Clichés oubliés: George Vézina avec le Chicoutimi


Le Club de hockey Chicoutimi, 1908. Cette équipe qui challenge régulièrement les meilleurs clubs au Québec compte sur le gardien George Vézina (1887-1926) (à la position 4 sur une horloge). On le dit déjà exceptionnel, mais il accorde 34 buts pour trois défaites en quatre parties répertoriées contre les clubs de l’Université Laval et Québec entre 1905 et 1909. Il impressionne toutefois les gens du Canadien en 1910, assez pour le mettre sous contrat pour la saison 1910-11.

 

 

Les clichés oubliés: La Coupe Robinson


Encore une vingtaine de jours avant la sortie en kiosque du livre "La Coupe à Québec: les Bulldogs et la naissance du hockey".

Benoit Morin est l’unique détenteur d’une rare pièce d’anthologie du Club Québec: la Coupe Robinson, remise par un Américain de passage en 1906. Benoit m’avait contacté il y a quelques années via mon site. L’histoire de ce trophée sera abondamment raconté dans le livre. Merci encore Benoit, chanceux !

Les clichés oubliés: hockey avec "pas de bande"


24 jours d’ici la parution du livre « La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey » le 14 novembre… On poursuit notre sélection  d’images qui n’ont pas fait l’objet de la sélection finale. Imaginez le livre !

La Patrie du 9 mars 1900 illustre une séquence d’un match qui implique le club canadien-français Le Montagnard de Montréal. Les bandes existent déjà, mais pas partout et certainement pas à Québec. Imaginez ce petit "promontoire" aujourd’hui…

Les clichés oubliés: le Stade et l’Aréna.


Encore 26 jours d’ici la parution du livre « La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey » le 14 novembre… Patience ! Pour vous aider, je vous offre des photos qui n’ont pas fait l’objet de la sélection finale. Imaginez la qualité du livre !

Vue aérienne du Parc Victoria qui a bien changé depuis: Jadis une presqu’ile, avec deux piscines, etc… Ce cliché datant de 1946 nous montre très clairement l’emplacement de l’Aréna de Québec construit suite aux deux conquêtes de la coupe Stanley en 1913. Il était là, sur le rectangle tout juste à gauche du Stade municipal. Il a été victime des flammes en 1942. Cliquez deux fois sur la photo pour une meilleure résolution.

À lire maintenant: L’Aréna de Québec, son histoire.

L’Aréna qui n’a pas été construit.


L’Aréna "Royal Roussillon" aurait 100 ans… (collection Joe Malone jr.)

Le Club de hockey Québec est de plus en plus à l’étroit en 1912.  Il est fréquent de lire des articles mentionnant l’érection éventuelle d’un Aréna pour remplacer le vétuste Skating Rink des Plaines d’Abraham, mais peu d’entre eux allaient jusqu’à publier un plan !  Je vous offre une traduction de ce texte,  dont la date précise de publication et la source demeurent indéterminées.

Le nouvel Aréna qui sera bientôt érigé à Québec deviendra un atout majeur aux activités sportives de cette ville. Situé convenablement près de la Grande Allée au bout de l’Avenue Royal Roussillon, ce bâtiment longera la rue sur 286 pieds par 162 pieds de large et sera doté d’une surface glacée de 84’ par 200’. Il accueillera environ 4000 spectateurs, ce qui est approximativement la capacité de l’Aréna de Montréal.

L’extérieur est de brique rouge et orné de pierre pâle. Son design est sobre, digne et adapté aux caractéristiques d’un tel bâtiment. Il y aura deux entrées sur la rue Royal Roussillon près des extrémités du bâtiment qui donneront accès à des halls, puis aux loges et aux galeries supérieures. Ces entrées séparées seront prévues pour les détenteurs de billets de saison d’un côté et les acheteurs de billets de match de l’autre, ce qui empêchera la confusion et les délais. Deux autres entrées seront situées de l’autre côté, sur la rue des Anges.

Une promenade de 8 pieds de large fait le tour de la patinoire et donne accès aux 22 loges situées du même côté. Les vestiaires des clubs, des locaux pour les femmes, etc  sont confinés sous les gradins. Le public pourra les utiliser pour les séances de patinage en soirée.

Le toit est supporté par des structures métalliques qui font la largeur de la patinoire.  De larges fenêtres au niveau supérieur permettent d’éclairer efficacement la glace en journée, alors que des lumières électriques seront disposées sous les structures métalliques afin de procurer un éclairage efficace en soirée.

Tous les sièges procurent une vue complète de la patinoire. Ces détails vont faire de ce bâtiment l’un des meilleurs du genre au Canada. Il sera conçu pour être utilisé au printemps et à l’automne pour des expositions de chevaux, des bazars, concerts et autres événements similaires, tout comme pour le hockey et le patinage.

Messieurs Ross et MacFarlane de Montréal  sont les architectes.

Cet édifice ne sera pas construit, mais sa description détaillée donne l’impression que le journaliste croyait vraiment à sa réalisation. L’éventuel emplacement me laisse encore perplexe car la "rue Des Anges", nommé "MC William" en 1913, n’est qu’une petite ruelle et la rue Royal-Roussillon ne semble pas exister encore, sinon à Limoilou (et loin de Grande-Allée), appelée de cette façon qu’en 1917.

Intéressant de voir la description complète des aménagements prévus, non ? Évidemment, ce n’est pas le nouveau Colisée, mais pour l’époque, la marche avec le Skating Rink était encore plus importante que celle franchie en 2012.

Les frères Dussault auront finalement le dernier mot, en avril 1913, en proposant et en érigeant l’Aréna du Parc Victoria, domicile des Bulldogs dès la saison 1913-14.

Nouvel amphithéâtre et emplacement controversé : un vieux débat.


Le Quebec Skating Rink, vers 1915, près de la porte St-Louis.

Le Colisée de 2012 a ceci de commun avec le Quebec Skating Rink de 1912 : Il est désuet. Malgré les époques et leurs réalités, il est étonnant de constater certaines similitudes entre les deux dossiers et l’omniprésence des maires Drouin et Labeaume… Cet article sera du livre à paraitre l’automne 2012.

Le "Pavillon des patineurs" (Skating Rink) a été conçu en 1877 sans même avoir le hockey en tête. Son déménagement en 1891 sur Cove Fields (Plaines d’Abraham) lui permet d’y ajouter des gradins. Malgré cela, il ne peut s’y asseoir que 1400 personnes et accueillir 3500 spectateurs fort inconfortables autour d’une glace de 180′ par 70′.

Rumeurs ou projets de nouvel aréna non menés à terme, il y en a eu par dizaines dans les années 1910. Ce "nouvel Aréna" était prévu près de la Grande-Allée.

Le 12 mars 1913, deux jours après une 2e conquête de la Coupe Stanley par ses "Bulldogs", le maire Drouin reçoit de la part du Club de hockey Québec une proposition d’achat de terrain dans St-Roch pour y construire un aréna. Le Club privilégie deux emplacements : soit à l’intersection de la rue St-Roch (Gare-du-Palais) et Desfossés (Charest) ou encore coin St-Roch et St-Marguerite, tout près de la Gare C.P.R. et de l’éventuelle gare du Palais. Le Club est disposé à payer le prix demandé à l’aide d’un fond d’amortissement de 1%, à un taux d’intérêt de 4%. En retour, il promet un aréna d’une valeur de 60 000$. Cette offre est supportée par un ami du Club, l’échevin Joseph-Camillien Lockwell, « convaincu que les citoyens vont apprécier l’achat des terrains et maisons aux prix de l’évaluation municipale ».

Toutefois, une autre offre est sur le bureau du maire de Québec. Elle provient d’un groupe de Lévis dirigé par Joseph-Étienne Dussault, accompagné de ses frères Horace et Léopold et de ses beaux-frères Noël Belleau et Louis-Gédéon Gravel. Le groupe appelé « Syndicat de l’Aréna de Québec » propose un aréna situé au Parc Victoria. Cette proposition est supportée par Arthur Derome, un autre administrateur du Club Québec.

Lockwell favorise encore le projet présenté par le Club de hockey, « amené par des gens de Québec ». Aussi, il est « mieux situé pour les joueurs et spectateurs », à deux pas de la gare et de l’hôtel Victoria, la « maison du club ».

Les deux projets sont défendus le 28 mars lors d’une rencontre du comité des finances de la ville. Le maire Olivier-Napoléon Drouin se montre favorable à sa réalisation car « le hockey semble être le sport le plus populaire actuellement et il existe de tels arénas dans presque toutes les villes au pays. Comme le Club Québec est le meilleur club au Canada, il est grand temps de lui procurer un endroit et un aréna convenable ». Le maire Labeaume n’aurait pas dit mieux!

Canadien vs Québec, 3 janvier 1917

Drouin favorise le projet du Syndicat dans « son » Parc Victoria, lieu qui avait aussi été proposé par le Club de Hockey Québec en 1912 mais refusé par la Ville. Cette fois, le maire croit pouvoir obtenir l’accord des Sœurs de l’Hôpital Général de Québec qui ont cédé ce terrain à la Ville en 1896 sous certaines conditions. Les Sœurs s’objectent encore à l’érection d’un aréna, mais les conseillers de la ville recommandent tout de même d’aller de l’avant avec le projet. L’offre du groupe Dussault est aussi plus concrète : riche de la succession de leur père décédé en 1909, les Dussault déposent immédiatement un chèque de 10 000$ en garantie de réalisation pour le 1er décembre. Les plans et devis sont prêts : un bâtiment de 300′ x 225′ pour une surface de jeu standard de 200′ x 85′, structure en acier et béton, 7000 sièges et l’option d’une glace artificielle dans les cartons.

Le projet est déposé pour adoption au conseil de ville le 4 avril 1913 mais Lockwell s’y oppose, « par respect pour le Club Québec qui est toujours en tournée dans l’ouest du pays ». Dès leur retour, le gérant Mike Quinn et d’autres membres de l’organisation s’entendent rapidement avec le groupe Dussault pour une location de cinq ans, soulagés et convaincus que l’aréna sera « le plus adéquat au pays ». Il comptera finalement 5500 sièges, pour une capacité maximale de 6500 spectateurs. La ville entérine le projet le vendredi suivant. Le terrain sera loué au coût fixe de 200$ par année pour une durée de 50 ans.

Un peu moins de 9 mois plus tard, le match inaugural de l’Aréna de Québec a lieu le 29 décembre 1913 contre le Canadien. Pour l’occasion, le président de la NHA, Emmet Quinn, le maire Drouin et le Lieutenant-

Vue aérienne de l’Aréna du Parc Victoria, vers 1930 (bâtiment blanc). Il est situé dans le stationnement actuel du stade de baseball, parallèle à la ligne du 3e but. Le stade municipal sera érigé quelques années plus tard. L’Aréna sera détruit par un incendie en 1942.

gouverneur Sir François Langelier font l’honneur de leurs présences. Ce dernier « donne le signal de la joute en sonnant la cloche ». Ce ne sera pas une salle comble; entre 4500 et 5000 spectateurs assistent à la rencontre, « mais la direction de l’Aréna et le club (Québec) sont satisfaits, compte tenu que plusieurs grands magasins étaient demeurés ouverts ». C’est Jack Laviolette du Canadien qui aura l’honneur d’y inscrire le premier but. Négligé à trois contre un par les parieurs, le Canadien gâche la fête et l’emporte 4-3.

Nul doute que les championnats du Club de hockey et les prouesses de son capitaine Joe Malone ont permis cette réalisation. Québec cesse d’être la risée du pays et offre à son club et ses fidèles amateurs un premier amphithéâtre conçu pour le hockey.

Si on dit de Jean Béliveau qu’il a construit le Colisée en 1949, on peut aussi dire de Joe Malone qu’il a construit l’Aréna en 1913. Signe des temps, aucun joueur ne pourra être associé au prochain…

La Robinson Cup


L’HISTOIRE RETROUVÉE D’UN TROPHÉE.

 Au fil des ans, mon blog quebecbulldogs.com m’a permis de beaux échanges d’informations et de belles découvertes, comme la présence d’un trophée inconnu, la « Robinson Cup » que tient d’une main Benoit Morin. Voici une des photos qu’il m’a fait parvenir en 2008.

Trois années ont passé avant d’avoir l’histoire derrière cette récompense.  Je fouillais à New York. La réponse était à Québec.

 Le 27 janvier 1906, le new-yorkais R.E. Robinson assiste à la victoire de 3-1 du Club de hockey Québec sur les Shamrocks à Montréal. Impressionné par ce qu’il vient de découvrir, il demande d’organiser un match pour agrémenter son séjour à Québec prévu dans les prochains jours. Le lundi 29 janvier, il assiste donc à une partie entre les deux équipes du Club Québec, le sénior et l’intermédiaire.

Quebec Chronicle, 30 janvier 1906. On y retrouve les noms des joueurs des deux équipes. L'arbitre C. Gordon Blair est le président du Club.

Quebec Chronicle, 30 janvier 1906. On y retrouve les noms des joueurs des deux équipes. L'arbitre C. Gordon Blair est le président du Club.

 Sans surprise, le grand club l’emporte 9-3 devant une foule considérable dont  R.E. Robinson qui remet la Coupe au capitaine Joe Power. Il remercie alors les 14 joueurs en présence qui l’applaudissent après un discours fort apprécié.

 Ce trophée est de nouveau challengé le 15 février 1906. Les séniors l’emportent 11-6 mais le match n’est pas pris au sérieux par les joueurs et déchantent les 400 spectateurs qui se sont déplacés pour cette « mascarade ».

 Le trophée Robinson ne semble plus avoir été disputé par la suite.

 Les noms des joueurs de l’équipe gagnante qui figure sur le trophée sont ceux du premier match, sans doute gravés entre les deux parties. On note l’absence du joueur étoile Herb Jordan qui avait quitté l’équipe à ce moment, désabuser du hockey. Il y sera pour le second match.

 Un immense merci à Benoit Morin qui nous a permis cette page d’histoire. Il conserve jalousement l’une des rares pièces de collection de l’équipe.

Les voutes du Temple


En compagnie de Craig Campbell

J’ai eu le bonheur cette semaine de mettre mes "gants blancs".  Des gants nécessaires afin de manipuler les vieux documents d’archives du Centre de Ressource du Temple de la renommée du hockey à Markham, en banlieue de Toronto. Craig Campbell, le sympathique archiviste de l’endroit , m’a ouvert toutes grandes les portes de cet immense entrepôt rempli de trésors.  Cette visite m’a été permise grâce à mon association avec la S.I.H.R. .

C’est le grenier du Temple, à 15km du site officiel visité par des milliers d’amateurs en plein centre-Ville  de Toronto. Là, sont entreposés soigneusement des dizaines, voire des centaines de milliers d’objets, provenant des joueurs, des familles et des amateurs de notre sport national.  J’ai pu arrêter mes yeux sur le hockey du 400e but de Michel Goulet, du 250e de Wilfrid Paiement,  des chandails et quelques souvenirs des Rafales, des Citadelles et des Remparts. Trop peu de choses du Québec en fait, une province qui, selon Craig, ne collabore pas assez à la richesse du Temple.

Le hockey de Percy Lesueur

Mes champs d’intérêts se sont rapidement dirigés vers la période qui me passionne. J’y ai vu un patin appartenant à un joueur des Wanderers, la rondelle d’un match de la Coupe Stanley en 1901 impliquant les Shamrocks et la pièce de résistance, le hockey du gardien de but originaire de Québec, Percy LeSueur. Ce bâton lui aurait servi de 1904 à 1909, selon ce qui est gravé dessus. Le lancer frappé n’avait pas encore été inventé, ça c’est sur !

Le Québec HC ? Il existe une montre de poche que Goldie Prodger a reçue de l’équipe à la suite de la conquête de 1912.   J’y ai aussi trouvé  de vieux papiers aussi jaunis que fragiles:  Ceux que  Joe Hall ou ses proches ont découpés et collés dans deux scrapbooks. Une mine d’or de photos, caricatures,  d’articles et de commentaires qui racontent sa tumultueuse carrière de 1903 à 1919. J’en sais un peu plus sur la vie du "Wild Man from the West", ce talentueux dur à cuire  sympathique, si tous ces qualificatifs peuvent aller ensemble.

Joe Hall scrapbook, vol.1
Joe Hall scrapbook, vol.1

Enfin, un autre document m’a été présenté par Craig Campbell; Le Quebec Scrap book aurait été assemblé en 1912 par un dénommé Hugh Joseph de Montréal. Il y est mentionné que Charles L. Coleman et Clarence Campbell ont possédé ces archives. Ce document a certainement été utilisé dans l’écriture du fameux livre historique "Trail of the Stanley Cup Vol.1" (1893-1926) de Coleman. C’est un ouvrage à tirage limité commandé par Clarence Campbell dans les années 60 à la suite d’une conférence donnée par F.S. Stocking, le fameux gardien du Club de hockey Québec. Ce scrapbook  contient  bien sûr une tonne d’informations précises sur le déroulement de la magnifique saison 1912 des  "Bulldogs".

Un immense merci à Craig Campbell, le Temple de la renommée du hockey et  la S.I.H.R.

Enfin, des trésors dévoilés !


Quebec Crescents 1897

Quebec Crescents 1897

Les dernières apparitions publiques (voir articles précédents) commencent à rapporter. Quelques personnes m’ont contacté pour me faire découvrir leur trésor. Je vous partage ici une magnifique photo des Crescents de Québec, champions de la ligue de hockey de Québec en 1897. Cette équipe allait devenir une des plus populaires de l’époque, avec déjà dans l’équipe, le secrétaire-trésorier M.J. Quinn (premier à gauche, rangée supérieur) et des joueurs tels Chuck Nolan (entraineur des Bulldogs en 1911-1912) et "Jimmy" Gillespie (dernier en bas à droite). Ce dernier, auteur de 36 buts en 36 parties entre 1898 et 1908 avec les Bulldogs est le cousin de la mère de Stuart Wright,  le propriétaire de cette photo. Le notaire de Québec a lu l’article concernant mon projet dans le Quebec Chronicle-Telegraph. Il me racontait que sa mère allait régulièrement aux matchs des Bulldogs au Quebec Skating Rink et que son joueur préféré était "Goldie" Prodger, joueur  gagnant de la Coupe Stanley en 1912. Merci de partager vos trésors avec nous. Vous pouvez toujours et en tout temps nous en faire part à quebecbulldogs@gmail.com

Livre en chantier


Je suis présentement en écriture… et non en tournage. Le livre aura priorité sur le documentaire. Les photos d’équipes sont trop rares, les témoins aussi. Les films ? Pas encore retracés. De grandes nouvelles seront publiées sous peu. Des ententes avec des sources de financement, de recherche et d’édition promettent un livre de grande qualité, abondamment illustré. Les jours de pluie (donc d’écriture) sont bienvenues !

les grands joueurs du Québec HC nés à Québec

les grands joueurs du Québec HC nés à Québec

Un autographe svp.


Le grand Joe Malone avait un frère : Jeff. Le défenseur a joué six parties avec le grand club dont deux comme joueur substitut lors de la magnifique saison 1912-1913 (Indice: c’est le 5e à partir de la gauche sur la banderole du site). Moins talentueux, il a tout de même laissé sa marque sur… un bout de papier qu’un partisan de hockey lui a sans doute présenté le soir d’une rencontre.

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On y retrouve ce qui semble être un "P" pour Patrick (Jeff Patrick Malone), sa signature et la saison en cours. Banal? Pas vraiment.

Il ajoute ceci de très important : "Quebec Bulls Dogs 1912-1913". Il confirme ainsi que l’équipe est déjà reconnue sous ce surnom, même si les quotidiens s’entêtent à les appeler "Quebec Hockey Club". Comme "Bulldogs" n’est jamais écrit dans les journaux à ce moment, il est fort à parier que l’ami Jeff ne l’avait jamais lu.

Par contre, au bas d’une photo d’équipe datant de 1913 vu récemment, on retrouve l’épellation "Bull Dogs". Bull Dogs ou Bulldogs ? La question reste en suspend puisque de toute façon, l’équipe ne s’est jamais appelé comme ça.

Cliquez sur les statistiques pour une plus belle image.

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Caricatures: résumé dessiné d’une victoire du Club Québec


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La Patrie nous offre une belle surprise en ce lundi 13 mars 1913 : une œuvre du caricaturiste sportif illustrant la défaite de leurs Wanderers face au très puissant Club Québec. Cette victoire de 6-4 était la 10e de suite des détenteurs de la Coupe Stanley. Selon le journaliste, cette séquence victorieuse était inégalée dans la courte histoire du sport. Québec remportait ainsi leur 15e de 16 victoires dans le calendrier de 20 parties. Les joueurs de Québec en vedette sont Harry Mummery, joueur de "points" (défenseur), Joe Malone, auteur de 4 buts, Russell "Rusty" Crawford et Patrick "Paddy" Moran, l’excellent gardien de Québec. Ces trois derniers sont membres du Temple de la Renommée du hockey.

Jamais le Club Québec n’a été aussi dominant dans son histoire.