amateurs dont quelques Canadiens français de la région d’Ottawa comme Jack Fournier, Steph « Coo » Dion et Eddie Gérard. Ce dernier deviendra joueur professionnel l’année suivante et connaîtra une belle carrière. Il sera élu au Temple de la renommée du hockey en 1945.

Finalement, Québec met le grappin sur le prolifique buteur Tommy Smith, auteur de 53 buts avec Moncton en 1912, leur meilleur joueur au challenge de la coupe Stanley à Québec. Dans sa dernière ligne droite, Quinn réussit un autre tour de force, celui de dénicher deux joueurs aussi talentueux qu’inconnus : Harry Mummery, un gros défenseur de 100 kg (220 lb), et Russell « Rusty » Crawford, un ailier qui évolue à Saskatoon. Le premier jouera onze ans dans la NHA/NHL et le second sera élu membre du Temple de la renommée en 1963. Comme repêchage de dernière minute, on a rarement vu mieux.

Malone lance une saison exceptionnelle

Carte de Joe Malone, Topps, 1961.

Carte de Joe Malone, Topps, 1961. Elle est signée par son fils.

Avec quatre nouveaux joueurs, le club rapiécé surprend tout le monde avec une victoire convaincante de 7-3 sur les Sénateurs d’Ottawa le 28 décembre, pour ouvrir la saison 1912-1913. Ces derniers avaient pris les commandes de la rencontre 3-2 en deuxième période, mais Joe Malone a inscrit 2 buts en 30 secondes pour ne plus regarder derrière. Avec ses trois buts, ce dernier est qualifié de « probable meilleur attaquant de la ligue » par le Chronicle. Le 11 janvier 1913, le Quebec Hockey Club reçoit le Canadien et accueille 4000 spectateurs. Selon L’Action Sociale, « la foule se pressait si nombreuse dans les places à 0,25 $ qu’une cloison construite cette année pour fermer au public l’entrée des chambres des clubs a été démolie sous la poussée des spectateurs ». Le premier ministre du Québec Sir Lomer Gouin, dans les loges à 1,50 $, est témoin d’une victoire de 5-4 et d’un match qui nourrira la légende de Joe Hall. Au cours d’une attaque en première période, Hall se rue sur Vézina avec tant de force qu’il brise la barre de fer qui soutient le filet. Il retrouve plus tard son « ami » Newsy Lalonde et les deux joueurs passent la première période à se quereller. Hall conclut une dispute par un coup qui blesse Lalonde à la tête. Plus tard en deuxième, l’arbitre Tom Melville punit Hall de nouveau, sans raison apparente cette fois. Hall l’invective, lui donne un coup de patin et incite les amateurs à s’en prendre à lui. Chassé de la rencontre, « Bad Joe » est suspendu une semaine par la NHA et reçoit une amende de 100 $. Le Quebec Hockey Club perd trois des quatre matchs suivants, séquence qui prend fin avec la plus imposante défaite de la saison, le 22 janvier. Harry Hyland, le joueur étoile que les Wanderers ont « volé » à la PCHA, compte huit buts au Skating Rink de Québec et aide son club à l’emporter 10-6. Québec a maintenant cinq victoires et quatre défaites, et occupe le deuxième rang derrière le Canadien. Commence alors une séquence victorieuse sans précédent dans l’histoire du club.

Le hockey à sept pour une dernière fois

Le 29 janvier à Ottawa, Tommy Smith prédit que les Sénateurs « se coucheront » devant eux, ce qu’ils ont d’ailleurs fait, puisqu’ils ont été défaits 5-3. C’est en principe le dernier match de la saison à six contre six, puisqu’à la demande des clubs Ottawa et Tecumsehs, la NHA revient à la combinaison traditionnelle à sept joueurs pour la seconde moitié de la saison. La semaine suivante, le Ottawa Journal prédit que, cette fois, les joueurs québécois n’auront pas autant de plaisir dans la capitale fédérale. Selon l’article qui cite un joueur anonyme, Ottawa cherchera la bagarre contre Québec. Le Quebec Hockey Club domine finalement tous les aspects du jeu, même les moins sportifs, et l’emporte 4-1. On raconte que Joe Malone passe son temps à s’arrêter au banc et à rigoler avec le gérant Mike J. Quinn. Désabusés, des spectateurs sollicitent un peu de fierté et demandent à leurs favoris de s’en prendre à « Bad Joe » Hall : « Get Hall ! Get Hall ! » Exaspéré, le vétéran défenseur y va d’une réaction passée depuis à l’histoire. Voici comment le Montreal Gazette décrit la scène. « Hall, en possession de la rondelle, a patiné jusque dans sa zone, du côté est de l’aréna. Il s’est arrêté, a mis une main sur le côté de son visage et s’est mis à crier aux spectateurs : “Pourquoi ne pas descendre sur la glace et vous en prendre à Hall vous-même ?” » Aucun amateur n’accepte l’invitation. Le reste de la période se passe en zone des Sénateurs, ce qui permet au gardien Moran de poursuivre la discussion avec les spectateurs… Le lendemain, le club Ottawa, le seul maintenant à tenir farouchement au hockey traditionnel à sept joueurs, accepte finalement de se joindre aux amateurs et autres clubs de la NHA qui réclament le hockey plus ouvert et rapide dont ils ont été témoins depuis deux ans. Québec a gagné une autre bataille.

Les Bulldogs de Joe Hall

1910 février 1913, Ottawa Citizen

10 février 1913, Ottawa Citizen

Le surnom des « Bulldogs » de Québec revient probablement au journaliste Tommy Gorman de l’Ottawa Citizen, comme on peut lire pour la toute première fois en page 8 de l’édition du 10 février 1913. C’est le titre associé à une victoire de 4-1 à Ottawa : « Les “Bulldogs” de Québec triplent le pointage et s’agrippent fermement à la coupe Stanley ». Les premières lignes du texte expliquent le lien. « Les Bulldogs de Joe Hall, surnom utilisé fréquemment par la confrérie des joueurs, n’ont pas eu trop de difficulté à s’approcher de la coupe Stanley lorsqu’ils ont rencontré et battu Ottawa par la marque de 4 à 1. » Comme pour expliquer cette image, le journaliste compare Québec et le Canadien, ce dernier rudoyé dans la défaite de 2-1 la semaine précédente. « Contrairement aux Canadiens, ils ont refusé d’abdiquer. » Une portion de l’article est reprise dans le Calgary Daily Herald de cette façon. Le Toronto World écrit « Bulldogs » dans un seul mot. Enfin, le Quebec Chronicle emploie aussi « Joe Hall’s Bulldogs », tout comme le Citizen le lendemain et durant plusieurs jours. Le 18 février, dans une pleine page remplie de photos des joueurs, le Quebec Chronicle ose enfin : « Les Bulldogs de Québec s’agrippent avec détermination à la coupe Stanley. » Il revient plus timidement le 28 avec l’expression « Joe Malone’s Bulldogs ». L’utilisation systématique du sobriquet se propage définitivement à l’automne 1913 et dans les journaux francophones en 1915. Contrairement à ce que prétendent plusieurs écrits, l’origine du surnom ne date donc pas des premiers pas du Quebec Hockey Club. Aucune mention n’a été trouvée au fil des 35 premières années. Le Chronicle le confirme en quelque sorte le 11 février 1916 : « [...] le Club a été surnommé “Bulldogs” il y a quelques années pour ses qualités de combattants et de finisseurs. Il ne mérite pas cette appellation cette saison. » Le surnom revient donc au courage et au sang-froid de ce club, inspiré par son leader, le dur à cuire Joe Hall, probable propriétaire de Togo, le bulldog en vedette sur la photo du club gagnant d’une autre coupe Stanley.

Deuxième conquête de la coupe Stanley

Obrien-Quebec

Les inscriptions du Quebec Hockey Club sur le trophée O’Brien, symbole du championnat de la NHA.

Il reste deux semaines au calendrier régulier, et le Quebec Hockey Club s’assure du premier rang de la NHA et de la coupe Stanley grâce à une victoire de 7-6 sur le Canadien, à Montréal, le 22 février. À l’image de la saison, Québec revient de l’arrière. Malone compte ses deuxième et troisième buts du match pour transformer le retard en victoire. Avec trois rencontres à disputer et le championnat en poche, les Bulldogs gardent le cap sur une saison de rêve. En bout de piste, Hall et Malone alignent onze victoires de suite pour une fiche incroyable de seize victoires et quatre défaites, six victoires devant les « invincibles » Wanderers. Joe Malone remporte son premier championnat des compteurs avec 43 buts en 20 matchs. Profitant des qualités de passeurs exceptionnelles, son ailier Tommy Smith le suit de près avec 39 buts pour le deuxième rang de la NHA. Paddy Moran quant à lui termine au premier rang chez les gardiens réguliers, devant Georges Vézina.

Les Millionaires en ville

La MaPHL obtient le droit d’affronter les détenteurs de la coupe Stanley. Malheureusement, mis à part le défenseur « Cap » McDonald, la nouvelle formation de Sydney est remplie d’inconnus au talent douteux. Selon certains écrits, les Sydney Millionaires ont gagné leur championnat grâce à du jeu intimidant. Même si les coupes Stanley et O’Brien sont de nouveau présentées dans une vitrine décorée aux couleurs du club chez Holt Renfrew, la frénésie n’est pas la même qu’à pareille date l’année précédente. Pour ce premier match le 8 mars, une assez bonne foule se rend au Quebec Skating Rink. Comme les Millionaires possèdent des uniformes similaires à ceux de Québec, ils portent ceux du Emmet, club senior de la ligue municipale. Ils auraient peut-être dû aussi aligner leurs meilleurs joueurs. Dans une victoire de 14-3, Joe Malone connaît le festival offensif de sa carrière. Il met la table avec deux buts en première période, puis explose avec cinq buts en deuxième. Le match étant hors de portée pour les Millionaires, Québec remplace les joueurs étoiles Joe Hall et Tommy Smith par Billy Creighton et Jeff Malone (le frère de Joe), deux substituts qui n’ont pas joué plus de 40 minutes cette saison. Joe Malone ajoute tout de même deux buts en troisième période, pour un total de neuf buts dans la partie. L’historien Charles Coleman avance que Malone visait le record de quatorze buts dans une partie de la coupe Stanley établi par Frank McGee en 1905 contre le club de Dawson City, sans doute la plus faible formation à avoir obtenu le droit de disputer le trophée. Si le record avait été l’objectif de « Gentlemen Joe » Malone, Smith et Hall seraient certainement demeurés dans le match. Avec onze points d’avance dans cette série au total des buts, le grippé Joe Malone prend congé pour le dernier match, le 10 mars 1913. Smith, peu réputé pour son ardeur au travail, remplace Malone au centre, semble faire peu de cas de ses adversaires et n’effectue aucun repli défensif. Dans un match sans enjeu, la plus petite foule de la saison est témoin d’une victoire de 6-2. Afin de mettre un peu de piquant en fin de match, le gardien Paddy Moran s’élance avec la rondelle et rate le but de peu. Le fait saillant de la rencontre se déroule entre les périodes. On honore l’architecte de cette formidable équipe, le gérant Mike J. Quinn. Au premier entracte, on lui remet une bourse de 550 $, fruit d’une souscription publique lancée depuis quelques semaines. Avant la troisième période, c’est au tour des joueurs de lui offrir un superbe loquet en or. Le Quebec Hockey Club est encore détenteur de la coupe Stanley, mais sa saison est loin d’être terminée.

New York, New York

À peine champions, les Bulldogs prennent de nouveau le train pour y jouer le tournoi annuel de New York, disputé au Saint Nicholas Rink et doté d’une bourse de 2500 $. Cette fois, le club affronte directement les Wanderers en finale. Ces derniers ont remporté leurs deux matchs contre le club Ottawa et attendent Québec patiemment. Après quatre jours de repos, ils inscrivent six buts en première période, infligeant une défaite de 9-5 à Québec, une première depuis le 25 janvier. Joe Malone, toujours affaibli par la grippe, quitte la rencontre après la première période. Le deuxième match disputé le 15 mars est remporté 5-3 par Québec, qui perd toutefois la série 12-10 au total des buts. Cette rencontre est si violente que le New York Times avance que les « clubs canadiens repartent à la maison avec un record d’yeux au beurre noir, de lacérations à la tête et de côtes fracturées, du jamais vu ici ». Le gardien Albert Cadotte des Wanderers est assommé dans une mêlée générale et termine la rencontre dans le vestiaire, encore inconscient. Ce sera son dernier match en carrière chez les professionnels. La partie s’est jouée dans un épais brouillard en raison d’une glace ramollie par le temps doux. On dit même qu’Art Ross a compté un but du centre de la patinoire, rondelle que n’a jamais vue Moran. Enfin, l’article du New York Times décrit les prouesses de Joe Malone, auteur des cinq buts de son équipe. Le récit du journaliste est peut-être à l’origine de son surnom le plus connu : « Phantom Joe ». « Joe Malone était rapide comme l’éclair. Il glissait sur la glace comme un fantôme dans un épais brouillard. Son spectre semblait surgir devant chaque adversaire auquel il soutirait toujours la rondelle. »

Une « série mondiale » de hockey

Depuis deux ans, la PCHA demande d’affronter les champions de la coupe Stanley. Québec s’est toujours dit favorable à cet affrontement, mais à la condition de jouer ses matchs à la maison, comme le veulent la tradition et son privilège. En septembre 1912, le Quebec Hockey Club invite New Westminster, club champion de la PCHA en 1911-1912, à l’affronter en décembre, se disant même disposé à s’entraîner sur la glace artificielle du Saint Nicholas Rink de New York pour s’y préparer. Pas une semaine ne passe sans que les journaux relatent les débats entre Lester Patrick d’une part et Mike J. Quinn de l’autre. La PCHA ne veut pas jouer à Québec, et le Skating Rink est trop petit pour rentabiliser le voyage. Patrick propose de
jouer la série à Toronto, en territoire neutre, ce que refuse encore Québec, par respect pour ses partisans. « Défendre la coupe Stanley à l’extérieur de la ville conquérante tuerait le hockey », affirme Quinn. Il est aussi possible que ce dernier n’entende pas accorder de faveur à la PCHA, « voleur » de cinq de ses joueurs depuis 1911. Comme les commissaires de la coupe Stanley n’ont pas le pouvoir de forcer l’équipe championne à jouer ailleurs que chez elle, c’est l’impasse. Le trophée ne sera pas à l’enjeu cette année-là. Lester Patrick tient tout de même à prouver au pays que ses champions peuvent rivaliser avec le Quebec Hockey Club. Il leur offre ainsi 3000 $ pour venir jouer une série de trois rencontres contre les Victoria Aristocrats, champions de la PCHA. Il dit s’inspirer des séries mondiales au baseball qui opposent annuellement les champions des deux ligues majeures. Sans coupe Stanley en jeu, Québec accepte l’offre.

Un looooooong voyage

Remarquez le chandail bleu avec l’écusson qui semble dire "Quebec Hockey Club, Champion NHA 1912-12"

Pause devant un train, en route pour Victoria. Remarquez le chandail bleu avec l’écusson qui semble dire "Quebec Hockey Club, Champion NHA 1912-13". J’ai coloré cette photo de la collection de Joe Malone jr.

Toujours à New York le 15 mars, le Quebec Hockey Club se dirige d’abord à Montréal et poursuit sa route pour le long voyage de près de 6000 km vers l’île de Vancouver. Il s’arrête à Brandon, au Manitoba, le 19 mars, pour un entraînement qui attire beaucoup d’amateurs venus voir trois des leurs : Hall, Mummery et Creighton. L’équipe arrive à Victoria le 22 mars et profite d’un entraînement au Victoria Arena, patinoire de 3500 sièges construite en 1911 au coût de 110 000 $ et dotée d’une surface artificielle. La série décrite par erreur par plusieurs journaux de l’époque comme celle de la coupe Stanley débute le 24 mars. Québec retrouve chez les Aristocrats deux anciens joueurs : le défenseur Goldie Prodger et le centre Tommy Dunderdale, champion compteur de la PCHA. Les règles de la PCHA s’appliquent dans ce premier match. Le hockey se joue encore à sept. Les punitions ne correspondent pas à des amendes comme dans la NHA, mais plutôt à des sentences chronométrées que doivent purger les joueurs fautifs sur le banc des punitions. Près de 5000 spectateurs voient leurs favoris remporter le premier match 7-5. L’arbitre de Victoria Joe Gorman est le « héros » de cette rencontre, alors qu’il refuse un but à Québec. Il punit par la suite Hall et Crawford. Privé de ses joueurs, le Quebec Hockey Club accorde trois buts. « Plusieurs lettres ont été envoyées aux journaux de Victoria dénonçant le traitement injuste qu’on avait infligé au Québec », racontera plus tard Mike J. Quinn à L’Action sociale. Le second match, disputé le 27 mars selon les règles de la NHA, est arbitré par le Wanderer Art Ross. Québec profite de l’inexpérience de Victoria à ce style de jeu. Les Bulldogs l’emportent 6-3, malgré une foule hostile à leur endroit. Voyant l’avantage que procurent les règlements particuliers, Mike J. Quinn et Lester Patrick s’entendent pour scinder en deux le match décisif du 29 mars. Le sort a favorisé les règles de la NHA en première moitié, mais Victoria mène tout de même cette portion du match 2-0. Les Aristocrats de Victoria l’emportent 6-1 pour enlever les honneurs de la série. Québec qui, contrairement aux autres clubs, a fait de très rares permutations de joueurs au cours de la saison, a paru vraiment à bout de souffle. Malone est méconnaissable, ayant puisé dans toutes ses ressources pour jouer le dernier match. Sur les rails depuis près de trois semaines, les joueurs de Québec ont affronté une équipe bien reposée, chez elle, et bien soutenue par de chauvins partisans.

Les Patrick gagnent leur pari. Dès la saison suivante, seuls l’Est et l’Ouest du pays, représentés par leurs meilleures ligues respectives, vont concourir pour la coupe Stanley. Comme si ce n’était pas assez, le Quebec Hockey Club termine son long périple en affrontant deux équipes d’étoiles. D’abord celle des meilleurs joueurs de Vancouver et de New Westminster, dont les « déserteurs » Oatman et McDonald font partie, qui l’emporte 9-3 à Vancouver. Puis, sur le chemin du retour, le 2 avril à Calgary, Québec affronte l’équipe d’étoiles de la NHA d’Art Ross qui a aussi fait le voyage. Privé de Joe Hall demeuré à Vancouver, Joe Malone offre à Carl Kendall, un Québécois des Millionaires de Vancouver qui revient chez lui, la chance de jouer au centre. Ce dernier compte trois buts. Joe Malone, évoluant pour une rare fois à l’aile, enregistre quatre buts dans une victoire de 9-8. Au fil des derniers kilomètres, le Quebec Hockey Club se déleste de presque tous ses membres. Le 7 avril à 18 h 30, les frères Jeff et Joe Malone sont les seuls joueurs de l’équipe à débarquer à la gare de Québec. Le capitaine Joe Malone aura compté 65 buts en 28 parties durant l’hiver, sa meilleure saison en carrière. « Le meilleur centre au monde » a dans ses bagages une nouvelle offre de Lester Patrick qui l’invite cette fois à choisir les conditions monétaires de l’entente. Malone décline l’offre, la ville de Québec étant en voie d’obtenir enfin son premier aréna conçu pour le hockey.

7 buts pour Joe Malone, un record de la LNH qui tient toujours.


Sept buts pour l’imbattable Malone

(extrait du livre "La Coupe à Québec")

C’est le soir le plus sibérien de l’hiver 1920. Le mercure atteint -33 °C. Comme la glace est naturelle, il fait aussi très froid à l’intérieur de l’Aréna. Le club Saint-Patrick de Toronto, troisième au classement, est en ville pour le dernier match de la première moitié de saison. Blâmant la température, les journaux évoquent « la présence d’un maximum de 1200 spectateurs, la plus petite foule de la saison ». Ces braves sont témoins d’un spectacle signé « Phantom » Malone qui passe à l’histoire.

Sommaire du match de sept buts de Joe Malone. La Patrie, 2 février 1920

Sommaire du match de sept buts de Joe Malone. La Patrie, 2 février 1920

Joe Malone compte le premier but du match sur une échappée, puis se fait refuser un but à la fin de la première période. Il donne le ton à sa prestation magique avec les trois buts de son équipe en deuxième période. Les Bulldogs mènent alors 6-4. Le Saint-Patrick, qui a le luxe d’avoir un gardien auxiliaire, remplace Mitchell par Lockhart en troisième période. Après avoir vu Toronto ramener le pointage 7-6, Joe Malone complète son irrésistible poussée. Il compte 3 autres buts dans les 10 dernières minutes du match, le dernier avec 45 secondes à faire. Son équipe remporte la partie 10-6. Malone enregistre sept buts importants dans une cause gagnante par des conditions climatiques épouvantables. On raconte en effet que Corbett Denneny de Toronto a subi une grave engelure à une main. L’Événement décrit l’exploit du fantôme.

 « Joe Malone a joué une de ses parties d’autrefois et a à lui seul compté sept points dans la soirée. Joe était en verve et chaque fois qu’il a eu la chance de trouver un point faible dans la muraille torontoise, il lançait avec une rapidité étonnante [...] ».

Le record est toutefois peu souligné par le Chronicle qui se contente d’annoncer une « performance individuelle inégalée cette saison ». En fait, il s’agit d’un nouveau record de la LNH dont la récente histoire ne compte que 80 matchs en saison régulière. Depuis, plus de 50 000 matchs ont eu lieu sans qu’un autre joueur ne répète l’exploit du 31 janvier 1920.

Le dernier joueur a être passé à un but d’égaler ce record est Darryl Sittler avec les Leafs,  le 7 février 1976.  À voir la liste de tous les joueurs qui ont compté au moins 5 buts dans la LNH.

Joyeux Noël !


Bulldogs carte de noel

À l’aube de la meilleure saison de l’histoire des Bulldogs de Québec, l’organisation, les joueurs et "son parrain" vous souhaite de joyeuses fêtes ! Cliquez ici pour une carte bien spéciale, gracieuseté de la Commission des Champs de Bataille Nationaux !

Les Bulldogs racontés à Gilles Parent


Beaucoup de plaisir à jaser avec Gilles, un autre gars de Loretteville, que je connais comme vous, grâce à sa longue carrière !

En entrevue au FM93, le 13 novembre. Dans la photo: moi, Nico, Dan Pou et Gilles. De toute les entrevues accordées, c’est celle que j’appréhendais le plus. Je ne voulais pas le décevoir ! Gilles, c’est ma vie d’auditeur de radio, depuis le Zoo, la Jungle, son passage à CHOI et aujourd’hui. L’entrevue qu’il accorde à Robert Lepage il y a + ou – 5 ans, d’une durée d’une heure sans pause m’avait agréablement marqué.

Première réunion en français de la Société internationale de recherche sur le hockey (SIRH)


Voici une première et tout le monde est invité !

Montréal, le 15 novembre 2012 – La Société internationale de recherche sur le hockey (SIRH) est heureuse d’annoncer la tenue de sa première rencontre locale au Québec, le samedi 24 novembre prochain à Montréal. De telles rencontres ont lieu depuis plusieurs années à Toronto, avec beaucoup de succès. La Société comptant désormais plus de 50 membres au Québec, elle estime que le temps est venu d’organiser cette première rencontre locale et c’est à Montréal, où elle compte le plus de membres, qu’elle aura lieu. Venez nombreux et invitez vos amis qui s’intéressent à l’histoire du hockey! Le succès de cette rencontre assurera la tenue d’événements semblables à l’avenir.

Note to English-speaking SIHR members: This e-mail is an invitation to participate in a local gathering of SIHR members in Montreal, like it has been done in Toronto for several years. There will be guest speakers Léo Bourgault and Marc Durand, as well as the presentation of at least three research papers. All SIHR members and guests are encouraged to attend; however, please note that the presentations will be in French.

Pour cette première rencontre, la Société a invité l’un de ses plus prestigieux membres, Léo Bourgault, à présenter ses diverses réalisations dans le monde du hockey. Fils du défenseur du même nom qui a évolué dans la LNH de 1926 à 1935, Léo Bourgault s’est particulièrement illustré dans la Ligue Dépression, où il a récolté 251 buts et 388 passes en 20 saisons. Il a également joué pour le Rouge et Or de l’Université Laval et dans plusieurs pays européens. Mais surtout, il est à l’origine du concept des patinoires intérieures de style «club», mieux connues sous le nom de «Complexe les 4 glaces».

La Société a également invité un autre de ses membres, Marc Durand, à présenter son tout nouveau livre intitulé «La Coupe à Québec – Les Bulldogs et la naissance du hockey». Journaliste télé affecté à la couverture sportive depuis plus de 20 ans, Marc Durand est passionné de hockey depuis sa plus tendre enfance. Cette insatiable soif d’en savoir plus l’a amené plus tard à effectuer des recherches sur l’histoire du hockey à Québec et «La Coupe à Québec» est son premier ouvrage. Des exemplaires du livre seront disponibles auprès de l’auteur à la fin de la rencontre, au coût de 30$.

En plus de ces invités, des membres de la Société profiteront de l’occasion pour présenter certains de leurs travaux de recherche sur le hockey. C’est le cas de Jean-Patrice Martel, qui offrira une présentation intitulée «Le premier championnat mondial de hockey sur glace en sol canadien: Montréal – Winnipeg, 1970». Pour sa part, Mathieu Boivin-Chouinard nous proposera une présentation qui a pour titre «Le hockey comme instrument de la guerre froide: la perspective soviétique». Par ailleurs, à l’occasion du 40e anniversaire de la création de l’Association mondiale de hockey (AMH), Benoît Clairoux présentera son travail de recherche intitulé «AMH vs LNH: les rencontres pré-saison de 1974, 1976, 1977 et 1978». Du temps reste disponible pour d’autres présentations de recherche. Les membres intéressés doivent contacter Benoît Clairoux à l’adresse benoit.clairoux@videotron.ca pour réserver leur plage horaire.

C’est donc un rendez-vous le samedi 24 novembre 2012, à compter de 15h, à la salle 202 – Monet-Chartrand du Centre Saint-Pierre (1212, rue Panet, Montréal, à quelques pas de la station de métro Beaudry). La salle sera disponible à compter de 14h pour les membres qui souhaitent discuter avant le début de la rencontre. Une contribution de 5$ sera demandée aux personnes présentes afin d’amortir le prix de location de la salle. Les participants qui le désirent pourront aller souper en groupe à la conclusion de la rencontre, vers 17h30. Il n’est pas obligatoire de s’inscrire à l’avance, mais vous êtes invités à laisser un court message si vous comptez être des nôtres; pour ce faire ou pour tout autre renseignement, veuillez contacter Benoît Clairoux à l’adresse ci-dessus ou au 514 678-2873.

La Coupe à Québec au Salon du livre de Montréal vendredi.


Je m’en vais chez l’ennemi ? Pas vraiment. Même que le Club Canadien et le Club Québec étaient plutôt en bon terme. C’est vrai que Newsy Lalonde et Joe Hall ne s’aimaient pas, alors disons que la rivalité était sur la glace, pas des les journaux. M’en vais juste leur prouver que Québec a gagné avant le Canadien :)

Donc vendredi le 16, je serai au Salon du livre de Montréal de 16h à 17h et de 18h à 20h dans le kiosque d’Ulysse, emplacement 453.

Je vous invite à feuilleter quelques pages du livre ici.

Mise en jeu protocolaire avec plusieurs personnalités. Joe Malone fils porte le chandail de l’édition 1913. Je suis derrière Jacques Demers avec celui de 1912. Photo Les Remparts/Jonathan Roy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joe Malone fils à Québec


Le Soleil, présent à Québec comme il y a 100 ans a consacré beaucoup de place à Joe Malone, le fils cette fois, dans le cadre de sa participation au lancement du livre "La Coupe à Québec: les Bulldogs et la naissance du hockey".  Je vous invite à lire ces articles.

Article sur la Place Joe-Malone.

Opinion de Joe Malone fils sur le livre.

«C’est un bien beau livre et je suis heureux que quelqu’un ait pensé raconter l’histoire des Bulldogs. Ça a commencé l’an passé avec le 100e anniversaire de la Coupe Stanley à Québec. C’est agréable de voir qu’on recommence à s’intéresser à cette partie de l’histoire du hockey.» Tel sont les mots de Joe Malone fils au confrère Ian Bussières du Soleil, livre en main, accompagné de plusieurs membres de sa famille dont son épouse Rita et son fils Brian, au fond. Photo: Le Soleil/Patrice Laroche.

 

 

Article sur "La Coupe à Québec" dans Les Grands Hebdos


Une belle rencontre avec Denis Fortin, un grand journaliste, beaucoup plus grand que moi !

Joe Malone et moi, avant les cérémonies d’avant-match des Remparts de Québec.

NB: Denis écrit que les joueurs pouvaient gagner plus de 5000$ en 1910. Jje parle trop vite ou je me suis emporté, c’est surement de ma faute. En fait, un seul joueur a fait ce salaire cette année là en hockey professionnel, Fred Taylor des "Millionnaires" de Renfrew et c’est pas pour rien qu’ils ont hérité de ce surnom. Ils ont offert plus de 22 000 $ en salaire cette saison là à leur sept joueurs, devenant la première véritable équipe de hockey à tenter de s’acheter la Coupe Stanley, sans succès.

Selon mes recherches, aucun joueur de Québec n’a fait plus de 2000 $ en une saison. Vous lirez par contre qu’on a offert 3000$ à Didier Pitre en 1912, mais c’était dans une combine avec le Canadien qui n’a pas obtenu l’accord de l’ANH.

Pour lire l’article, passez par ici !

Quelques photos du lancement du livre "La Coupe à Québec" au Colisée Pepsi.


Quelle journée ! Lancement du livre, signatures, présence au centre de la patinoire en compagnie des Anciens Combattants, des dignitaires et par dessus tout, Joe Malone jr ! Un gros merci aux Remparts pour l’accueil. J’aurai d’autres photos et plus de détails bientôt. Merci à mon père pour celles-ci !

J’accompagne Joe Malone fils au centre de la glace du Colisée. Il porte le chandail de 1913 alors que je suis aux couleurs de celui de 1912. Le fils du fantôme y était pour la première fois depuis 1991, alors présent pour hisser la bannière de son père et du club Québec. Enfin, le grand Joe Malone y a été présenté le 30 mars 1952 pour souligner son intronisation au Temple de la renommée du hockey. 60 ans séparent ces événements.

Séance d’autographe en compagnie de Joe Malone fils. Merci aux nombreux acheteurs !

En compagnie du Sénateur Jacques Demers, pas un de ses joueurs que les Bulldogs aimaient détester ;)

 

 

 

 

 

 

Critique de Didier Fessou du Soleil.


Voilà, le jour J du livre "La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey" commence chez moi par la livraison du quotidien Le Soleil et sa critique de mon livre. J’avoue avoir eu un peu la trouille, car Dider Fessou a la réputation d’être très franc et direct dans ses commentaires, ce qui est une qualité, évidemment ! On me dit un peu comme ça dans mon travail de journaliste sportif pour Radio-Canada, j’allais pas lui reprocher ! Je suis donc doublement heureux de prendre mon café avec un sourire au visage. Merci Didier, ça été une plaisir de vous recevoir. J’aurais dû me raser, dira ma mère. Lire la critique du quotidien Le Soleil ici.

AGENDA AUJOURD’HUI: Rencontre avec les Malone, mise en jeu protocolaire au Colisée pour le match des Remparts (15h00) et première dédicace du livre en la compagnie du fils du grand Joe. Le livre y sera en vente à prix d’ami (30$, tx incluse).

Marc Durand, photo Le Soleil, Patrice Laroche

 

Primeur: Joe Malone junior au Colisée Pepsi le 11 novembre !


J’ai le plaisir de confirmer la présence du fils de Joe Malone au Colisée Pepsi, dimanche le 11 novembre prochain, lors des cérémonies d’avant-match des Remparts de Québec, à 15h00. 

Joe Malone et son nouveau chandail, sur la glace du Colisée Pepsi le 11 novembre prochain.

L’homme de 88 ans et son épouse Rita ont accepté à notre grand bonheur d’être présents pour souligner la sortie du livre "La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey". En plus de la mise en jeu protocolaire, il apposera avec joie son nom sur les premières copies du livre lors des entractes du match. Pour l’occasion, le document de 160 pages sur papier glacé  sera offert à un prix spécial de 30$, taxe incluse.

Ancien combattant affecté à Bagotville en 1944, il sera aussi accompagné de plusieurs invités en ce Jour du Souvenir.

Dimanche, 15h00, j’aimerais vous savoir avec nous pour cette belle première !

Pour vous procurer des billets pour le match, c’est par ici !

 

 

 

Encore 6 jours avant le lancement: le Club Québec champion du monde.


Photomontage du photographe Beaudry à partir des photos prises pour une série de cartes postales. Il est intéressant de voir les images de Joe Savard, Dave Beland etc (les 5 d’en bas) qui n’ont finalement vu le jour que dans les journaux. Le sous-titre "champion du monde" illustre bien l’effervescence du moment. Ce n’était pas faux.

Les images oubliées: carte postale de Jack McDonald


Dans une semaine, le livre "La coupe à Québec" sera enfin disponible. Voici un autre item qui n’a pu survivre au montage final. Robert McDonald, descendant du joueur Jack McDonald a une collection impressionnante de cartes postales que l’ailier étoile natif de Québec faisait parvenir à son frère Emmett ou à sa mère. Merci d’avoir partager ça avec nous. Un texte complet suivra sous peu.

Carte postale de Jack McDonald, le 26 janvier 1914 à son jeune frère Emmett. Jack joue pour les Ontarios de Toronto. « Que penses-tu de notre victoire sur Québec ? (4-1 le 24 janvier). Ils ne vont pas très bien cette année. Même s’il se dit en forme, Joe Malone n’a pas joué beaucoup et ne va nul part. Je ne crois pas qu’il (le club Québec) va gagner beaucoup de matchs cette saison (…).  L’avenir lui donnera rapidement raison. (explication à lire dans le livre!) Notez en haut, la note de lui faire parvenir le journal « L’Événement Sportif », publié à Québec le dimanche. Source: Collection de Robert McDonald.

La carte postale.

Confirmé: "La Coupe à Québec" en librairie et au Colisée Pepsi, le 11 novembre !


Le grand jour ? Le jour J ? Le Jour du Souvenir, le 11 novembre prochain. Ce jour annuel pour commémorer les sacrifices de la Première Guerre mondiale et pour rappeler la signature de l’Armistice, le 11 novembre 1918.

Le hasard (enfin, un peu!) fait en sorte que mon livre "La Coupe à Québec : les  Bulldogs et la naissance du hockey" sera enfin disponible ce jour-là, en librairie partout au Québec. C’est mon grand jour aussi !

Disons que les "trois étoiles" se sont alignées. D’abord, le livre est disponible plus tôt que prévu. On aime croire que les libraires ont hâte de le présenter à leurs clients !

Belgique, 1916. Le Lieutenant Charles Gaven Power au centre, entouré du Lt. G. Grondin, Lt. René Pelletier (debout), Lt. W.E. Beaton et le Major A.T. Powell (assis). Ses quatre compagnons tomberont au combat avant le mois d’avril 1917. Extrait du livre biographique «A Party Politican : The Memoirs of Chubby Power », Collection Marc Durand.

Ensuite, entre les efforts de guerre et les Bulldogs, il y a un lien historique. Dès 1899, on dénombre jusqu’à sept membres du club en Afrique, impliqués dans la guerre des Boers. Ils seront encore plus nombreux entre 1914 et 1918, alors qu’ex-joueurs et administrateurs traversent l’Atlantique pour appuyer la Grande-Bretagne. Le Lieutenant-Colonel Albert Edward Swift, le Lieutenant Charles Gavan "Chubby" Power et le Major-Général Sir David Watson en reviendront triomphants et décorés, alors que d’autres, comme George Leonard, attaquant de l’édition gagnante de la Coupe Stanley en 1912, en meurt. Notons que les candidatures de Joe Malone et Jack McDonald ne sont pas retenues, étant tous les deux fabricants d’armes militaires chez l’armurier Ross. À la lecture du livre, vous aurez l’occasion de voir que le Quebec Hockey Club n’est pas insensible à la Grande Guerre et qu’il en a été aussi une victime collatérale.

Enfin, le hasard veut aussi que les Remparts de Québec disputent un match, dimanche le 11 novembre à 15h contre les Screaming Eagles du Cap-Breton.  Cette région, représentée il y bientôt 100 ans par les Millionnaires de Sydney (ville annexée à la municipalité régionale du Cap-Breton en 1995) a tenté de ravir la Coupe Stanley aux Bulldogs en mars 1913. Leur voyage à Québec a été infructueux.

Je vous invite sincèrement à vous procurer des billets pour cette partie. Je serai sur place et vous pourrez mettre la main sur le magnifique livre à un prix spécial de lancement. Il me fera plaisir de vous rencontrer et de vous le dédicacer.

Il y aura aussi au moins une autre très bonne raison de vous pointer au Colisée Pepsi le 11 novembre… La surprise pour très bientôt !  Achetez vos billets maintenant ici !

 

Clichés oubliés: George Vézina avec le Chicoutimi


Le Club de hockey Chicoutimi, 1908. Cette équipe qui challenge régulièrement les meilleurs clubs au Québec compte sur le gardien George Vézina (1887-1926) (à la position 4 sur une horloge). On le dit déjà exceptionnel, mais il accorde 34 buts pour trois défaites en quatre parties répertoriées contre les clubs de l’Université Laval et Québec entre 1905 et 1909. Il impressionne toutefois les gens du Canadien en 1910, assez pour le mettre sous contrat pour la saison 1910-11.

 

 

Les joueurs oubliés: Charles Constantine


Le Major général Charles Francis Constantine (1883-1953) collection Peter C. Ginn

Plusieurs livres de références en hockey ignorent qui était ce "Constantine", un prolifique "rover" n’ayant joué qu’une saison avec le Club Québec. Né à Winnipeg, Charles Francis Constantine devient Lieutenant dans l’artillerie Royale Canadienne en 1906 et est muté à Québec. Excellent athlète recruté par le Quebec Hockey Club, il termine au premier rang des compteurs du club avec 15 buts en seulement sept parties. Son passage dans la ECAHA où certains joueurs sont payés l’empêchera plus tard de jouer dans des ligues amateurs. Commandant du collège militaire de Kingston de 1925 à 1930, il en sera aussi l’entraîneur de hockey. L’aréna Constantine toujours debout a été inauguré en  1960. Il est le seul joueur du club Québec a avoir eu cette honneur.

En plus d’exceller au hockey, Charles Francis Constantine trouve une place sur le 15 de deux grands clubs de rugby anglais, le Blackheath F.C. et le Harlequin F.C. en 1911. Il est assis, premier à gauche.

Les clichés oubliés: les lignes blanches et bleues aussi en rugby !


En novembre 1892, le Club de Rugby Québec remporte le championnat intermédiaire national. Plusieurs de ses joueurs sont aussi du Quebec Hockey Club. Inspiré, le Quebec Chronicle y va de ce souhait : « Si nos joueurs s’entraînent fort dès les premières glaces, le titre du championnat en hockey sera ici avant le toit du nouvel hôtel ». Le Château Frontenac ouvre ses portes un an plus tard, le 18 décembre 1893. Source : Quebec Saturday Budget, 10 décembre 1892

Les clichés oubliés: l’arme qui ramène Joe Malone à Québec en 1918-19


L’élaboration de cette arme ramène le fabriquant d’outils Joe Malone à Québec en 1918-19. La North American Arms Co. loue les locaux de l’armurier Ross afin de produire 500 000 exemplaires de ce Colt .45 pour l’armée américaine. La guerre enfin terminée, on ordonne la fin de sa production le 11 décembre. Moins d’une centaine de ce prototype ont eu le temps d’être assemblée, ce qui en fait un des pistolets les plus recherchés sur le marché des collectionneurs. Source: Scott Gahimer, http://www.m1911info.com

 

Champion compteur de la LNH avec 44 buts en 20 parties en 1917-18, Joe Malone avise le Canadien qu’il ne jouera que les samedis et s’entraînera avec les clubs de la ligue de la Cité, ce qui en fait sans aucun doute le seul joueur à temps partiel de l’histoire du grand club. Utilisé comme joueur de relève, Joe joue 8 matchs et compte 7 buts. Cette carte O’Pee-Chee de 1993 est signée par son fils, Joe junior.

 

 

 

Les clichés oubliés: La Coupe Robinson


Encore une vingtaine de jours avant la sortie en kiosque du livre "La Coupe à Québec: les Bulldogs et la naissance du hockey".

Benoit Morin est l’unique détenteur d’une rare pièce d’anthologie du Club Québec: la Coupe Robinson, remise par un Américain de passage en 1906. Benoit m’avait contacté il y a quelques années via mon site. L’histoire de ce trophée sera abondamment raconté dans le livre. Merci encore Benoit, chanceux !

Les clichés oubliés: hockey avec "pas de bande"


24 jours d’ici la parution du livre « La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey » le 14 novembre… On poursuit notre sélection  d’images qui n’ont pas fait l’objet de la sélection finale. Imaginez le livre !

La Patrie du 9 mars 1900 illustre une séquence d’un match qui implique le club canadien-français Le Montagnard de Montréal. Les bandes existent déjà, mais pas partout et certainement pas à Québec. Imaginez ce petit "promontoire" aujourd’hui…

Les clichés oubliés: en voiture !


Encore 25 jours d’ici la parution du livre « La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey » le 14 novembre… Patience ! Pour vous aider, je vous offre des photos qui n’ont pas fait l’objet de la sélection finale. Imaginez la qualité du livre !

Pour la première fois au grand jour, cette photo du Quebec Hockey Club à une gare de train, en route avant ou après leur tournée à New-York et dans l’ouest canadien en mars et avril 1913. Cette photo de la collection privée de Joe Malone Jr. que j’ai coloré nous montre dans l’ordre (haut): Charles Frémont (adm), Dave Beland, M.J. Quinn, Joe Malone, Paddy Moran, Rusty Crawford (bas): probablement l’administrateur Leo MacWilliam et Joe Hall. Admirez les magnifiques chandails de laine aux couleurs de l’équipe. L’écusson semble afficher les mots: "Quebec Hockey Club champion N.H.A. 1913"

Les clichés oubliés: le Stade et l’Aréna.


Encore 26 jours d’ici la parution du livre « La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey » le 14 novembre… Patience ! Pour vous aider, je vous offre des photos qui n’ont pas fait l’objet de la sélection finale. Imaginez la qualité du livre !

Vue aérienne du Parc Victoria qui a bien changé depuis: Jadis une presqu’ile, avec deux piscines, etc… Ce cliché datant de 1946 nous montre très clairement l’emplacement de l’Aréna de Québec construit suite aux deux conquêtes de la coupe Stanley en 1913. Il était là, sur le rectangle tout juste à gauche du Stade municipal. Il a été victime des flammes en 1942. Cliquez deux fois sur la photo pour une meilleure résolution.

À lire maintenant: L’Aréna de Québec, son histoire.

Les clichés oubliés: Les Crescents champions !


D’ici la parution du livre "La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey" le 14 novembre, je vous offre des photos qui n’ont pas fait l’objet de la sélection finale. Imaginez la qualité du livre !

Le trophée de la catégorie intermédiaire de la Canadian Amateur Hockey League (CAHL-I). Aujourd’hui au Temple de la renommée du hockey, il montre au centre l’écusson "1901 – Won by Crescents of Quebec". Il représente le premier championnat de hockey remporté par une équipe de la Capitale.

Le trophée de la CAHL-Intermédiaire remporté par les Crescents en 1901.

Je vous invite à lire mon texte sur l’histoire des Crescents de Québec.

Les clichés oubliés: Frank Brophy


D’ici la parution du livre "La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey" le 14 novembre, je vous offre des photos qui n’ont pas fait l’objet de la sélection finale. Imaginez la qualité du livre !

Thomas Francis Constantine (Frank) Brophy (1897-1930) à l’extérieur du Quebec Skating Rink vers 1916, dans l’uniforme des Sons of Ireland, alors le meilleur club amateur au Québec. On aperçoit derrière lui le sommet de la tour de la porte St-Louis.

Né à Montréal, il connait une brillante carrière chez les amateurs. Son passage chez les pros est toutefois aussi court que douloureux avec les pauvres Athlétiques de Québec (Bulldogs) dans la LNH en 1919-20, ayant subit 18 défaites en 21 départs. Il détient toujours quelques records peu enviables, dont celui du plus de buts accordés dans un match, soit 16. Mort chez lui probablement d’un arrêt cardiaque, on le dit d’une santé fragile depuis un tir de Didier Pitre directement à sa poitrine lors d’un match contre le Canadien. À sa mort, il est président de la Eastern Canada Hockey Association dont fait partie les Castors de Québec. Il est alors propriétaire du Cambridge Book Store de la rue Buade.

Place Joe-Malone devant le nouvel amphithéatre ?


Joe Malone fils, portant son tout nouveau chandail de l’édition 1912-13 du Quebec Hockey Club, gracieuseté de sa fille Joanne Creaghan. Il a été confectionné par Murielle Tremblay de Cap-Rouge.

Valérie Gaudreau du quotidien Le Soleil de Québec raconte ceci ce matin:

La place publique devant le futur amphithéâtre pourrait bien porter le nom de Joe Malone. La Ville explore en effet la possibilité de rendre ainsi honneur au joueur vedette des anciens Bulldogs de Québec, gagnants de la Coupe Stanley en 1912 et en 1913. "La place Joe-Malone, ce n’est pas impossible. Sincèrement, ça fait partie de notre réflexion", a indiqué Régis Labeaume hier. Le maire répondait à la question d’un citoyen, Patrice Drapeau, qui a demandé au conseil municipal si la création d’une place publique devant amphithéâtre pourrait être l’occasion de souligner ces victoires d’il y a un peu plus d’un siècle.

Marc-André Gagnon du Journal de Québec ajoute:

La place publique aperçue lors de la présentation visuelle de l’amphithéâtre, la semaine dernière, pourrait être nommée en l’honneur du joueur-vedette de l’époque des Bulldogs de Québec, Joe Malone. «Ça fait sincèrement partie de nos réflexions, a dit le maire Labeaume. [...] C’est à peu près le seul qui nous a amené la coupe Stanley à Québec.»

Déjà, en février dernier, le Maire avait évoqué la présence d’une statue du grand numéro 4 du Québec Hockey Club à cet endroit. Un autre groupe composé de descendants de Patrick "Paddy" Moran a aussi fait des représentations pour souligner la carrière du grand gardien, devants les filets de Québec de 1901 à 1917 (sauf 1909-10), aussi membre du Temple de la renommée du hockey.

J’aime beaucoup.

L’Aréna qui n’a pas été construit.


L’Aréna "Royal Roussillon" aurait 100 ans… (collection Joe Malone jr.)

Le Club de hockey Québec est de plus en plus à l’étroit en 1912.  Il est fréquent de lire des articles mentionnant l’érection éventuelle d’un Aréna pour remplacer le vétuste Skating Rink des Plaines d’Abraham, mais peu d’entre eux allaient jusqu’à publier un plan !  Je vous offre une traduction de ce texte,  dont la date précise de publication et la source demeurent indéterminées.

Le nouvel Aréna qui sera bientôt érigé à Québec deviendra un atout majeur aux activités sportives de cette ville. Situé convenablement près de la Grande Allée au bout de l’Avenue Royal Roussillon, ce bâtiment longera la rue sur 286 pieds par 162 pieds de large et sera doté d’une surface glacée de 84’ par 200’. Il accueillera environ 4000 spectateurs, ce qui est approximativement la capacité de l’Aréna de Montréal.

L’extérieur est de brique rouge et orné de pierre pâle. Son design est sobre, digne et adapté aux caractéristiques d’un tel bâtiment. Il y aura deux entrées sur la rue Royal Roussillon près des extrémités du bâtiment qui donneront accès à des halls, puis aux loges et aux galeries supérieures. Ces entrées séparées seront prévues pour les détenteurs de billets de saison d’un côté et les acheteurs de billets de match de l’autre, ce qui empêchera la confusion et les délais. Deux autres entrées seront situées de l’autre côté, sur la rue des Anges.

Une promenade de 8 pieds de large fait le tour de la patinoire et donne accès aux 22 loges situées du même côté. Les vestiaires des clubs, des locaux pour les femmes, etc  sont confinés sous les gradins. Le public pourra les utiliser pour les séances de patinage en soirée.

Le toit est supporté par des structures métalliques qui font la largeur de la patinoire.  De larges fenêtres au niveau supérieur permettent d’éclairer efficacement la glace en journée, alors que des lumières électriques seront disposées sous les structures métalliques afin de procurer un éclairage efficace en soirée.

Tous les sièges procurent une vue complète de la patinoire. Ces détails vont faire de ce bâtiment l’un des meilleurs du genre au Canada. Il sera conçu pour être utilisé au printemps et à l’automne pour des expositions de chevaux, des bazars, concerts et autres événements similaires, tout comme pour le hockey et le patinage.

Messieurs Ross et MacFarlane de Montréal  sont les architectes.

Cet édifice ne sera pas construit, mais sa description détaillée donne l’impression que le journaliste croyait vraiment à sa réalisation. L’éventuel emplacement me laisse encore perplexe car la "rue Des Anges", nommé "MC William" en 1913, n’est qu’une petite ruelle et la rue Royal-Roussillon ne semble pas exister encore, sinon à Limoilou (et loin de Grande-Allée), appelée de cette façon qu’en 1917.

Intéressant de voir la description complète des aménagements prévus, non ? Évidemment, ce n’est pas le nouveau Colisée, mais pour l’époque, la marche avec le Skating Rink était encore plus importante que celle franchie en 2012.

Les frères Dussault auront finalement le dernier mot, en avril 1913, en proposant et en érigeant l’Aréna du Parc Victoria, domicile des Bulldogs dès la saison 1913-14.

La Coupe à Québec: la Une !


Voici l’image qui sautera aux yeux de milliers de lecteurs dès la mi-novembre : cette magnifique couverture sur papier haute densité glacé d’une grande équipe de hockey, le Quebec Hockey Club, posant fièrement dans le studio de Marc-Alfred Montminy de la rue Couillard en mars 1913 après une deuxième conquête de la Coupe Stanley.  La pièce de résistance de ce montage réalisé par André Durocher est une idée de Frédéric Smith de la Commission de la Capitale Nationale et de l’éditeur Sylvain Harvey qui ont demandé à Gianni Caccia de colorer pour la première fois cette photo légendaire. Le travail de précision est, convenons-le, remarquable. En plus de la Coupe Stanley et la Coupe O’Brien (trophée du championnat de le saison en NHA), il est plus facile de distinguer les joueurs et leur équipement, dont l’usure des jambières du gardien Paddy Moran, les culottes, les patins et les bas, étonnamment différents d’un joueur à l’autre, dotés à quelques occasions de rudimentaires protèges-genoux.  On remarque aussi le deuxième chandail de la saison 1912-13, celui porté par le joueur substitut Walter Rooney (debout au centre).

Sous le titre "La Coupe à Québec : Les Bulldogs et la naissance du hockey" on aperçoit quelques joueurs de la première génération du Club Québec à l’intérieur du Quebec Skating Rink posant pour le Daily Telegraph en janvier 1894, à quelques jours du Carnaval de Québec et du grand match qui les oppose au premier gagnant de la Coupe Stanley, le Montreal AAA, partie qu’ils ont d’ailleurs gagné 3-2.

Le livre explique en détails l’histoire derrière ces deux photos…. et tellement TELLEMENT PLUS ! Plus de 160 pages, 150 photos couleurs (lorsque possible) il sera en kiosque bientôt au coût de 29,95 $. N’hésitez pas à le demander à votre libraire préféré, question de l’inciter à mettre cette magnifique photo en vedette !

"La Coupe à Québec" en librairie en novembre.


Je peux enfin vous l’annoncer : le livre qui prend le titre de "La Coupe à Québec: L’histoire des Bulldogs et la naissance du hockey" sera bientôt en impression et sera disponible dès le mois de novembre. Les coéditeurs, la Commission de la capitale nationale du Québec et les Éditions Sylvain Harvey m’ont montré les maquettes cette semaine et je suis emballé ! Plus de 160 pages couleurs, abondamment illustrées à l’aide de 150 photos, dont plusieurs directement d’archives personnelles de familles liées à l’histoire du club.  Je n’en dis pas plus pour l’instant ;)   La suite cette semaine !

Exemple de quelques pages du livre et portion du document de présentation aux libraires.

Mais où sont les originaux de Livernois, Beaudry et Montminy ?


Je suis tombé par hasard sur cette photo dans le Montreal Standard de 1908. Une image d’une équipe de hockey du Quebec High School. Elle est pauvre en qualité, mais riche en information. On y aperçoit Percy Lesueur, futur gardien étoile des Sénateurs d’Ottawa et membre du Temple de la renommée ainsi que d’éventuels joueurs du Club Québec: le défenseur étoile Art Leader qui porte les jambières et Bryan Hall. George  Gale est le frère aîné d’Alfred qui joué pour Québec et Westmount chez les seniors. Enfin, Thomas Benson a joué pour le Quebec II, filiale du club senior dans la ligue intermédiaire et a joué trois matchs avec les Victorias de Montréal de la CAHL.

Mes recherches m’amène beaucoup de trésors comme ça. Mais où sont donc passé les négatifs des photographes Beaudry, Livernois ou Montminy ? Vraiment Dommage. Faites moi signe si vous les voyez…

1908 Harbour Grace Standard photo de 97-98 Quebec High School

On a retrouvé la plaque de Joe Malone !


Enfin! Après plusieurs années de recherche, Expo-Cité, gestionnaire du Colisée de Québec et du Pavillon de la jeunesse m’ont confirmé cette semaine avoir retrouvé la plaque de bronze soulignant l’intronisation au temple de la renommée de Joe Malone. Dévoilé par la Ville de Québec le 30 mars 1952 en sa présence, cette plaque de 30" x 24" environ a pris place au Colisée avant d’être déménagée au Pavillon de la jeunesse vers 1980 au moment de l’agrandissement du Colisée pour l’entrée des Nordiques de la LNH. Placé à l’extérieur de l’édifice, on l’avait retiré vers 2005 à la rénovation de ce dernier. On ne l’avait pas replacé à sa réouverture en 2007, ayant perdu sa trace ! Entreposée, on l’avait simplement égaré avant d’en faire la merveilleuse découverte la semaine dernière. La ville de Québec est venu l’inspectée cette semaine. On lui promet un nettoyage en règle et compte tenu de son excellent degré de conservation, elle devrait de nouveau prendre place sur le mur extérieur de l’entrée principale du Pavillon de la jeunesse. J’ai l’honneur de la présenter ce soir, 18h30, au TéléJournal Québec.

La plaque dans les mains de Joe Malone, le 30 mars 1952. (extrait de mon reportage, à voir dans la section VIDEO).

La plaque dans les mains de Joe Malone, le 30 mars 1952 (extrait de mon reportage, à voir dans la section VIDEO).

Merci à Sylvie Maltais, Wendy Whittom et toute l’équipe d’Expo-Cité pour leur immense collaboration. Enfin, une pièce de collection unique qui a ému ce grand joueur de hockey, fier de ses origines, disponible pour nos yeux.

13 Mars 1912 : le club Québec défend avec succès la Coupe Stanley.


C’est aujourd’hui, il y a 100 ans, que le club Québec défend avec succès la Coupe Stanley. Opposé aux Victorias de Moncton, il avait triomphé 9-3 lors du premier match, le 11 mars.

Le Canada, 14 mars 1912. Pour lire plus facilement, cliquez sur l'article.

Pour le deuxième match disputé le 13 mars, Moncton est accueilli sur la glace par une marche funèbre, extrait de l’oratorio Saül de Handel, un choix douteux souligné par le Chronicle. N’empêche, l’orchestre connaît son hockey… Oatman et Malone sont grippés et seul ce dernier prend part au match. Malone compte le seul but d’une première période chaudement disputée. Mais le vent tourne en deuxième et Malone quitte la patinoire satisfait, son club en avance 5-0. Le jeune George Leonard jouera la fin de la période avant d’être relevé à son tour en 3e par Walter Rooney. Le futur dentiste de Québec compte le 8e et ultime but du match, son seul chez les professionnels. Une victoire « 100% Québec » car en plus de Rooney, Les québécois Joe Malone et Jack McDonald ont respectivement compté deux et cinq buts. « Mac » a compté neuf buts en deux rencontres. Enfin, le gardien Patrick « Paddy » Moran vétéran de huit  hivers avec l’équipe obtient le premier jeu blanc de l’ère professionnelle de la Coupe Stanley.

Contrairement à la tradition moderne, la coupe argentée n’est pas présentée aux joueurs à la fin de la rencontre, toujours bien en vue dans la vitrine décorée du grand magasin Holt Renfrew. Étonnamment, c’est un groupe de supporteurs qui, en début de 3e période, offrent aux joueurs de jolis médaillons et pinces à cravates en guise de récompenses.

Le tournoi après la Coupe Stanley


1912 : un championnat du monde avec ça ?

Depuis plus de 10 ans, les New-Yorkais raffolent du hockey pratiqué par les meilleurs joueurs canadiens. À chaque printemps, ils invitent une ou des équipes pour une série de matchs démonstrations. La seule visite du club Québec remonte en 1904, pour deux matchs contre des clubs amateurs new-yorkais.   Après avoir été écartée de la tournée américaine en 1911, le Club Québec devient soudainement l’incontournable invité de la série de matchs en sol américain contre les autres équipes de la National Hockey Association. Accompagnés par les substitut Joe Savard et Walter Rooney, les joueurs quittent Québec le vendredi 15 mars 1912, deux jours après la grande victoire contre Moncton et une réception bien arrosée au Quebec Snowshoe Club…

 Le tournoi se déroule à Boston et New York et est doté d’une bourse totale de 7 700 $.

Photo studio de membres du Club Québec à New-York, le 17 mars 1914. On reconnait Joe Malone à droite et Jack Marks assis devant. Les deux autres joueurs sont peut-être des clubs Wanderers ou Vancouver. Une idée ? (source: Joe Malone jr.)

Les Québécois sont au Boston Arena le 18 mars pour y affronter les Sénateurs pour une première de deux rencontres. À noter qu’une belle surprise attend l’équipe, l’un des arbitres du match est Eddie Hogan, l’ancien joueur étoile étoile de Québec qui habite maintenant Montréal. Ce match se joue à 7 contre 7, comme Ottawa le désire tant.  Les Sénateurs ne sont pourtant pas de calibre et se font piétiner 9-2. Joe Malone compte 3 buts malgré une amygdalite. Le "Sénateur" Lesueur a déjà vécu de meilleurs jours et accorde 6 buts en première période et reçoit une rondelle en plein visage en 3e qui le force à quitter la rencontre, relevé par un défenseur. Une très rarissime  statistique, gracieuseté du Boston Evening Transcript: le nombre d’arrêts des gardiens. Lesueur en aurait réalisé 19 et son remplaçant Shore trois pour un total de 31 lancers par Québec.  Moran n’aurait reçu que 13 tirs dans tout le match. La performance d’Ottawa déçoit tellement le promoteur de Boston qu’il refuse de tenir un autre match les impliquant. Dans l’impossibilité de s’entendre, le président de la NHA, Emmett Quinn transfert le second match au St-Nicholas Rink de New York. La querelle fait passer la bourse totale du tournoi à 4 950 $.

St. Nicholas Rink, New York (source: Liffiton.net)

À 6 contre 6 cette fois, Ottawa l’emporte 5-3 le 20 mars mais perd la série au total des buts. Québec affronte donc les Wanderers en finale, tombeur des Canadiens. Le « Blue and White » remporte le premier match 5-4 grâce au but gagnant de Joe Hall, après qu’il ait été coupé à la lèvre par une rondelle avec 4 minutes à faire et insisté pour recevoir des points de suture. Le lendemain, dans un troisième match en quatre soirs, Malone marque 4 fois et aide son équipe à l’emporter 8-4. Québec enlève « le championnat du monde » 13-8 au total des buts. Le club reçoit 1475 $, ce qui couvre à peine les dépenses reliées au voyage. N’empêche, Le Soleil coiffe sa "une" de ce titre : « Le Club de Hockey Québec champion du monde ».

De retour en ville le lundi 25 mars, les joueurs se disent « à bientôt » et offrent à leur gérant MJ Quinn un étui métallique à cigarettes gravé.

Les trois « M » de Québec. Malone, MacDonald et Moran repartent le lendemain en direction de Vancouver où ils iront représenter la NHA dans une série de rencontres les opposants aux Étoiles de la Pacific Coast Hockey Association. Hall les accompagnent mais arrête son périple chez lui, à Brandon. Il dit au revoir à ses amis avec la promesse de revenir, accompagné de sa femme et de son fils.

Oatman est honoré de belle façon par ses hôtes de l’hiver, la famille Huxley du 13 St-Amable. Un orchestre militaire, des cadeaux et une tablée de 40 de ses amis font de cette soirée un évènement inoubliable. Il ira rejoindre ses proches à Milwaukee, tout comme le font ses coéquipiers Prodger et Marks en Ontario, mais ils tiendront parole et reviendront passer l’été à l’emploi de l’Armurier Ross.

Quand aux dirigeants du club champion, ils sont déjà à régler un dossier capital : un aréna digne de se nom, conçu pour le hockey. Le Chronicle avance que « trois ou quatre promoteurs avec autant de lieu » sont sur les rangs mais les supplie de concrétiser leurs plans car « les champions du monde méritent une grande patinoire avec les commodités modernes ». Le Sénateur Choquette et son groupe sont à l’hôtel Victoria le 3 avril et souhaitent un dénouement heureux d’ici trois semaines, à temps pour la prochaine saison.

Le 15 avril 1912, la rumeur d’un nouvel aréna sur les terrains du Quebec Amateur Athletic Association sur Grande-Allée au cout de 150 000 $ se fait surclasser par une autre nouvelle qui fait la une partout dans le monde : le Titanic a coulé.