LE PREMIER MATCH D’ÉTOILES POUR UNE VEUVE DE QUÉBEC.

Action Sociale, 3 janvier 1908. Cliquer pour lire.

Action Sociale, 3 janvier 1908.

Le 23 juin 1907, Hod Stuart, l’un des joueurs les plus importants de la première décennie du 20e siècle meurt accidentellement à Belleville, en Ontario.

Il supervise alors un chantier de construction de son père.  Pendant une pause, il risque un plongeon en terrain méconnu dans la Baie de Quinte. Sa tête percute des rochers et il meurt instantanément, le cou fracturé. Il avait 28 ans.

La nouvelle secoue le monde du hockey, entres autres à Québec où il a joué pendant deux saisons dont celle de 1901-02 en tant que capitaine avant de devenir le premier joueur vedette à franchir la frontière américaine pour jouer au hockey. De retour au pays pour la saison 1906-07, il venait de remporter Coupe Stanley avec les Wanderers de Montréal.

Il laisse dans le deuil deux enfants et sa femme Margaret Loughin qu’il avait rencontré lors de son séjour à Québec. Ils se sont épousés en l’église St-Patrick le 24 mai 1901. C’est pour elle qu’il demeure à Québec un an de plus que son frère, Bruce Stuart, un autre joueur étoile.

cahier souvenir du "match des étoiles", 2 janvier 1908.

cahier souvenir du "match des étoiles", 2 janvier 1908.

En décembre 1907, les Wanderers proposent de jouer un match dont les profits viendront soulager financièrement la famille. Le 2 janvier 1908, 3800 spectateurs assistent au « Hod Stuart Memorial Game », une partie qui oppose les champions de la Coupe Stanley à un groupe des meilleurs joueurs des autres équipes de la E.C.A.H.A.. Au moins un joueur des 5 équipes composent cette formation, comme le veut la coutume aujourd’hui. 3 joueurs de Québec y prennent part : le gardien du Ottawa Percy Lesueur et les joueurs Ed Hogan et Joe Power du Club de Hockey Québec. Tous ont joué en sa compagnie lors de son passage fort apprécié à Québec. Les Wanderers l’emportent 10-7; Joe Power compte 2 des buts des « All-Stars».

L’événement est considéré comme le premier match des étoiles en hockey. Il  permet à Margaret Laughlin d’obtenir tout près de 2 000 $.

Hod Stuart sera du groupe de la première intronisation au Temple de la renommée du hockey en 1945. Son frère Bruce suivra peu de temps avant sa mort en 1961.

L’étrange saga d’Edmond Bouchard: la clé française échappée

Edmond Bouchard

Edmond Bouchard

Le Quebec HC (Bulldogs) n’a jamais eu de joueurs francophones de grande qualité. En de trop rares occasions, il a tenté d’en attirer : Didier Pitre et Aurèle Joliat ont reçu des offres  des « Blancs et Bleus », mais sans suite.

Edmond Bouchard aussi.

À l’hiver 1917, le Quebec HC attire moins de 1000 spectateurs à l’Aréna. L’interminable première guerre mondiale mine l’intérêt des partisans.  Il faut souligner également que l’équipe est exclusivement composée de joueurs anglophones. La population locale, largement “canayenne“,  encourage d’abord ses joueurs de la ligue municipale.

On ne reprochera pas au patron du Quebec HC Mike (MJ) Quinn d’offrir un contrat professionnel à l’excellent George Carey, un joueur dominant du Sons of Ireland, le meilleur club amateur de Québec. Il donne raison à l’organisation et surprend agréablement chez les pros de la N.H.A.

Sans doute inspiré par le succès instantané de Carey, Mike (MJ) Quinn fait alors de l’œil au « nouveau » meilleur joueur amateur de la ville, Edmond Bouchard.  Il n’y a pas plus francophone que ça!

29 dec 1916
Quebec Chronicle 29 dec. 1916

Cet athlète de St-Étienne des Grès en Mauricie, alors âgé de 24 ans, en est à ses premiers coups de patins dans la Vieille Capitale.  Nouveau joueur du club francophone Les Montagnais, il fait 5’10’’ et 185 livres. Un vrai p’tit bouledogue…

Le 2 janvier 1917, Le Quebec Chronicle avance qu’Edmond Bouchard est « convoité par le Québec » et prétend qu’il « pourrait même s’entendre avec lui à temps pour le match demain soir contre les Canadiens ». Une stratégie qui aurait pu mettre la population “du bon bord” car, vous l’aurez deviné, les francophones de Québec adorent les Canadiens de Montréal.

Mais Edmond Bouchard ne jouera pas pour les Bulldogs ce soir-là.

Dommage.

Edmond Bouchard est un joueur populaire, peut-être encore plus que Joe Malone chez les francophones. Cette saison-là (1916-17), il enregistre 16 buts en 9 parties pour Les Montagnais. Lors des saisons 1918 et 1919 (marquées par l’absence des Bulldogs et du hockey professionnel à Québec), il devient le joueur vedette de la Ville en marquant un impressionnant total de 48 buts en 17 parties, dominant aisément la colonne des marqueurs et les manchettes des journaux !

À l’automne 1919, les Bulldogs renaissent de leurs cendres et lui offre encore une fois de porter un chandail professionnel.

La suite des choses soulève une tonne de questions.

27 décembre 1919
Quebec Chronicle 27 décembre 1919

Lors du premier match des Bulldogs dans la LNH en décembre 1919, Edmond Bouchard demande étonnamment à Mike (MJ) Quinn de porter l’uniforme et de s’asseoir au banc des joueurs. Quinn refuse, prétextant que les spectateurs se questionneraient sur la pertinence de ne pas faire jouer un de leurs favoris.

Quelques jours plus tard, coup de théâtre : après un match avec les Crescents de Québec, Bouchard quitte la Ville pour une autre équipe, le Hochelaga de la Ligue Sénior de Montréal.

Cette ligue amateur cesse ses activités en 1921 et Bouchard revient à Québec. Il s’apprête à jouer pour les Voltigeurs de Québec dans la toute nouvelle ligue provinciale lorsque l’association de hockey amateur du Québec est chargée d’enquêter sur lui.

Monsieur L.A. Latreille, l’ex-patron du Montréal Hochelaga allègue qu’Edmond Bouchard a joué pour un salaire de 750 $ avec son équipe “amateur” en 1920 (50$ par partie, pour 15 jouées). Il aurait donc quitté les Voltigeurs de Québec (et les Bulldogs ?) pour jouer “pro” à Montréal.

Quebec Chronicle, 4 janvier 1922
Quebec Chronicle, 4 janvier 1922

Le patron des Voltigeurs de Québec Lionel Létourneau soutient tout de même Edmond Bouchard dans son plaidoyer d’innocence. En dernier recours, Bouchard avoue avoir reçu ces sommes pour payer ses frais de déplacement, ce qui était permis. Le comité en doute puisque qu’un voyage « Trois-Rivières-Montréal » ne coute alors que 2.25 $. On se questionne  aussi sur la pertinence qu’il verse 6.50$ par jour de travail manqué à celui qui remplace son quart de travail à Trois-Rivières.

Le verdict tombe le 2 janvier 1922 : Le patineur de la Mauricie perd son statut de joueur amateur. Forcé à la retraite chez les “amateurs”, il accepte ce jour-là de signer une entente professionnelle avec … les Canadiens, exactement 5 ans après avoir décliné la première offre professionnelle des Bulldogs.

Edmond avec les Canadiens
Edmond avec les Canadiens

Un peu moins d’un an plus tard, le 22 décembre 1922, il sera échangé ironiquement à Hamilton, le nouveau domicile des “Bulldogs“, en retour de… Joe Malone.

Si sa carrière professionnelle n’a commencé qu’à l’âge de 30 ans, il aura eu le temps et le talent pour jouer 220 matchs dans la LNH avec MontréalHamilton, les NY Americans et les Pirates de Pittsburgh.

Ce n’est que le 26 janvier 1934 qu’il retrouve son statut de joueur amateur (ça se faisait !). On retrace le nom du hockeyeur dans les journaux de la Mauricie jusqu’en 1936, alors qu’il est encore actif  dans une ligue locale à l’âge de 43 ans.

Il est décédé le 18 juillet 1955 à l’âge de 63 ans.

Qui sait ce qu’un “oui” au Quebec HC en 1917 aurait pu changer au cours de l’histoire de l’équipe.

le 2 janvier 1920, le Quebec Chronicle va même prétendre qu'il sera de l'alignement partant. Une commande pour attirer les spectateurs ?

le 2 janvier 1920, le Quebec Chronicle va même prétendre qu'il sera de l'alignement partant. Une commande pour attirer les spectateurs ?

Il y a 100 ans, Québec ridiculisait Georges Vézina.

Vézina avec le Chicoutimi Hockey Club

Vézina avec le Chicoutimi Hockey Club

J’ai déjà lu quelque part que Québec avait manqué la première chance de mettre la main sur un jeune gardien de Chicoutimi, Georges Vézina. Mais en ce 30 décembre 1909, l’équipe de Québec a peut-être eu raison de ne pas avoir été impressionné par celui qu’elle a déjoué 7 fois dans une victoire de 7-3 contre Chicoutimi.

Un résultat différent aurait pu séduire l’organisation. Quelques jours plus tôt, les Bulldogs avaient perdu les services de leur as gardien, Paddy Moran, tenté par un contrat avec les All-Stars de Montréal.

Mais dans ce premier match « d’entraînement », les médias parlent en bien de celui qui est pressenti pour prendre sa relève, Harry Doddridge, un gardien amateur de Québec âgé de 27 ans.

50 jours après la rencontre contre Québec, le 17 février 1910, Georges Vézina blanchit le Canadien 1-0 à Chicoutimi.*

Le soir même, sous la recommandation du gardien perdant, Jos Cattarinich, le gérant du Canadien Georges Kendall lui offre un contrat qu’il refuse, pour finalement l’accepter, à temps pour la saison 1910-1911. Georges Vézina jouera 16 ans et 328 parties de suite avec le Canadien et donnera son nom au prestigieux trophée remis au meilleur gardien de but de la LNH.

Quant à Harry Doddridge, il ne disputera que 7 parties avec Québec sur 2 saisons, accordant en moyenne plus de 7 buts par match.

* Certains sites dont la page Wikipédia de Cattarinich parlent d’une victoire de 10 ou 11 à 5. Je n’ai trouvé aucun article d’époque sur cette partie.  Plusieurs de ses sites ajoutent que les Chicoutimi auraient aussi battu les Bulldogs 10 à 8 quelques jours plus tard, ce qui est peu probable puisque l’équipe avait cessé ses activités à ce moment. Si c’est le cas, c’était sans Malone, Power et cie…

Un trésor de souvenirs.

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’immense privilège de rencontrer la famille Malone, les enfants et petits-enfants du grand Joe Malone. Rita et Joe jr nous ont non seulement accueillis à leur domicile de London en Ontario mais aussi, généreusement ouvert leur coffre au trésor: Des photos, des lettres, des articles concernant sa brillante carrière. Toute une journée, accompagné d’un caméraman, j’ai pu faire des entrevues avec toute la famille qui nous a parlé de la fierté d’être associé à ce grand joueur de hockey, cet homme d’affaire, cet inventeur, ce père formidable, ce grand-père généreux.

Bien sûr, tout ça sera servira la cause du documentaire et livre prévu pour mars 2012, lors du centenaire de la première conquête de la Coupe Stanley des Bulldogs de Québec.

D’ici là, j’ajouterai occasionnellement des photos et documents exclusifs sur mon site.

Je remercie infiniment la famille Malone pour leur générosité et leur confiance.

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“Season 1911″. Cette photo des archives de la famille Malone illustre leur célèbre père, Joe à droite, accompagné du joueur étoile de Québec Jack MacDonald au centre et de Jeff Malone, frère de Joe à gauche. Selon la famille, elle aurait été prise à l’automne 1911. Les trois joueurs venaient de quitter la “Quebec Bank“, fiers d’avoir apposé leur nom sur le contrat qui les liait aux Bulldogs de Québec pour la saison à venir.

Question quiz: La banque était située au coin de quelles rues ?

Hall et Malone ou Stuart de nouveau inscrit sur la Coupe Stanley ?

La présente série finale de la Coupe Stanley propose trois noms qui sonnent bien à mes oreilles.

Les Penguins comptent sur Adam Hall et Ryan Malone pour l’emporter. De l’autre côté, Les Red Wings alignent le défenseur Brad Stuart.

Évidemment, on retrouve leurs homonymes dans la belle histoire des Bulldogs de Québec. De plus, ils ne sont pas trois mais cinq à avoir déjà remporté la Coupe Stanley et quatre d’entres eux sont membres du Temple de la renommée du hockey.

Joe Hall a joué pour Québec de 1910 à 1917. Il est mort de la grippe espagnole en pleine série de la Coupe Stanley de 1919, à Seattle, alors qu’il était “loué” depuis 2 ans aux Canadiens de Montréal par un Club Québec inactif.

Joe Malone a été l’âme des Bulldogs, de 1908 à 1920. Capitaine et entraîneur, il a établi plusieurs marques avec Québec et le Canadien. Son frère Jeff aura aussi joué quelques matchs avec les Bulldogs.

Bruce Stuart n’a joué que la saison 1901 et a compté 5 buts en 6 parties. Il connaîtra par la suite une brillante carrière avec plusieurs équipes, permettant aux Wanderers de 1908 et à l’Ottawa de 1910 de remporter la Coupe Stanley, enfilant 18 buts en 7 rencontres.

Son grand frère Hod Stuart a disputé les saisons 1901 et 1902 avec Québec. Je me permets une parenthèse. D’abord, il profite de son passage pour rencontrer et épouser une fille de Québec nommée Loughlin. En 1907, il est de l’équipe des Wanderers de Montréal, détentrice de la Coupe Stanley. Quelques mois plus tard, le 23 juin, il meurt en plongeant tête première dans une rivière près de Belleville en Ontario. Sa mort sera à l’origine du tout premier match des étoiles, le 2 janvier 1908 à Montréal. Plusieurs joueurs des Bulldogs s’aligneront dans une équipe de joueurs étoiles contre les Wanderers. L’évènement, créé pour venir en aide à sa veuve et ses deux enfants, permettra d’amasser plus de $ 2 000.

Message au Temple de la renommée du hockey: Ajouter Percy LeSueur avec Québec !

Parmi les petits plaisirs que me procurent mes recherches sur les Bulldogs, celui de déceler une erreur figure parmi les plus satisfaisantes !

Selon le Temple de la renommée du hockey, on dénombre 8 joueurs intronisés ayant joué pour le Québec Hockey Club (Les Bulldogs). Messieurs du Temple, ajoutez-y Percy LeSueur.

Le joueur natif de Québec Percy LeSueur (1881-1962) a été intronisé parmi ces immortels en 1961, principalement pour ses exploits comme gardien de but avec Ottawa. C’est à lui que revient plusieurs innovations dont la barre horizontale comme on la connait aujourd’hui.

Ses statistiques sont impressionnantes et le temple de la renommée en dresse l’éventail complet. Enfin, pas à chaque position qu’il a occupé…

La Patrie, 4 mars 1901. Le texte qui nous intéresse est dans la colonne de gauche.Dès l’âge de 11 ans, on le retrouve dans les filets de l’équipe de l’école St-Andrews de Québec.  Mais bien avant de devenir le grand “Peerless”, Percy LeSueur a joué de brillante façon comme attaquant dans les rangs mineurs et intermédiaires. Assez pour être invité à jouer un match à l’attaque chez les “séniors” avec Québec, le 2 mars 1901 contre Montréal. Il a même compté un but dans la défaite de 9-3 face aux Victorias. La Patrie fait état d’une “partie entièrement dénuée d’intérêt”. Peut-être vrai à l’époque, c’était néanmoins le premier match d’un bâtisseur dans les ligues majeures .

Ironiquement, sa présence dans ce dernier match de la saison est dûe à l’absence des frères Hod et Bruce Stuart, 2 joueurs qui l’accompagnent au Temple de la renommée du hockey.

Plus tard en mars, il a même accompagné l’équipe à Halifax lors d’une série de matchs hors-concours, récoltant les éloges des amateurs présents. Ce sera toutefois sa dernière présence avec le grand club comme “attaquant”. De son passage à Québec, on retiendra son apport aux succès du club junior “Victoria” et du club “Crescents” de la ligue provinciale intermédiaire.

Déménagé en 1903 dans la région d’Ottawa pour pratiquer son métier de banquier, il a continué à œuvrer à l’attaque pour Smith Falls avant de relever leur gardien de but blessé. Il ne comptera plus jamais un seul but, en empêchera cependant plusieurs, récoltant au passage  le droit de poser auprès de la Coupe Stanley (1909, 1911).

“Peerless Percy” a joué pour “Les Bulldogs”. Quelqu’un veut leur dire ?

Avant les Stastny, les Power.

Les 5 frères Power au Québec Skating Rink !

6 mars 1908

le Quebec HC s’est préparé pour son dernier match de la saison prévu le 7 mars 1908 à Montréal contre les Shamrocks en disputant un match hors-concours contre les meilleurs joueurs de la ligue intermédiaire.

Le match joué exceptionnellement à l’extérieur à la patinoire St-Roch c’est terminé 10-7 en faveur de la grande équipe. L’intérêt pour nous, c’est de retrouver les 5 garçons de la famille Power de Québec. Exceptionnellement, le jeune Frank rejoint les réguliers Charles (Chubby) et Joe comme joueurs pour Québec tandis que l’excellent Rocket troque son poste de défenseur pour celui d’arbitre. Enfin, le frère aîné William Gossard est encore le juge en chef.

L’histoire ne dit pas si les jeunes soeurs Kathleen et Winifred Power ont encouragés leurs frérots ou profiter d’un moment de répit à la maison…

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Un autographe svp.

Le grand Joe Malone avait un frère : Jeff. Le défenseur a joué six parties avec le grand club dont deux comme joueur substitut lors de la magnifique saison 1912-1913 (Indice: c’est le 5e à partir de la gauche sur la banderole du site). Moins talentueux, il a tout de même laissé sa marque sur… un bout de papier qu’un partisan de hockey lui a sans doute présenté le soir d’une rencontre.

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On y retrouve ce qui semble être un “P” pour Patrick (Jeff Patrick Malone), sa signature et la saison en cours. Banal? Pas vraiment.

Il ajoute ceci de très important : “Quebec Bulls Dogs 1912-1913“. Il confirme ainsi que l’équipe est déjà reconnue sous ce surnom, même si les quotidiens s’entêtent à les appeler “Quebec Hockey Club”. Comme “Bulldogs” n’est jamais écrit dans les journaux à ce moment, il est fort à parier que l’ami Jeff ne l’avait jamais lu.

Par contre, au bas d’une photo d’équipe datant de 1913 vu récemment, on retrouve l’épellation “Bull Dogs”. Bull Dogs ou Bulldogs ? La question reste en suspend puisque de toute façon, l’équipe ne s’est jamais appelé comme ça.

Cliquez sur les statistiques pour une plus belle image.

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Le filet: “Inventé par Québec”, amélioré par LeSueur.

Dartmouth, 1906: Le but de hockey avant l'adaptation que l'on connait aujourd'hui: la barre horizontale était derrière les poteaux. (photo: Dartmouth.edu)

Dartmouth, 1906: Le but de hockey avant l'adaptation que l'on connait aujourd'hui: la barre horizontale était derrière les poteaux. (photo: Dartmouth.edu)

Imaginez : un match de la LNH avec des buts sans filet, seulement 2 poteaux et sans barre horizontale! Les reprises vidéos à n’en plus finir… et le but d’Alain Côté dans tout ça ?

Le filet n’était pas envisageable à la fin du 19e siècle parce que la rondelle pouvait circuler des deux côtés : par devant ou par derrière ! Les disputes se succédaient au rythme des buts refusés ou accordés.

C’est en 1898 que H.E. Scott et Frank Storr Stocking du Quebec Hockey Club marquent l’histoire en proposant des buts avec des filets. Cette nouveauté, adopté pour la saison 1899-1900 est très rapidement utilisée par les autres ligues. (La Nouvelle-Écosse revendique aussi cette invention en 1899). 12 ans plus tard, un gardien de but de Québec allait changer à jamais l’allure du “but”.

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McGill, 1904. Remarquez les poteaux à gauche de l'image.

McGill, 1904. Remarquez les poteaux à gauche de l'image.

Percy LeSueur est né dans la vieille capitale en 1881. Il a évolué à l’aile gauche avec Les Victorias et les Québec Seniors avant de déménager à Ottawa en 1904. C’est là qu’il devient gardien de but, un métier qu’il fera pendant plus de dix ans, dont huit avec les Sénateurs, remportant avec cette équipe deux Coupes Stanley. Percy LeSueur a été intronisé au Temple de la Renommée du hockey en 1961. Il est mort quelques mois plus tard, le 27 janvier 1962.

L’article du Quebec Chronicle du 22 décembre 1911 rappelle que Québec a proposé le “filet” et qu’un des siens l’a amélioré afin de “dissiper tout doute possible”…

Le “filet LeSueur” sera en vigueur jusqu’en 1925.

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Caricatures: résumé dessiné d’une victoire du Club Québec

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La Patrie nous offre une belle surprise en ce lundi 13 mars 1913 : une œuvre du caricaturiste sportif illustrant la défaite de leurs Wanderers face au très puissant Club Québec. Cette victoire de 6-4 était la 10e de suite des détenteurs de la Coupe Stanley. Selon le journaliste, cette séquence victorieuse était inégalée dans la courte histoire du sport. Québec remportait ainsi leur 15e de 16 victoires dans le calendrier de 20 parties. Les joueurs de Québec en vedette sont Harry Mummery, joueur de “points” (défenseur), Joe Malone, auteur de 4 buts, Russell “Rusty” Crawford et Patrick “Paddy” Moran, l’excellent gardien de Québec. Ces trois derniers sont membres du Temple de la Renommée du hockey.

Jamais le Club Québec n’a été aussi dominant dans son histoire.