Le Brian McFarlane Award enfin dans mes mains !


En compagnie de Bill Fitsell à Penetanguishene, Ontario. Photo:  Benoit Clairoux.

En compagnie de Bill Fitsell à Penetanguishene, Ontario. Photo : Benoit Clairoux.

Le livre "La Coupe à Québec : Les Bulldogs et la naissance du hockey" en a fait du chemin depuis son lancement en 2012. La Société Internationale de Recherche en Hockey (SIRH) m’a attribué le prix Brian McFarlane en 2013, lors de sa convention annuelle qui se tenait à Utica, au New Jersey. C’est lors la convention suivante, en mai 2014 à Penetanguishene en Ontario, que j’ai pu recevoir ce fameux trophée des mains d’un des fondateurs de la SIRH, Bill Fitsell, un grand historien du hockey qui a collaboré à mes recherches.

Sur le trophée, on peut y lire:

The Brian McFarlane Award

Marc Durand

for outstanding research and writing (pour l’exceptionnelle recherche et écriture)

Society for International Hockey Research

2013.

Le Bill McFarlane Award. photo: Benoit Clairoux.

Le Bill McFarlane Award. Photo : Benoit Clairoux.

Conférence sur l'histoire des Bulldogs de Québec lors de la convention 2014 de la SIRH. Photo: Benoit Clairoux.

Conférence sur l’histoire des Bulldogs de Québec lors de la convention 2014 de la SIRH. Photo : Benoit Clairoux.

Rencontre avec Donald Guay


enfin, j'ai pu remettre mon livre à Donald Guay, le plus grand historien en sports au Québec.

enfin, j’ai pu remettre mon livre à Donald Guay, le plus grand historien en sports au Québec.

Enfin… Oui, j’ai attendu trop longtemps. Intimidé peut-être. Et pourtant… C’est son ami Roger Boileau, de la Faculté des sciences de l’éducation du Département d’éducation physique de l’Université Laval qui m’a permis ce moment privilégié. Victime d’un AVC il y a plusieurs années, Monsieur Donald Guay ne sort pratiquement plus de chez lui. Né en 1934, il a beaucoup, beaucoup donné pour la connaissance de l’histoire du sport au Québec et la compréhension de l’activité physique , ne serait-ce que par sa définition exacte du mot sport, très longtemps sans réponse satisfaisante et aujourd’hui, reprise partout dans le monde.

Sport : Activité physique et amusante pratiqué selon un enjeu et des règles écrites sous un esprit particulier, l’esprit sportif, font d’équité, de loyauté et de désir de vaincre. »

C’est donc "de sa faute" si j’interpelle souvent mes amis lors d’une discussion du genre, "faire du jogging, de l’escalade ou du tapis roulant, c’est pas du sport… "

Historien et auteur de réputation internationale, il m’avait offert mon premier coup de cœur pour l’histoire du hockey avec son livre L’histoire du hockey: origine et développement d’un phénomène culturel. Il m’avait inspiré un reportage en 2003 pour Radio-Canada, c’était alors ma première et seule rencontre avec lui.

Il avait lu mon livre mais ne l’avait pas. C’est chose faite. Malgré son handicap et la mort récente de sa femme, l’homme de Lévis était en grande forme et surtout, la tête remplie de projets d’écriture, dont un livre sur l’histoire des régates. Bien appuyé par ses enfants qui s’occupent de le garder heureux, il demeure, toujours aujourd’hui, l’encyclopédie vivante de l’histoire du sport au Québec.

Je raconterai plus en détails cette rencontre un de ces jours. Merci Monsieur Guay. (une trop courte biographie de Donald Guay ici).

 

Bon 90e anniversaire de naissance Joe Gerard Cletus Malone !


Télégramme de bonne fête que je lui ai fait parvenir aujourd'hui.

Télégramme de bonne fête que je lui ai fait parvenir aujourd’hui.

Le fils du grand Joe Malone a 90 ans aujourd’hui. Il est né le 31 octobre 1923 à Montréal. Quelques semaines plus tard, son illustre père disputait son dernier match dans la LNH. Dernier survivant des 3 enfants de Joe Malone et Mathilda Power (aussi de Québec), il est toujours entouré de sa charmante épouse Rita et d’une magnifique famille de 5 enfants et plusieurs petits-enfants. Vous retrouverez dans ce site plusieurs articles le concernant (faites ne recherche avec Joe Malone fils ou jr) et tout autant de souvenirs qu’il a bien voulu partager avec moi pour quebecbulldogs.com et mon livre. Parmi ceux-ci, des télégrammes que son père recevait, plusieurs l’enjoignant de quitter Québec pour jouer ailleurs pour plus d’argent, ce qu’il a refusé de faire tant et aussi longtemps que le club Québec a existé. J’ai choisi de lui envoyer, à mon tour, un message "comme dans le temps".  Être né le 31 octobre, rien de plus normal pour le fils du fantôme…

Télégramme de bonne chance d’Art Ross des Wanderers destiné à Joe Malone (Source : Collections Joe Malone jr.)

Télégramme de bonne chance d’Art Ross des Wanderers destiné à Joe Malone (Source : Collections Joe Malone jr.)

Baptistère de Joe Malone junior. (en bas dans la page de gauche). Remarquez le métier de son père, appelé ''Mechanic'', soit fabricant d'outils et de pièces, son principal métier.

Certificat de naissance de Joe Malone junior. (en bas dans la page de gauche, cliquez pour un agrandissement). Remarquez le métier de son père: "mechanic", soit fabricant d’outils et de pièces, son principal métier.

«C'est un bien beau livre et je suis heureux que quelqu'un ait pensé raconter l'histoire des Bulldogs. Ça a commencé l'an passé avec le 100e anniversaire de la Coupe Stanley à Québec. C'est agréable de voir qu'on recommence à s'intéresser à cette partie de l'histoire du hockey.» Tel sont les mots de Joe Malone fils au confrère Ian Bussières du Soleil, livre en main, accompagné de plusieurs membre de sa famille dont son épouse Rita et son fils Brian, au fond.  Photo: Le Soleil/Patrice Laroche.

«C’est un bien beau livre et je suis heureux que quelqu’un ait pensé raconter l’histoire des Bulldogs. Ça a commencé l’an passé avec le 100e anniversaire de la Coupe Stanley à Québec. C’est agréable de voir qu’on recommence à s’intéresser à cette partie de l’histoire du hockey.» Tel sont les mots de Joe Malone fils au confrère Ian Bussières du Soleil, livre en main, accompagné de plusieurs membre de sa famille dont son épouse Rita et son fils Brian, au fond. Photo: Le Soleil/Patrice Laroche.

En lieu sûr… un stade pour la capitale.


En lieu sûr, avec Eddie Lantigua et Michel Laplante, deux des bâtisseurs du stade revampé.

En lieu sûr, avec Eddie Lantigua et Michel Laplante, deux des bâtisseurs du stade revampé.

Le Stade municipale a 75 ans. Après le succès de mon livre "La Coupe à Québec: l’histoire des Bulldogs et la naissance du hockeyLa Commission de la Capitale Nationale remet le nez dans le monde du sport avec la sortie d’un magnifique ouvrage historique: "En lieu sûr… un stade pour la capitale" de l’auteur Daniel Papillon, un passionné de baseball et de l’histoire du sport de Québec. On lui doit déjà les recherches et iconographies qui agrémentent votre séjour dans les corridors du stade.  Aucun doute que ce livre, publié en collaboration avec la Ville de Québec sera un ajout et un atout majeur à l’histoire de ce merveilleux sport et ce tout aussi merveilleux stade de baseball. Il sera en vente au prix dérisoire de 9,95 $ au stade et aussi à l’observatoire de la Capitale.

Ce soir, 3 juillet, on célèbre avec grande pompe cet événement. J’y serai aussi pour le match des Capitales et des Aigles ! J’adore le baseball et sans aucun effort, je rasasse rapidement 10 souvenirs, en ordre chronologique:

- avec mon père qui m’amène voir les Carnavals en 1974, avec le très prometteur Larry Parrish au 3e but. Il a fait trois erreurs ce jour-là.

- moi qui plonge pour capter une balle fausse… dans les gradins.

- moi, joueur de baseball mineur, dans un tournoi avec des clôtures à neige à la fin de l’avant-champ.

- descripteur des matchs des Patriotes de Ste-Foy à CIHW FM, dans les gradins poussiéreux pour un match vs les Voiliers de Québec.

- entraîneur des Capitales de Charlesbourg (Midget AAA) dans le vestiaire, à démolir une poubelle à coup de bat de baseball après une honteuse défaite.

- journaliste à TQS, reportage sur le comité de survie du Stade. Je remarque aux pinceaux Raymond Malenfant, qui avait répondu à l’appel lancé par André Arthur.

- le retour en vie du stade avec les belles années des Diamants.

- journaliste et spectateur enjoué depuis 15 ans aux matchs des Capitales, avec en tête des personnages que je ne croisaient que là: M. Lachance (Take me out to the ballgame…), Claude Scott, Myles Wolff, Michel Laplante, Éric Gagné…

- Tim Raines, Moises Alou et Pedro Martinez il y a 2 ans pour un match de balle molle.

- et ma famille qui m’accompagne souvent, comme ce soir !

Bonne fête vieux stade !

L’histoire des Jaros de la Beauce


Logo_Jaros

Logo des Jaros de la Beauce (1975-76). Image: Wikipedia.

Une connaissance, Steve Vallìères avec qui j’ai parlé de mon projet des Bulldogs bien avant tout le monde et Daniel Laverdière nous offrent depuis peu le fruit de leurs recherches sur le portail Wikipédia: L’histoire des Jaros, une équipe de hockey professionnel aussi spectaculaire qu’éphémère.

J’en savais trop peu sur eux, sinon la présence de Joe Hardy, que j’ai côtoyé un peu comme animateur de lignes ouvertes dans les années 80 et Boom Boom Caron, de qui j’ai déjà lu un texte sur ses souvenirs avec cette équipe. Il avancait que n’eut été de leurs brillantes prestations en séries au printemps 1976, l’équipe des Beaucerons aurait joué dans le film Slapshot avec Paul Newman. Car oui, les Jaros et les Jets, rebaptisés les Chiefs pour le film, évoluait dans la même ligue, la NAHL.

Les Jaros de la Beauce étaient très bien représentés dans le domaine de la robustesse. Une ligue de goons, "pire que dans le film" dira Alain Caron, auteur de 78 buts cette année là. Prenez 10 minutes pour revivre cette aventure vraiment spéciale.

L'indien des  Bulldogs de Syracuse dans le film Slapshot. Le chandail et le logo sont directement inspirés des Jaros.

L’indien des Bulldogs de Syracuse dans le film Slapshot. Le chandail et le logo sont directement inspirés des Jaros.

Le "Pub Joe Malone" ne verra pas le jour.


La décision est tombée, s’il n’en tient qu’à son fils.

Un restaurateur de Québec désirait rendre hommage à ce grand joueur des Bulldogs en nommant son futur pub sportif, le "Joe Malone" ou quelque chose du genre.

Joe Malone, père et fils.

Joe Malone, père et fils.

Profitant d’un passage de Joe Malone fils pour la promotion de mon livre, cet homme d’affaire a invité toute la famille à entendre son projet et a gentiment demandé la permission d’utiliser le célèbre nom.

Je ne connais pas les détails de l’offre. Tout ce que j’en sais me vient de Monsieur Malone fils qui désirait mon opinion. Évidemment, je croyais que c’était une bonne idée. Malone étant natif de Sillery, un héros sportif, une légende de Québec, de souches irlandaise et française par sa mère. Une Guinness avec ça ?

Mais Joe Malone n’aurait pas voulu de cet hommage, selon son fils. "Comme vous le savez, mon père était une personne discrète et ne cherchait pas la publicité. Il a toujours préféré laisser ses réalisations sportives défendre sa réputation" m’écrivait-il récemment. C’est vrai. Toute sa vie, il a joué low-profile. Sur la glace, il était le "Fantôme" ou "Gentleman Joe". Il détient des records offensifs dans la NHA et la LNH.

L’héritage de Joe Malone n’est pas à vendre. Un exemple m’a convaincu dès ma première rencontre: Malone fils a préféré faire plastifier les découpures, les contrats, les télégrammes et les photos de son père sachant fort bien qu’ils perdaient une bonne part de leur valeur de revente. Il voulait ainsi s’assurer que ses enfants et petits-enfants puissent les chérir encore longtemps.

J’aurais bien aimé prendre une pint au "Pub Joe Malone". Je savoure toutefois avec plus de fierté sa confiance en me livrant, avec tant de délicatesse, les images et les accès pour l’écriture de ce livre.

Un gentleman, lui aussi.