Rencontre avec Donald Guay


enfin, j'ai pu remettre mon livre à Donald Guay, le plus grand historien en sports au Québec.

enfin, j’ai pu remettre mon livre à Donald Guay, le plus grand historien en sports au Québec.

Enfin… Oui, j’ai attendu trop longtemps. Intimidé peut-être. Et pourtant… C’est son ami Roger Boileau, de la Faculté des sciences de l’éducation du Département d’éducation physique de l’Université Laval qui m’a permis ce moment privilégié. Victime d’un AVC il y a plusieurs années, Monsieur Donald Guay ne sort pratiquement plus de chez lui. Né en 1934, il a beaucoup, beaucoup donné pour la connaissance de l’histoire du sport au Québec et la compréhension de l’activité physique , ne serait-ce que par sa définition exacte du mot sport, très longtemps sans réponse satisfaisante et aujourd’hui, reprise partout dans le monde.

Sport : Activité physique et amusante pratiqué selon un enjeu et des règles écrites sous un esprit particulier, l’esprit sportif, font d’équité, de loyauté et de désir de vaincre. »

C’est donc "de sa faute" si j’interpelle souvent mes amis lors d’une discussion du genre, "faire du jogging, de l’escalade ou du tapis roulant, c’est pas du sport… "

Historien et auteur de réputation internationale, il m’avait offert mon premier coup de cœur pour l’histoire du hockey avec son livre L’histoire du hockey: origine et développement d’un phénomène culturel. Il m’avait inspiré un reportage en 2003 pour Radio-Canada, c’était alors ma première et seule rencontre avec lui.

Il avait lu mon livre mais ne l’avait pas. C’est chose faite. Malgré son handicap et la mort récente de sa femme, l’homme de Lévis était en grande forme et surtout, la tête remplie de projets d’écriture, dont un livre sur l’histoire des régates. Bien appuyé par ses enfants qui s’occupent de le garder heureux, il demeure, toujours aujourd’hui, l’encyclopédie vivante de l’histoire du sport au Québec.

Je raconterai plus en détails cette rencontre un de ces jours. Merci Monsieur Guay. (une trop courte biographie de Donald Guay ici).

 

Bon 90e anniversaire de naissance Joe Gerard Cletus Malone !


Télégramme de bonne fête que je lui ai fait parvenir aujourd'hui.

Télégramme de bonne fête que je lui ai fait parvenir aujourd’hui.

Le fils du grand Joe Malone a 90 ans aujourd’hui. Il est né le 31 octobre 1923 à Montréal. Quelques semaines plus tard, son illustre père disputait son dernier match dans la LNH. Dernier survivant des 3 enfants de Joe Malone et Mathilda Power (aussi de Québec), il est toujours entouré de sa charmante épouse Rita et d’une magnifique famille de 5 enfants et plusieurs petits-enfants. Vous retrouverez dans ce site plusieurs articles le concernant (faites ne recherche avec Joe Malone fils ou jr) et tout autant de souvenirs qu’il a bien voulu partager avec moi pour quebecbulldogs.com et mon livre. Parmi ceux-ci, des télégrammes que son père recevait, plusieurs l’enjoignant de quitter Québec pour jouer ailleurs pour plus d’argent, ce qu’il a refusé de faire tant et aussi longtemps que le club Québec a existé. J’ai choisi de lui envoyer, à mon tour, un message "comme dans le temps".  Être né le 31 octobre, rien de plus normal pour le fils du fantôme…

Télégramme de bonne chance d’Art Ross des Wanderers destiné à Joe Malone (Source : Collections Joe Malone jr.)

Télégramme de bonne chance d’Art Ross des Wanderers destiné à Joe Malone (Source : Collections Joe Malone jr.)

Baptistère de Joe Malone junior. (en bas dans la page de gauche). Remarquez le métier de son père, appelé ''Mechanic'', soit fabricant d'outils et de pièces, son principal métier.

Certificat de naissance de Joe Malone junior. (en bas dans la page de gauche, cliquez pour un agrandissement). Remarquez le métier de son père: "mechanic", soit fabricant d’outils et de pièces, son principal métier.

«C'est un bien beau livre et je suis heureux que quelqu'un ait pensé raconter l'histoire des Bulldogs. Ça a commencé l'an passé avec le 100e anniversaire de la Coupe Stanley à Québec. C'est agréable de voir qu'on recommence à s'intéresser à cette partie de l'histoire du hockey.» Tel sont les mots de Joe Malone fils au confrère Ian Bussières du Soleil, livre en main, accompagné de plusieurs membre de sa famille dont son épouse Rita et son fils Brian, au fond.  Photo: Le Soleil/Patrice Laroche.

«C’est un bien beau livre et je suis heureux que quelqu’un ait pensé raconter l’histoire des Bulldogs. Ça a commencé l’an passé avec le 100e anniversaire de la Coupe Stanley à Québec. C’est agréable de voir qu’on recommence à s’intéresser à cette partie de l’histoire du hockey.» Tel sont les mots de Joe Malone fils au confrère Ian Bussières du Soleil, livre en main, accompagné de plusieurs membre de sa famille dont son épouse Rita et son fils Brian, au fond. Photo: Le Soleil/Patrice Laroche.

En lieu sûr… un stade pour la capitale.


En lieu sûr, avec Eddie Lantigua et Michel Laplante, deux des bâtisseurs du stade revampé.

En lieu sûr, avec Eddie Lantigua et Michel Laplante, deux des bâtisseurs du stade revampé.

Le Stade municipale a 75 ans. Après le succès de mon livre "La Coupe à Québec: l’histoire des Bulldogs et la naissance du hockeyLa Commission de la Capitale Nationale remet le nez dans le monde du sport avec la sortie d’un magnifique ouvrage historique: "En lieu sûr… un stade pour la capitale" de l’auteur Daniel Papillon, un passionné de baseball et de l’histoire du sport de Québec. On lui doit déjà les recherches et iconographies qui agrémentent votre séjour dans les corridors du stade.  Aucun doute que ce livre, publié en collaboration avec la Ville de Québec sera un ajout et un atout majeur à l’histoire de ce merveilleux sport et ce tout aussi merveilleux stade de baseball. Il sera en vente au prix dérisoire de 9,95 $ au stade et aussi à l’observatoire de la Capitale.

Ce soir, 3 juillet, on célèbre avec grande pompe cet événement. J’y serai aussi pour le match des Capitales et des Aigles ! J’adore le baseball et sans aucun effort, je rasasse rapidement 10 souvenirs, en ordre chronologique:

- avec mon père qui m’amène voir les Carnavals en 1974, avec le très prometteur Larry Parrish au 3e but. Il a fait trois erreurs ce jour-là.

- moi qui plonge pour capter une balle fausse… dans les gradins.

- moi, joueur de baseball mineur, dans un tournoi avec des clôtures à neige à la fin de l’avant-champ.

- descripteur des matchs des Patriotes de Ste-Foy à CIHW FM, dans les gradins poussiéreux pour un match vs les Voiliers de Québec.

- entraîneur des Capitales de Charlesbourg (Midget AAA) dans le vestiaire, à démolir une poubelle à coup de bat de baseball après une honteuse défaite.

- journaliste à TQS, reportage sur le comité de survie du Stade. Je remarque aux pinceaux Raymond Malenfant, qui avait répondu à l’appel lancé par André Arthur.

- le retour en vie du stade avec les belles années des Diamants.

- journaliste et spectateur enjoué depuis 15 ans aux matchs des Capitales, avec en tête des personnages que je ne croisaient que là: M. Lachance (Take me out to the ballgame…), Claude Scott, Myles Wolff, Michel Laplante, Éric Gagné…

- Tim Raines, Moises Alou et Pedro Martinez il y a 2 ans pour un match de balle molle.

- et ma famille qui m’accompagne souvent, comme ce soir !

Bonne fête vieux stade !

L’histoire des Jaros de la Beauce


Logo_Jaros

Logo des Jaros de la Beauce (1975-76). Image: Wikipedia.

Une connaissance, Steve Vallìères avec qui j’ai parlé de mon projet des Bulldogs bien avant tout le monde et Daniel Laverdière nous offrent depuis peu le fruit de leurs recherches sur le portail Wikipédia: L’histoire des Jaros, une équipe de hockey professionnel aussi spectaculaire qu’éphémère.

J’en savais trop peu sur eux, sinon la présence de Joe Hardy, que j’ai côtoyé un peu comme animateur de lignes ouvertes dans les années 80 et Boom Boom Caron, de qui j’ai déjà lu un texte sur ses souvenirs avec cette équipe. Il avancait que n’eut été de leurs brillantes prestations en séries au printemps 1976, l’équipe des Beaucerons aurait joué dans le film Slapshot avec Paul Newman. Car oui, les Jaros et les Jets, rebaptisés les Chiefs pour le film, évoluait dans la même ligue, la NAHL.

Les Jaros de la Beauce étaient très bien représentés dans le domaine de la robustesse. Une ligue de goons, "pire que dans le film" dira Alain Caron, auteur de 78 buts cette année là. Prenez 10 minutes pour revivre cette aventure vraiment spéciale.

L'indien des  Bulldogs de Syracuse dans le film Slapshot. Le chandail et le logo sont directement inspirés des Jaros.

L’indien des Bulldogs de Syracuse dans le film Slapshot. Le chandail et le logo sont directement inspirés des Jaros.

Le "Pub Joe Malone" ne verra pas le jour.


La décision est tombée, s’il n’en tient qu’à son fils.

Un restaurateur de Québec désirait rendre hommage à ce grand joueur des Bulldogs en nommant son futur pub sportif, le "Joe Malone" ou quelque chose du genre.

Joe Malone, père et fils.

Joe Malone, père et fils.

Profitant d’un passage de Joe Malone fils pour la promotion de mon livre, cet homme d’affaire a invité toute la famille à entendre son projet et a gentiment demandé la permission d’utiliser le célèbre nom.

Je ne connais pas les détails de l’offre. Tout ce que j’en sais me vient de Monsieur Malone fils qui désirait mon opinion. Évidemment, je croyais que c’était une bonne idée. Malone étant natif de Sillery, un héros sportif, une légende de Québec, de souches irlandaise et française par sa mère. Une Guinness avec ça ?

Mais Joe Malone n’aurait pas voulu de cet hommage, selon son fils. "Comme vous le savez, mon père était une personne discrète et ne cherchait pas la publicité. Il a toujours préféré laisser ses réalisations sportives défendre sa réputation" m’écrivait-il récemment. C’est vrai. Toute sa vie, il a joué low-profile. Sur la glace, il était le "Fantôme" ou "Gentleman Joe". Il détient des records offensifs dans la NHA et la LNH.

L’héritage de Joe Malone n’est pas à vendre. Un exemple m’a convaincu dès ma première rencontre: Malone fils a préféré faire plastifier les découpures, les contrats, les télégrammes et les photos de son père sachant fort bien qu’ils perdaient une bonne part de leur valeur de revente. Il voulait ainsi s’assurer que ses enfants et petits-enfants puissent les chérir encore longtemps.

J’aurais bien aimé prendre une pint au "Pub Joe Malone". Je savoure toutefois avec plus de fierté sa confiance en me livrant, avec tant de délicatesse, les images et les accès pour l’écriture de ce livre.

Un gentleman, lui aussi.

Primeur: Joe Malone junior au Colisée Pepsi le 11 novembre !


J’ai le plaisir de confirmer la présence du fils de Joe Malone au Colisée Pepsi, dimanche le 11 novembre prochain, lors des cérémonies d’avant-match des Remparts de Québec, à 15h00. 

Joe Malone et son nouveau chandail, sur la glace du Colisée Pepsi le 11 novembre prochain.

L’homme de 88 ans et son épouse Rita ont accepté à notre grand bonheur d’être présents pour souligner la sortie du livre "La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey". En plus de la mise en jeu protocolaire, il apposera avec joie son nom sur les premières copies du livre lors des entractes du match. Pour l’occasion, le document de 160 pages sur papier glacé  sera offert à un prix spécial de 30$, taxe incluse.

Ancien combattant affecté à Bagotville en 1944, il sera aussi accompagné de plusieurs invités en ce Jour du Souvenir.

Dimanche, 15h00, j’aimerais vous savoir avec nous pour cette belle première !

Pour vous procurer des billets pour le match, c’est par ici !

 

 

 

La Coupe à Québec: la Une !


Voici l’image qui sautera aux yeux de milliers de lecteurs dès la mi-novembre : cette magnifique couverture sur papier haute densité glacé d’une grande équipe de hockey, le Quebec Hockey Club, posant fièrement dans le studio de Marc-Alfred Montminy de la rue Couillard en mars 1913 après une deuxième conquête de la Coupe Stanley.  La pièce de résistance de ce montage réalisé par André Durocher est une idée de Frédéric Smith de la Commission de la Capitale Nationale et de l’éditeur Sylvain Harvey qui ont demandé à Gianni Caccia de colorer pour la première fois cette photo légendaire. Le travail de précision est, convenons-le, remarquable. En plus de la Coupe Stanley et la Coupe O’Brien (trophée du championnat de le saison en NHA), il est plus facile de distinguer les joueurs et leur équipement, dont l’usure des jambières du gardien Paddy Moran, les culottes, les patins et les bas, étonnamment différents d’un joueur à l’autre, dotés à quelques occasions de rudimentaires protèges-genoux.  On remarque aussi le deuxième chandail de la saison 1912-13, celui porté par le joueur substitut Walter Rooney (debout au centre).

Sous le titre "La Coupe à Québec : Les Bulldogs et la naissance du hockey" on aperçoit quelques joueurs de la première génération du Club Québec à l’intérieur du Quebec Skating Rink posant pour le Daily Telegraph en janvier 1894, à quelques jours du Carnaval de Québec et du grand match qui les oppose au premier gagnant de la Coupe Stanley, le Montreal AAA, partie qu’ils ont d’ailleurs gagné 3-2.

Le livre explique en détails l’histoire derrière ces deux photos…. et tellement TELLEMENT PLUS ! Plus de 160 pages, 150 photos couleurs (lorsque possible) il sera en kiosque bientôt au coût de 29,95 $. N’hésitez pas à le demander à votre libraire préféré, question de l’inciter à mettre cette magnifique photo en vedette !

"La Coupe à Québec" en librairie en novembre.


Je peux enfin vous l’annoncer : le livre qui prend le titre de "La Coupe à Québec: L’histoire des Bulldogs et la naissance du hockey" sera bientôt en impression et sera disponible dès le mois de novembre. Les coéditeurs, la Commission de la capitale nationale du Québec et les Éditions Sylvain Harvey m’ont montré les maquettes cette semaine et je suis emballé ! Plus de 160 pages couleurs, abondamment illustrées à l’aide de 150 photos, dont plusieurs directement d’archives personnelles de familles liées à l’histoire du club.  Je n’en dis pas plus pour l’instant ;)  La suite cette semaine !

Exemple de quelques pages du livre et portion du document de présentation aux libraires.

Nouvel amphithéâtre et emplacement controversé : un vieux débat.


Le Quebec Skating Rink, vers 1915, près de la porte St-Louis.

Le Colisée de 2012 a ceci de commun avec le Quebec Skating Rink de 1912 : Il est désuet. Malgré les époques et leurs réalités, il est étonnant de constater certaines similitudes entre les deux dossiers et l’omniprésence des maires Drouin et Labeaume… Cet article sera du livre à paraitre l’automne 2012.

Le "Pavillon des patineurs" (Skating Rink) a été conçu en 1877 sans même avoir le hockey en tête. Son déménagement en 1891 sur Cove Fields (Plaines d’Abraham) lui permet d’y ajouter des gradins. Malgré cela, il ne peut s’y asseoir que 1400 personnes et accueillir 3500 spectateurs fort inconfortables autour d’une glace de 180′ par 70′.

Rumeurs ou projets de nouvel aréna non menés à terme, il y en a eu par dizaines dans les années 1910. Ce "nouvel Aréna" était prévu près de la Grande-Allée.

Le 12 mars 1913, deux jours après une 2e conquête de la Coupe Stanley par ses "Bulldogs", le maire Drouin reçoit de la part du Club de hockey Québec une proposition d’achat de terrain dans St-Roch pour y construire un aréna. Le Club privilégie deux emplacements : soit à l’intersection de la rue St-Roch (Gare-du-Palais) et Desfossés (Charest) ou encore coin St-Roch et St-Marguerite, tout près de la Gare C.P.R. et de l’éventuelle gare du Palais. Le Club est disposé à payer le prix demandé à l’aide d’un fond d’amortissement de 1%, à un taux d’intérêt de 4%. En retour, il promet un aréna d’une valeur de 60 000$. Cette offre est supportée par un ami du Club, l’échevin Joseph-Camillien Lockwell, « convaincu que les citoyens vont apprécier l’achat des terrains et maisons aux prix de l’évaluation municipale ».

Toutefois, une autre offre est sur le bureau du maire de Québec. Elle provient d’un groupe de Lévis dirigé par Joseph-Étienne Dussault, accompagné de ses frères Horace et Léopold et de ses beaux-frères Noël Belleau et Louis-Gédéon Gravel. Le groupe appelé « Syndicat de l’Aréna de Québec » propose un aréna situé au Parc Victoria. Cette proposition est supportée par Arthur Derome, un autre administrateur du Club Québec.

Lockwell favorise encore le projet présenté par le Club de hockey, « amené par des gens de Québec ». Aussi, il est « mieux situé pour les joueurs et spectateurs », à deux pas de la gare et de l’hôtel Victoria, la « maison du club ».

Les deux projets sont défendus le 28 mars lors d’une rencontre du comité des finances de la ville. Le maire Olivier-Napoléon Drouin se montre favorable à sa réalisation car « le hockey semble être le sport le plus populaire actuellement et il existe de tels arénas dans presque toutes les villes au pays. Comme le Club Québec est le meilleur club au Canada, il est grand temps de lui procurer un endroit et un aréna convenable ». Le maire Labeaume n’aurait pas dit mieux!

Canadien vs Québec, 3 janvier 1917

Drouin favorise le projet du Syndicat dans « son » Parc Victoria, lieu qui avait aussi été proposé par le Club de Hockey Québec en 1912 mais refusé par la Ville. Cette fois, le maire croit pouvoir obtenir l’accord des Sœurs de l’Hôpital Général de Québec qui ont cédé ce terrain à la Ville en 1896 sous certaines conditions. Les Sœurs s’objectent encore à l’érection d’un aréna, mais les conseillers de la ville recommandent tout de même d’aller de l’avant avec le projet. L’offre du groupe Dussault est aussi plus concrète : riche de la succession de leur père décédé en 1909, les Dussault déposent immédiatement un chèque de 10 000$ en garantie de réalisation pour le 1er décembre. Les plans et devis sont prêts : un bâtiment de 300′ x 225′ pour une surface de jeu standard de 200′ x 85′, structure en acier et béton, 7000 sièges et l’option d’une glace artificielle dans les cartons.

Le projet est déposé pour adoption au conseil de ville le 4 avril 1913 mais Lockwell s’y oppose, « par respect pour le Club Québec qui est toujours en tournée dans l’ouest du pays ». Dès leur retour, le gérant Mike Quinn et d’autres membres de l’organisation s’entendent rapidement avec le groupe Dussault pour une location de cinq ans, soulagés et convaincus que l’aréna sera « le plus adéquat au pays ». Il comptera finalement 5500 sièges, pour une capacité maximale de 6500 spectateurs. La ville entérine le projet le vendredi suivant. Le terrain sera loué au coût fixe de 200$ par année pour une durée de 50 ans.

Un peu moins de 9 mois plus tard, le match inaugural de l’Aréna de Québec a lieu le 29 décembre 1913 contre le Canadien. Pour l’occasion, le président de la NHA, Emmet Quinn, le maire Drouin et le Lieutenant-

Vue aérienne de l’Aréna du Parc Victoria, vers 1930 (bâtiment blanc). Il est situé dans le stationnement actuel du stade de baseball, parallèle à la ligne du 3e but. Le stade municipal sera érigé quelques années plus tard. L’Aréna sera détruit par un incendie en 1942.

gouverneur Sir François Langelier font l’honneur de leurs présences. Ce dernier « donne le signal de la joute en sonnant la cloche ». Ce ne sera pas une salle comble; entre 4500 et 5000 spectateurs assistent à la rencontre, « mais la direction de l’Aréna et le club (Québec) sont satisfaits, compte tenu que plusieurs grands magasins étaient demeurés ouverts ». C’est Jack Laviolette du Canadien qui aura l’honneur d’y inscrire le premier but. Négligé à trois contre un par les parieurs, le Canadien gâche la fête et l’emporte 4-3.

Nul doute que les championnats du Club de hockey et les prouesses de son capitaine Joe Malone ont permis cette réalisation. Québec cesse d’être la risée du pays et offre à son club et ses fidèles amateurs un premier amphithéâtre conçu pour le hockey.

Si on dit de Jean Béliveau qu’il a construit le Colisée en 1949, on peut aussi dire de Joe Malone qu’il a construit l’Aréna en 1913. Signe des temps, aucun joueur ne pourra être associé au prochain…

La dernière fois pour Vancouver: 1915.


Les Millionnaires de Vancouver 1915

Les Canucks ont raté leur chance pour la 3e fois. Mince consolation, Vancouver a déjà son nom sur le trophée grâce à une autre équipe, les Millionnaires.

Ken Mallen avec Québec, saison 1910-11

le 26 mars 1915 au Denman Arena de Vancouver, (la première glace artificielle au pays) Les Millionnaires, champions de la PCHA battent les champions de la NHA, les Sénateurs d’Ottawa par la marque de 12-3 pour remporter la série 3 de 5 en 3 rencontres. Dans cette équipe, les légendaires Frank Patrick et Cyclone Taylor, mais aussi l’excellent Frank Nighbor (le meilleur joueur de l’époque selon Joe Malone) et Ken Mallen, un ancien membre du Québec Hockey Club. Ce joueur Ontarien était membre de l’équipe de Québec en 1910-11. Il a quitté Québec pour les dollars de la nouvelle ligue de l’ouest fondée par les frères Frank et Lester  Patrick.

Vancouver, Québec (1912 et 1913) et Winnipeg (1896 et 1901-02) demeurent les seules villes à n’avoir pu répéter l’exploit dans la LNH. Vancouver a eu 40 chances, pas Québec ni Winnipeg…

6 mars 1912. On a gagné la Coupe Stanley.


Québec, fin mars 1912. L'unique photo de l'équipe gagnante avec la Coupe Stanley. Je suis toujours à la recherche d'un exemplaire de meilleur qualité.

Québec, fin mars 1912. L'unique photo de l'équipe gagnante avec la Coupe Stanley. Je suis toujours à la recherche d'un exemplaire de meilleure qualité.

Le grand décompte est commencé. Un an pour vous offrir le livre historique dont je vous parle depuis longtemps. Parce que le 6 mars 2012, ça fera 100 ans.

LE FIL D’UNE SAISON HOLLYWOODIENNE.

La saison 1911-1912 a été écrite pour un film. 4 bonnes équipes: Canadiens, Wanderers, Ottawa et Québec, la négligée du groupe. Les Bulldogs perdent d’ailleurs leurs 3 premiers matchs, dont 2 à la maison. Dans une saison de 18 parties, c’est comme si les Nordiques avaient perdu 13 matchs en ligne dans une saison de 82 parties. La presse n’est pas tendre, déjà écorchée par la fiche de 4-12 de la saison précédente alors que l’équipe venait de renaître après l’abandon de la saison 1910-11 après seulement 3 parties.

Cette fois, Québec allait renverser sa guigne. La vedette de l’équipe, Joe Malone, allait devenir le meilleur joueur de son époque.

Les Bulldogs, sans changer leur alignement, remportent 10 des 15 matchs suivants et enlèvent le championnat, dans la consternation générale, par une victoire devant Ottawa et Wanderers, deux sur les Canadiens. Ils deviennent alors détenteur de la Coupe Stanley, le 6 mars 1912.

Daily Telegraph, 7 mars 1912. Déjà champions du monde avant la série contre Moncton. Notez la surprenante photo de Paddy Moran dans l'uniforme de Haileybury, son équipe d'un seul hiver (O.P.H.L., 1911).

Daily Telegraph, 7 mars 1912. Déjà champions du monde avant la série contre Moncton. Notez la surprenante photo de Paddy Moran dans l'uniforme de Haileybury, son équipe d'un seul hiver (O.P.H.L., 1911).

Le dernier match de la saison de l’équipe allait marquer la carrière de « Phantom Joe Malone » : Le 2 mars, Québec est à Ottawa. Tard en 3e période, c’est 5-4 pour les Sénateurs. Avec 10 secondes à faire, on annonce à la foule que les Wanderers ont battue les Canadiens. Ottawa n’est donc plus qu’à 10 secondes du championnat de la saison et d’une 2e Coupe Stanley desuite. Mais avec 4 secondes à faire, Joe Malone se faufile entre les défenseurs d’Ottawa et inscrit le but égalisateur, à la décontenance de tous. Une longue période de prolongation de 23 minutes suit avant que le dur à cuire Joe Hall accepte une passe de son ami Joe Malone et compte le but le plus important de sa carrière. De l’histoire de Québec.

Les amateurs, dont plusieurs avaient suivi la rencontre par la transmission des résultats dans les halls d’hôtels de la ville sont nombreux à la Gare de Québec. 10 000 partisans acclament ses héros, selon les journalistes. Une réception est tenue à l’hôtel Victoria. La Coupe Stanley n’est pourtant pas acquise. Peu importe. La fête durera plus de 10 jours.

La Coupe Stanley, alors accordée aux champions de la N.H.A. doit être ensuite disputée selon la formule "challenge" (elle le sera d’ailleurs jusqu’en 1926). Le trophée passera la semaine dans la vitrine de la boutique Holt Renfrew, sur la rue Buade.

Les Victorias de Moncton, 1912. Tommy Smith est le 3e de la 2e rangée.

Les Victorias de Moncton, 1912. Tommy Smith est le 3e de la 2e rangée.

Les Victorias de Moncton obtiennent le droit de défier les Bulldogs en tant que champions de la ligue professionnelle des Maritimes (Ma.P.H.L.). Le quotidien Moncton Transcript affirme que Moncton fera bonne impression car "la patinoire de Québec convient à son style de jeu". Cette formation compte dans ses rangs la plupart des joueurs de l’équipe de Galt, championne de la défunte Ligue Professionnelle de l’Ontario (O.P.H.L). Leur joueur étoile Tommy Smith fera partie des Bulldogs en 1913.

Les 11 et 13 mars 1912, le Québec Skating Club sera bondé. Le hockey prend toute la place dans les journaux anglophones et francophones de Québec. Les Victorias de Moncton sont en ville pour une série de 2 matchs au total des buts. Le 11 mars, Québec suprend les champions de la ligue professionnelle des Maritimes par le pointage de 9-3.

Avec une avance de 6 buts, la domination de Québec ne fait aucun doute. Le 13 mars 1912, elle écrase Moncton par le pointage de 8-0. Le gardien Patrick « Paddy » Moran, citoyen de Québec, vétéran de 8 hivers avec l’équipe obtient le premier jeu blanc du hockey professionnel de l’histoire de la Coupe Stanley.

Une victoire symbolique pour la Ville de Québec : En plus du jeu blanc de Moran, les 8 buts ont été comptés par des joueurs natifs de Québec : Joe Malone (2), Jack MacDonald (5) et Walter Rooney, un joueur substitut.

Quelques jours plus tard, Québec remporte à New York le tournoi annuel regroupant les équipes de la NHA. Le Soleil coiffe sa "une" de ce titre : « Le Club de Hockey Québec champion du monde ».

Ses honneurs, ses exploits arrivent enfin pour la courageuse organisation de Québec. Une première en 34 longs hivers dont l’histoire est fabriquée de frustrations, d’échecs et de démêlées fort médiatisées.

Est-ce que Québec aura maintenant un nouvel aréna ? Toute la semaine, les journaux de Québec ont martelé ce message, un cri d'alarme car le vétuste Quebec Skating Rink des Plaines d'Abraham ne répondait plus aux standards des autres villes de la ligue. L'aréna sera construite au Parc Victoria pour la saison 1913-1914.

Est-ce que Québec aura maintenant un nouvel aréna ? Toute la semaine, les journaux de Québec ont martelé ce message, un cri d'alarme car le vétuste Québec Skating Rink des Plaines d'Abraham ne répondait plus aux standards des autres villes de la ligue. L'aréna sera construite au Parc Victoria pour la saison 1913-1914.

Ça va bieeeeeeeeeeennnnnnnnnn ! (Kathleen)


ouiiii… ça va bien. Un livre ? C’est pratiquement signé ! Une collaboration  avec un historien reconnu ? Ça aussi. Le sprint final est commencé et j’en suis très heureux. Ça fait tellement longtemps, ça fait tellement longtemps… Ça, c’est les Colocs.

Je viens de me procurer le livre "Cross Check !" de Dan Holden, petit-fils du joueur Barney Holden, Bulldog de la saison 1910-1911. La famille du solide défenseur aurait habité St-Gabriel-de-Valcartier près de Québec avant de s’éparpiller en Amérique.  Barney (1881-1948) est né et a grandi à Winnipeg avant de devenir l’un des premiers joueurs professionnels, jouant dès 1904 dans la International Professionnal Hockey League. Ma critique bientôt.

Choc normal.


À trop travailler dans l’ombre,  on finit par croire qu’on est seul. L’article du quotidien "le Soleil" ce matin se conclut sur une note qui m’a fait avaler mon café un peu de travers.

«L’an prochain, ce sera aussi le centenaire de la Coupe Stanley des Bulldogs de Québec, et il y a des gens qui préparent déjà des commémorations», conclut Jean-Marie Lebel.

Cet historien, dont j’ai quelques ouvrages, parle-t-il de mes projets? Sans doutes, mais y a-t-il d’autres fous comme moi qui passent des heures à consulter des tonnes de vieux journaux afin de sortir de l’ombre cette merveilleuse aventure? Je travaille en coulisses afin de ne pas passer sous silence cet évènement historique. Croire être le seul était naïf de ma part. Je vais rencontrer la Ville prochainement et tenter d’échanger quelques mots avec M. Lebel.

Quebec Skating Rink, Archives commission des champs de bataille nationaux
Quebec Skating Rink, Archives commission des champs de bataille nationaux

Pour ce qui est de l’article, il sera intéressant de visiter ce qu’Expo-Cité prépare. En encart, une des photos utilisées ce matin. Peut-être celle qui illustre le mieux l’emplacement original du skating rink. Derrière, la Citadelle et à gauche, le mur qui va rejoindre la porte St-Louis.

 

Article sur le livre dans le Quebec Chronicle-Telegraph


J’ai eu la chance d’être interviewé par Ken Schankler du Quebec Chronicle-Telegraph sur mon projet de livre. Ce journal interpèle directement la communauté anglophone de Québec ce qui rend cet exercice très important.

Publié par the Quebec Chronicle-Telegraph, http://www.qctonline.com/node/5201

Québec Bulldogs subject of forthcoming book

By Ken Schankler
Published: August 18, 2010
1913 Moran Malone Hall.jpg

Photo: Marc Durand

Patrick “Paddy” Moran, Joe Malone and Joe Hall, pictured in 1913, are in the Hockey Hall Of Fame. Moran and Joe Malone are from the Québec City area.

They were a predominantly Anglophone team in a French-speaking town. Their star player would later score 44 goals playing for the Montreal Canadiens. They won the Stanley Cup twice, playing at a small rink just inside the Rue St. Louis gate long before national TV contracts and multi-tiered 20,000 seat arenas.

The first games were played with a band performing at center ice during the game.
"They would have to skate around the band," said Radio-Canada television personality Marc Durand, the host of the national weekly show Tellement Sport based in Quebec City the last three years.

Yet when it comes to hockey history books, the Quebec Bulldogs are largely ignored.

Durand is hoping to change all that. He is currently working on a book about the team that he expects to be issued in time to honour the 100th anniversary of the Bulldogs’ 1911-12 Stanley Cup. Currently, he is looking for the public’s help in finding information about the team.

Durand has dedicated a website to the history of the Bulldogs. The website address, available in French only, is www.quebecbulldogs.com.

"They were like for 40 years one of the best teams in the world and they had the best players in the world," he said.

Leading the team was Joe Malone, who would score 43 goals in 20 games during the team’s second Stanley Cup season in 1912-13. On January 31, 1920, Malone scored seven goals in a game against Toronto, a record that has never been equalled.

Other players on the Bulldogs included Joe Hall, Jack MacDonald, Paddy Moran and Percy Lesueur and three brothers, Chubby, Joe and Rocket Power. Well-known Quebec City doctor Walter Rooney scored a goal in the 1912 Stanley Cup final, the only goal he ever scored.

In contrast to modern, multi-year, multi-million dollar contracts, players were paid little and some were reluctant to take any money at all.

"A lot players didn’t want to go pro because if they played for money they couldn’t return to their amateur teams," Durand said.

The local media at the time also preferred not to see players receive payment for play.

The Bulldogs roots can be traced to hockey’s amateur days as they competed in the Amateur Hockey Association, later called the Canadian Amateur Hockey Association.

The team officially known as Athletics won the CAHL Championship in 1904, but was not allowed to vie for the Stanley Cup.

The CAHL would be come the ECAHA as a desire to become a professional league overwhelmed amateur hockey leading to the formation of the Canadian Hockey Association in 1909, in which the Quebec Bulldogs were a founding member.

However, after just one month, the CHA merged into the more powerful National Hockey Association. The Bulldogs were unsure they wanted to join, so they sat out the rest of the season.

After a one-year hiatus, the Bulldogs joined the NHA, with McDonald scoring 14 goals and Tommy Dunderdale scoring 13 in a 16-game season. However, the Bulldogs would finish in last place with a 4-12 record.

The Bulldogs in 1911-12 would go from worst to first, as Hall scored 15 goals while having an imposing physical presence on the ice. Malone added 21 goals and McDonald potted 18, as the Bulldogs posted a 10-8 record. In the Stanley Cup Finals the Bulldogs easily defeated the Moncton Victoria in 2 games, 9-3 and 8-0, to claim the Cup.

In 1912-13, Coming off their Stanley Cup Championship, the Bulldogs were even stronger as they ran away with the NHA title with a record of 16-4. Malone had 43 goals, Tommy Smith, 39.

In the Stanley Cup Finals, the Bulldogs again dominated beating the Maritime Champion Sydney Millionaires in two straight games by a combined score of 20-5. After beating the Millionaires, the Bulldogs were challenged by the PCHA Champion Victoria Aristocrats.

Bursting with confidence the Bulldogs expected to walk over the Aristocrats. However, the Bulldogs would split the first two games before losing 6-1 in the decisive third game. However, because the Stanley Cup Board of trustees did not recognize the challenge, the Bulldogs were able to keep the Cup (Note: The Bulldogs offered to play the Stanley Cup games in Quebec City as they entitled to ask were but Victoria refused to travel. They settle for a "world series" event and never, the cup was supposed to be the final prize.)

Durand has relied in large part on the Quebec Chronicle, a forerunner of the Chronicle-Telegraph, for information.

"They were really close to the team and the owners," Durand said of the paper.

As for his own show, Durand likes to focus on Anglophone athletes.

"We don’t care if they don’t speak French," said Durand of his interview subjects. "We want to be recognized as much as French Canadian athletes."

Durand can be contacted quebecbulldogs@gmail.com

L’emplacement exact du Quebec Skating Rink enfin dévoilé.


C’est une question récurrente: Où jouaient les Bulldogs ? Une photo retrouvée récemment sur le magnifique site du musée McCord nous l’illustre clairement (cliquer sur la photo pour une meilleure définition).

On y voit les plaines d’Abraham en 1908, il y a 100 ans. On y voit aussi les murs, la Citadelle puis en bas, une route de terre. Cette route, aujourd’hui rue Georges VI, prend racine sur la Grande-Allée pour aboutir directement sur le Quebec Skating Rink (Le Patinoir Québec). C’est là que les Bulldogs ont joué de 1891 à 1913, remportant sur place leur Coupe Stanley de 1912 et 1913.

L’édifice qui continuait à offrir du temps de glace aux "jouteurs" (hockeyeurs) et patineurs de la région a finalement été la proie des flammes le 29 octobre 1918. Déjà destiné à sa démolition, la Commission des champs de bataille n’a pas cru bon le reconstruire puisqu’il ne correspondait plus à la vocation historique et patrimoniale de l’endroit. De plus, l’Aréna de Québec du parc Victoria, construit en 1913 pour les "Bulldogs" n’était plus très occupé, l’équipe ayant abandonné momentanément ses activités à l’automne 1917.

Quebec Chronicle, 30 octobre 1918

Quebec Chronicle, 30 octobre 1918

Des ruines et des souvenirs. Des jours difficiles étaient à prévoir.

Reportage télé sur les Bulldogs de Québec


Voici le reportage qui a été diffusé samedi le 15 mars 2008 à l’émission 400 fois Québec à la télé de Radio-Canada. Ce reportage cadrait bien dans les festivités du Centenaire de la commission des champs de bataille. Les Bulldogs ont joué de 1889 à 1913 au Québec Skating Rink sur les Plaines d’Abraham, remportant deux fois la Coupe Stanley avant de déménager au nouveau "Patinoir Québec" du Parc Victoria.

Un gros merci à Marie-Claude Paradis pour son intérêt au sujet, la journaliste Catherine-Ève Gadoury (dont l'un des oncles est nul autre que Réjean Giroux, un des bons joueurs de l'histoire des Remparts) , au réalisateur Martin Roberge, à Faby Deschenes (assistante à la réalisation), Martin Poiré (montage) et à l'animatrice Catherine Lachaussée pour l'excellente présentation.

 

quebecbulldogs@gmail.com

15-16 mars 2008: la Coupe Stanley à Québec et les Bulldogs à la télé !


Les Bulldogs de Québec reprennent vie, le temps d’un week-end. Mais quel week-end !

400x.jpgJe vous invite d’abord à regarder l’émission 400 fois Québec de ma collègue Catherine Lachaussée à la télé de Radio-Canada (Samedi, 15 mars, 17h00). La journaliste Catherine-Ève Gadoury et le réalisateur Martin Roberge m’ont rencontré afin d’en savoir un peu plus sur cette équipe méconnue.

100-ans.jpgAussi, comme souligné plus tôt, la Commission des champs de bataille nationaux célèbre cette année son centenaire. On vient d’apprendre les détails du lancement des célébrations, prévu les 15 et 16 mars à la maison de la découverte. J’ai personnellement collaborer à cette évènement.

Voici un aperçu du volet qui nous intéresse:

Pour rappeler la victoire des Bulldogs de Québec, la célèbre coupe Stanley, l’emblème de la suprématie au hockey et le plus ancien trophée d’Amérique du Nord tous sports professionnels confondus, reviendra sur les plaines d’Abraham. La précieuse coupe de la Ligue nationale de hockey sera bien entourée pour son retour historique. Elle sera accompagnée cette fois d’anciens joueurs des Nordiques de Québec, franchise déménagée à Denver en 1995 et connue aujourd’hui sous le nom de Avalanche du Colorado. Les Pierre Aubry, André Dupont, Pierre Lacroix, Dave Pichette, Alain Côté et Réal Cloutier se partageront la scène pour signer des autographes auprès de leurs fans. Apportez vos appareils photos et vos carnets de signature.

D’autres personnalités du monde du hockey reprendront vie et se prêteront également au jeu des autographes. Les visiteurs pourront collectionner es cartes autographiées d’hockeyeurs aujourd’hui disparus des Bulldogs de Québec : Joseph (Joe) Malone, Kenneth (Ken) Robert Mallen, Jack Patrick Mac Donald, Patrick Joseph (Paddy) Moran. Des descendants de Joseph (Joe) Malone, joueur vedette des Bulldogs de Québec, se joindront aussi aux festivités. Joe Malone jr (fils du hockeyeur), son épouse Rita et leur petitfils Jonathan Montpetit seront heureux d’échanger avec les visiteurs qui pourront consulter leurs albums de découpures de journaux d’époque, des photos de leur talentueux ancêtre, ainsi qu’un programme de 1912-1913.


Un photographe.


Montminy. Le nom que je cherchais depuis très longtemps. Le nom du photographe qui posa pour la postérité les grands champions du "Club Québec" de 1912 et 1913. Voici l’histoire derrière la trouvaille.

bulldogs.jpg

Cette photo abondamment recopiée a été prise à la suite de la Coupe Stanley remportée  en 1913.  Remarquez le mur au fond.

Il y a quelques années, je suis tombé sur une autre photo d’équipe, celle de l’équipe St-George, championne junior à Québec en 1911.

 

st-georges-1911-www.jpg

 

L’homme couché à gauche est George Carey, un "rover" (joueur à tout faire à l’époque du hockey à 7) qui jouera plus tard pour Québec dans la NHA et NHL ainsi que Toronto et Hamilton dans la NHL. Mais l’important ici n’a pas de chandail; c’est le mur au fond. Le même que celui des Bulldogs.

Au bas de la photo, le nom du photographe M.-A. Montminy.

 

 

nom-du-photographe.jpg

 

 

Le même mur, soit. Rien ne m’assurait toutefois qu’il s’agissait du même photographe. Récemment, j’ai eu droit à une photo version "élargie" de la conquête de 1913, ayant servi de carte postale.

 

 

montminy-bulldogs.jpg

Plus de doute, il s’agit du même photographe. Marc-Alfred Montminy (appelé aussi Alfred-Marc Montmigny) est né en 1859 ou 1860 au Québec et travaille d’abord sur la rue St-Joseph. Il établit le studio qui nous concerne sur la rue Couillard en 1889. Il se spécialise dans les photos de famille et les annuaires commerciaux de Québec. Le 11 juin 2007, Monsieur Yves Beauregard a fait don d’une partie de sa collection de photographies au Musée national des beaux-arts du Québec. Quelques 80 photos de Montminy s’y retrouvent. Quelques œuvres de la collection sont déjà reproduites au Café du Musée mais l’essentiel sera accessible au grand public à l’automne 2008 afin de souligner les 400 ans de la ville de Québec.

Suite de l’enquête : Voir si la collection de Monsieur Beauregard contient des clichés qui nous intéressent. À suivre…

Un blogue en attire un autre.


Rocket Power: un nom controversé.

En lançant ce blogue, j’espérais inciter l’intérêt des amateurs et collectionneurs à mon projet. Je caresse toujours le rêve de trouver un film ou une photo des Bulldogs en action, ce que je n’ai malheureusement jamais vu. Ce trésor sera d’autant plus mémorable si je le déniche dans le placard d’une vieille dame anglophone de Sillery. Peut-être parce que j’ai déjà eu une tante éloignée comme ça : anglophone et de Sillery.

Ce blogue donc, je le veux aussi comme un "lieu d’échange". D’autres passionnés peuvent ainsi m’aiguiller, partager leur passion pour l’histoire du hockey et égoïstement, le fruit de leur recherche.

Paul Foisy est maintenant un de mes amis "aiguilleurs". Il est un recherchiste-auteur qui s’intéresse particulièrement à l’histoire du sport au Québec. Son blogue est vraiment à lire. Très intéressant l’article sur l’origine du terme "Habitant" pour décrire le Canadien.

rocket-power.jpg

Aussi, il nous raconte l’intéressante controverse suscitée par l’embauche de Rocket Power, premier joueur au nom anglophone du Canadien. Pour l’histoire, je vous invite à aller lire l’article.

 

Le tout premier "Rocket" du Canadien est originaire de Québec. Défenseur étoile, il a été des premières équipes séniors de Québec. En 1910-11, il avait commencé la saison avec Québec avant de changer de camp, geste sans doute provoqué par l’arrivée du futur membre du temple de la renommée "Bad" Joe Hall.

 

James (Rocket) Power, avec le chandail du Canadien en 1911.

Vignette:

13 février 1911: Commentaire du "Bulletin" sur l’embauche d’un irlandais par le Canadien.

article-power-controverse.jpg

 

 

film de hockey, 1898


Je viens de me procurer quelques films de la Edison Manufacturing Co., de Thomas A. Edison. le coffret contient quelques scènes sportives dont celle-ci: "Hockey Match on the ice", croquée à West Orange (New Jersey) le 24 février 1898.

Edison est américain mais son père est né à Marshalltown en Nouvelle-Écosse, province associée à l’origine du sport. Samuel Ogden Edison, Jr. est mort deux ans avant ce tournage. Voulait-il lui rendre hommage ?

Voici le synopsis: The skaters dart to and fro, swinging their hockeys and trying to hit the disc toward the goal.

Imaginez maintenant qu’il s’agit de joueurs du Québec sur une surface gelée extérieure. C’est facile…

Caricatures: résumé dessiné d’une victoire du Club Québec


dessin-1913.jpg

La Patrie nous offre une belle surprise en ce lundi 13 mars 1913 : une œuvre du caricaturiste sportif illustrant la défaite de leurs Wanderers face au très puissant Club Québec. Cette victoire de 6-4 était la 10e de suite des détenteurs de la Coupe Stanley. Selon le journaliste, cette séquence victorieuse était inégalée dans la courte histoire du sport. Québec remportait ainsi leur 15e de 16 victoires dans le calendrier de 20 parties. Les joueurs de Québec en vedette sont Harry Mummery, joueur de "points" (défenseur), Joe Malone, auteur de 4 buts, Russell "Rusty" Crawford et Patrick "Paddy" Moran, l’excellent gardien de Québec. Ces trois derniers sont membres du Temple de la Renommée du hockey.

Jamais le Club Québec n’a été aussi dominant dans son histoire.