Qui êtes-vous ? Pénélope McQuade découvre Arthur Derome.


670379-penelope-mcquade

Pénélope McQuade, une "bulldog" dans le sang !

Vous avez raté "qui êtes-vous?" avec Pénélope McQuade samedi, le 30 novembre 2013? Disponible sur tou.tv, on découvre avec elle son passé, dont l’histoire de son arrière grand-père Arthur Derome, un des directeurs des Bulldogs en 1912, gagnant de la Coupe Stanley. J’ai été interpelé en tant qu’expert, à l’été 2012, bien avant la publication du livre.

L’Action Catholique qui relate de la mort d’Arthur Derome (le 30 décembre 1957 à l’âge de 76 ans) décrivait les grands moments de sa vie de cette façon:

Arthur Derome, en 1913

Arthur Derome, en 1913

Bien connu dans le monde des affaires et du sport, il avait été pendant sept ans  gérant de l’entrepôt frigorifique du port de Québec et fût directeur du Quebec Hockey Club, qui remporta trois fois le championnat mondial. Il fût l’un des premiers membres du club de golf de Ste-Pétronille et du club de curling Jacques-Cartier. Pendant la première guerre mondiale, il était lieutenant dans les forces armées canadiennes.

‘Trois fois champion du monde" ? Le Quebec Hockey Club a bien gagné la Coupe Stanley en 1912 et 1913, puis le tournoi annuel de New York en mars 1912, considéré par les journaux de l’époque comme un Championnat du monde, peut-être parce qu’il était disputé dans un autre pays que le Canada.

Avec les Bulldogs, champions de la saison 1912-13. Dernier à droite, 3e rangée.

Il a certainement été des bâtisseurs de l’ère professionnelle du Club. L’histoire veut qu’il a été celui qui tend le contrat de 3000$ qu’offre le club Québec au joueur étoile Didier Pitre pour la saison 1912-13. En mars 1913, il appui le projet de construction du nouvel aréna de Québec au Parc Victoria proposé par le Groupe Dussault, alors que le Club de hockey Québec offre sa propre solution, près de la Gare du Palais. L’option endossée par Derome aura finalement l’avale de la Ville et des Bulldogs, mais cette aventure aura peut-être contribuée au divorce.

LA CROSSE PROFESSIONNELLE À QUÉBEC

 Fort des succès des Bulldogs, l’ex-directeur du club de hockey Arthur Derome devient en 1914 gérant d’une franchise de la Dominion Lacrosse Association, un nouveau circuit professionnel. Le club Québec rivalise avec Toronto, Tecumseh (Toronto) et le National (Montréal)  qui compte sur Didier Pitre et le meilleur joueur de crosse de l’époque, Newsy Lalonde.

 Le préparateur physique Dave Béland est appelé à entrainer des joueurs tels les frères Malone et Paddy Moran qui font partie de la formation en début de saison. Le match d’ouverture attire 2000 personnes au Parc de l’Exposition, mais la fête ne s’étire pas.  Sans beaucoup de succès, les gens de moins en moins enthousiastes préfèrent de loin le baseball pratiqué sur le terrain d’à côté.  Derome démissionne le 18 juin.

 Le 12 juillet, avec une seule victoire en poche, le « Québec » devient les « Irish-Canadians » et jouent leurs matchs locaux à Montréal. Moran et les Malone, disparus depuis longtemps et les autres joueurs de la Capitale ne sont plus de l’alignement.

 La ligue et toutes les autres au pays fermeront leurs livres en 1915. L’âge d’or de la crosse au Canada est révolu. Québec aura droit de nouveau à de la crosse professionnelle en 1975 avec les Caribous.

Arthur Derome est mort le 30 décembre 1957, il habitait toujours Ste-Pétronille, Ile d’Orléans.

Le skating rink de 1877: Le troisième à Québec, pas le premier.


Scope (Québec) novembre 2013. La correction est de moi ;)

Québec Scope magazine, novembre 2013. La correction est de moi ;)

Le magazine Québec Scope publie un intéressant top50 des choses qu’on ne savait (peut-être) pas sur la Capitale. L’item numéro 10, en page 36, traite du Quebec Skating Rink devant le Parlement. C’est vrai qu’il a été inauguré en décembre 1877, mais il s’agit bien du 3e, pas du premier. L’article aurait eu plus de punch s’il avait informé ses lecteurs d’une première historique: La Ville de Québec a été la première à offrir une patinoire intérieure, dès 1851! Le hangar était situé au quai de la Reine. Le Club de patinage de Québec, fondé la même année, érige un Skating Club plus spacieux tout près du Parlement en 1864. C’est la construction de ce dernier qui oblige le club de patinage à aménager un terrain près de la porte St-Louis. Comme le précise avec justesse l’article, il a dû être démantelé en avril 1889, mais son déménagement ne sera pas complété avant le mois de décembre 1891. Je vous invite à consulter les photos et les articles concernant ses immeubles dans mon livre La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey.

Encore quelques heures pour miser sur la collection Simon Bourque.


Voici les dernières mises de la collection Simon Bourque concernant les cartes des principaux joueurs des Bulldogs. La C55 de Joe Malone domine les enchères à 4173 $. On peu miser encore jusqu’à demain en cliquant ici. Classic Auctions. Lisez bien les instructions et les petits caractères !

Image

Goldie Prodger (et non Prodgers) avec le chandail numéro devant de 1912. Il avait déserté le Club Québec avec Oatman et MacDonald pour s’aligner avec le club Victoria de la PCHA en 1913.

Joe Malone 1911-12 Imperial Tobacco C55:    4 713 $

Joe Malone 1912-13 Imperial Tobacco C57:    1 330 $

Joe Malone 1923-24 William Paterson V145-1:    807 $

Joe Hall 1911-12 Imperial Tobacco C55:    666 $

Joe Hall 1912-13 Imperial Tobacco C57:    165 $

Joe Hall 1912-13 Imperial Tobacco C57(PSA 6):    783 $

Paddy Moran 1911-12 Imperial Tobacco C55:    1 075 $

Paddy Moran 1912-13 Imperial Tobacco C57:    587 $

Jack MacDonald 1911-12 Imperial Tobacco C55:    363 $

Jack MacDonald 1912-13 Imperial Tobacco C57:    393 $

Eddie Oatman 1911-12 Imperial Tobacco C55:    1 149 $

Eddie Oatman 1912-13 Imperial Tobacco C57:    267 $

Goldie Prodger 1912-13 Imperial Tobacco C57:    324 $

Goldie Prodger 1923-24 William Paterson V145-1:    334 $

Goldie Prodger 1924-25 Champ’s Cigarettes C144:    220 $

Jack Marks 1912-13 Imperial Tobacco C57:    294 $

Tommy Dunderdale 1911-12 Imperial Tobacco C55:    2 148 $

Tommy Dunderdale 1912-13 Imperial Tobacco C57:    363 $

Québec, berceau du hurley au Canada ?


joueur de hurley, historyirland.com

joueur de hurley, historyirland.com

Je vous raconte cette histoire même si, selon moi, elle n’est pas tout à fait terminé. Je cherche encore une façon de changer la fin ;)

Il y a plusieurs mois, un lecteur de mon livre "La Coupe à Québec" m’a fait suivre par la poste une copie d’une page d’un bouquin qui m’a vraiment intrigué. On y retrouve l’apparence d’un journal personnel, daté du 24 janvier 1826, qui raconte la pratique d’un jeu, le hurley, dans les rues de Québec.

Mardi, 24 janvier.— Les enfants ont inventé, depuis un an ou deux, un nouveau jeu d’hiver qui menace de devenir un danger pour les passants, si on n’y met pas bientôt bon ordre. J’ai moi-même failli être la victime d’une de ces bandes de jeunes joueurs qui, dans l’ardeur de leur nouveau passe-temps, considèrent tous ceux qui tentent de passer là, où ils sont à se pourchasser dans la rue, comme des intrus passibles des châtiments les plus sévères. Je remontais l’Esplanade quand, à l’angle de la rue Sainte-Anne, je suis tombé au milieu d’une dizaine de vauriens qui, hurlant à qui mieux mieux, les uns armés de lourds gourdins, les autres de vieux balais, couraient après une balle. J’ai reçu deux ou trois coups à me rompre les mollets et chevilles, avant de réussir à me tirer hors de cette cohue pour continuer ma route en pestant contre cette engeance indisciplinée et d’une grossièreté à faire dresser les cheveux sur la tête. L’inventeur de ce jeu mériterait le fouet et la potence … ou le fouet tout court. Le plus beau de l’affaire, c’est qu’il n’est plus un coin de la ville exempt de cette nouvelle folie. Dès que trois ou quatre enfants se sont réunis, le jeu (je devrais dire le massacre) commence. Faute de balle, on se sert d’un glaçon ou d’une patate gelée. Il paraît qu’on a donné un nom à ces batailles — le " Hurley ". (43) Que le ciel nous en débarrasse, puisque nos magistrats, comme toujours, préfèrent attendre que quelque citoyen honorable se soit fait assommer ou tuer avant d’intervenir.

Journal d'un bourgeois de Québec page frontaleSans attendre, j’ai cherché le livre en question. C’était vraiment mon jour de chance, un libraire de la rue St-Jean de Québec avait "Le Journal d’un bourgeois de Québec", un ouvrage posthume écrit par Émile Castonguay (1894-1956), publié en 1960. La préface du livre dit de Castonguay "qu’il était l’un des hommes les plus érudits du Canada français", jadis gérant général du quotidien l’Action Sociale et passionné d’histoire. Signant plusieurs textes pour le journal l’Action Catholique sous divers noms de plume, Castonguay raconte ici le quotidien d’un citoyen canadien-français anonyme, rentier et avide de loisirs, d’art et de culture. Échelonné entre mars 1825 et décembre 1826, son récit couvre une période négligée des historiens, non sans raison, car il ne se passe pas grand chose à Québec, sauf en ce 24 janvier 1926 en ce qui me concerne.

Castonguay avait, selon ma compréhension, mis la main sur ce journal intime et avait décider de l’éditer avec ses annotations. Cette page 211 citée plus haut en offre un bel exemple: (43) s’agirait-il de l’apparition du jeu de hockey ?

Cette phrase, comme la présence du mot hurley m’ont vraiment fait bondir. Mon collègue du S.I.H.R., le suédois Carl Giden, une sommité sur les origines du hockey semble aussi excité que moi: "Si c’est vrai" m’écrit-il, "il s’agit de la première mention du mot hurley au Canada". L’historien Bill Fitsell ajoute à nos échanges par courriel que ce serait aussi important, sinon plus, que la première mention du mot hockey au Canada, qui remonte au journal d’expédition de John Franklin, alors aux Territoires du Nord-Ouest, en 1825.  Le Hurley (ou Hurling) est un jeu irlandais ancêtre du hockey comme plusieurs jeux disputés en groupe utilisant balle et bâtons. Les Écossais jouent au Shinty ou au Shinny, les Anglais utilisent les termes Hockey ou Bandy et plus tard, les textes franco-canadiens parlent aussi d’un jeu de crosse.  En le désignant "hurley", notre Bourgeois condamne en quelques sortes un groupe de plus en plus présent en ville: les Irlandais. Ses ouvriers et leurs enfants n’ont pas une bonne réputation auprès de l’élite…

Je devais en avoir le cœur net. J’ai rejoint Claude Castonguay, le fils d’Émile, celui-là même que l’histoire décrit souvent comme le Père de la carte d’assurance-maladie au Québec. Dans mes rêves les plus farfelus, il avait encore le manuscrit original. Sa réponse m’a vite fait retomber sur terre:


(…) je dois avouer que le bourgeois et son journal n’ont existé que dans le cerveau de mon père. Par contre, comme il était féru de la petite histoire du 19ème siècle, s’il parle du hurley, c’est que ce jeu a existé. Tout intéressait mon père,  y compris les sports (…)

Nous voilà bien loin d’une preuve historique. J’ai été naïf et excité au point de négliger les passages du livre qui aborde le caractère fictif du personnage.

N’empêche, le récit d’Émile Castonguay et ses extraits précis qu’on retracent aussi dans les journaux de l’époque entrouvrent une porte: Et si son passage sur les aventures des jeunes joueurs de hurley était vraiment tiré d’un fait réel ? À preuve, cette vraie lettre retracée par Giden et Houda du SIHR, datée du 2 novembre 1827 (et rendue publique en 1919 par la société historique Columbia de Washington, DC) écrite par l’Américain Ephrem Steady qui offre à peu près la même histoire :

"Amis Gales et Seaton: Certains de vos concitoyens souhaitent être informés si une loi a déjà été votée par notre société, soit d’interdire le bandy dans les rues? Si une telle loi est en existence, le sujet devrait retenir l’attention du Conseil; nos yeux et nos membres sont
souvent mise en danger par cette pratique, et les dames sont obligés de modifier leur route ou
rencontrer le risque d’être renversé par les partis en lice pour le bandy-ball"...

Émile Castonguay savait peut-être que le souhait de son Bourgeois allait être éventuellement exaucé. Le Conseil de la Cité de Québec possède depuis au moins 1848 un règlement qui stipule que la pratique du hurley (appelé crosse dans la version française) dans les rues, ruelles ou places publiques de la Cité de Québec est interdite, sous peine d’une amende de 5 Chelins (Shillings) ou une peine maximum de 30 jours de prison.

Ironiquement, la Ville de Québec interdit toujours ce genre d’activité qu’on désigne maintenant "jeu dans une rue", même si aucune amende n’aurait été décerné depuis 2006.

Que de mystère, non ? Mes premières recherches en janvier 1826 ont été infructueuses mais je garde confiance de trouver ma conclusion rêvée car, ne l’écrit-il pas dès le départ, le jeu a été inventé par des enfants "il y a un an ou deux"…

Extrait de "Règlement pour l'entretien des chemins en cette Cité, 1848.

Extrait de "Règlement pour l’entretien des chemins en cette Cité, corporation de Québec", 1848.

Les chandails au fil des saisons (1/3)


Mon confrère de la SIRH Danny Laflamme travaille sur un projet bien ambitieux: recréer le plus fidèlement possible les chandails portés par les joueurs des équipes majeures en Amérique du Nord, de 1885 à 1930. Ce défi est de taille, car plusieurs éditions sont restées sans image sinon, de piètres qualités et bien sur, en noir et blanc.  Son objectif est de rendre accessible cette base de données aux membres du SIRH.

J’ai bien sur sauté sur l’occasion pour lui offrir mon aide au sujet du Quebec Hockey Club. Il s’est glissé plusieurs erreurs de dates et même de conception à travers le temps et les différents sites web et livres sur le sujet.

Grâce à sa collaboration et sa permission, voici donc le premier de trois volets sur les chandails du club de hockey Québec.

———————————————————————————————————————————

Quebec Hockey Club 1877-78 (première édition) création: Danny Laflamme.

Quebec Hockey Club 1877-78 (première édition) création: Danny Laflamme.

chandail du club de football-rugby de Québec, 1878.Il est fort probable que le premier chandail porté par les joueurs de ce tout nouveau sport intérieur qu’est le hockey sur glace soit en fait un chandail de… football ! La plupart des hockeyeurs du Club, dont le capitaine Charles Miller venaient de remporter un championnat de rugby-football sous ses couleurs. Au fil des ans, le chandail aux lignes horizontales bleues et blanches (ou grises) est fréquemment utilisé par le "premier" club de la ville de Québec, que ce soit en football, en crosse et bien sur, en hockey.

Quebec Hockey Club 1887-88 création: Danny Laflamme.

Quebec Hockey Club 1887-88 création: Danny Laflamme.

1888 chandail QuebecCertainement le plus différent chandail de l’équipe, il est clairement identifié au groupe anglo-saxon de la majorité des joueurs de l’époque. La Croix de St-Georges, rouge sur un écusson blanc, est aussi utilisée sur le drapeau de l’Angleterre, dont le saint est également le patron (wikipedia). Comme le chandail ne nous permet pas de définir précisément sa couleur principale, nous avons opté logiquement pour le bleu. Il nous est impossible de connaitre exactement le moment de son apparition dans le vestiaire du Club. Peut-être est-il ainsi depuis plusieurs années…

Quebec Hockey Club 1891-92 création: Danny Laflamme.

Quebec Hockey Club 1891-92 création: Danny Laflamme.

QuebecAprès deux hivers sans toit, le Club de Hockey Québec emménage dans le Quebec Skating Rink revampé sur les Plaines d’Abraham en décembre 1891. Une des rares photos du Club sans trophée, sinon, peut-être, ce nouveau chandail qui compte encore 6 lignes horizontales. Remarquez la ligne bleue supérieure qui se sépare pour laisser jaillir le col roulé. Il n’apparaît aucun logo ni numéro. D’ailleurs, il n’y en aura pas pour encore 20 ans…

Quebec Hockey Club 1893-94 création: Danny Laflamme.

Quebec Hockey Club 1893-94 création: Danny Laflamme.

Quebec 94Le fait d’arme de la saison 1894 est sans aucun doute cette victoire de 3-2 contre le premier et alors détenteur de la Coupe Stanley, le Montreal Hockey Club (associé et souvent appelé M.A.A.A.), lors du match qui a cloturé le premier Carnaval de Québec. Albert Edward Swift (photo) porte d’ailleurs une des médailles obtenues à la suite de cette brillante victoire, grandement célébrée en Ville. L’autre, c’est pour féliciter le Club pour la belle saison.

Clichés oubliés: George Vézina avec le Chicoutimi


Le Club de hockey Chicoutimi, 1908. Cette équipe qui challenge régulièrement les meilleurs clubs au Québec compte sur le gardien George Vézina (1887-1926) (à la position 4 sur une horloge). On le dit déjà exceptionnel, mais il accorde 34 buts pour trois défaites en quatre parties répertoriées contre les clubs de l’Université Laval et Québec entre 1905 et 1909. Il impressionne toutefois les gens du Canadien en 1910, assez pour le mettre sous contrat pour la saison 1910-11.

 

 

Les clichés oubliés: La Coupe Robinson


Encore une vingtaine de jours avant la sortie en kiosque du livre "La Coupe à Québec: les Bulldogs et la naissance du hockey".

Benoit Morin est l’unique détenteur d’une rare pièce d’anthologie du Club Québec: la Coupe Robinson, remise par un Américain de passage en 1906. Benoit m’avait contacté il y a quelques années via mon site. L’histoire de ce trophée sera abondamment raconté dans le livre. Merci encore Benoit, chanceux !

Les clichés oubliés: hockey avec "pas de bande"


24 jours d’ici la parution du livre « La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey » le 14 novembre… On poursuit notre sélection  d’images qui n’ont pas fait l’objet de la sélection finale. Imaginez le livre !

La Patrie du 9 mars 1900 illustre une séquence d’un match qui implique le club canadien-français Le Montagnard de Montréal. Les bandes existent déjà, mais pas partout et certainement pas à Québec. Imaginez ce petit "promontoire" aujourd’hui…

Les clichés oubliés: le Stade et l’Aréna.


Encore 26 jours d’ici la parution du livre « La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey » le 14 novembre… Patience ! Pour vous aider, je vous offre des photos qui n’ont pas fait l’objet de la sélection finale. Imaginez la qualité du livre !

Vue aérienne du Parc Victoria qui a bien changé depuis: Jadis une presqu’ile, avec deux piscines, etc… Ce cliché datant de 1946 nous montre très clairement l’emplacement de l’Aréna de Québec construit suite aux deux conquêtes de la coupe Stanley en 1913. Il était là, sur le rectangle tout juste à gauche du Stade municipal. Il a été victime des flammes en 1942. Cliquez deux fois sur la photo pour une meilleure résolution.

À lire maintenant: L’Aréna de Québec, son histoire.

L’Aréna qui n’a pas été construit.


L’Aréna "Royal Roussillon" aurait 100 ans… (collection Joe Malone jr.)

Le Club de hockey Québec est de plus en plus à l’étroit en 1912.  Il est fréquent de lire des articles mentionnant l’érection éventuelle d’un Aréna pour remplacer le vétuste Skating Rink des Plaines d’Abraham, mais peu d’entre eux allaient jusqu’à publier un plan !  Je vous offre une traduction de ce texte,  dont la date précise de publication et la source demeurent indéterminées.

Le nouvel Aréna qui sera bientôt érigé à Québec deviendra un atout majeur aux activités sportives de cette ville. Situé convenablement près de la Grande Allée au bout de l’Avenue Royal Roussillon, ce bâtiment longera la rue sur 286 pieds par 162 pieds de large et sera doté d’une surface glacée de 84’ par 200’. Il accueillera environ 4000 spectateurs, ce qui est approximativement la capacité de l’Aréna de Montréal.

L’extérieur est de brique rouge et orné de pierre pâle. Son design est sobre, digne et adapté aux caractéristiques d’un tel bâtiment. Il y aura deux entrées sur la rue Royal Roussillon près des extrémités du bâtiment qui donneront accès à des halls, puis aux loges et aux galeries supérieures. Ces entrées séparées seront prévues pour les détenteurs de billets de saison d’un côté et les acheteurs de billets de match de l’autre, ce qui empêchera la confusion et les délais. Deux autres entrées seront situées de l’autre côté, sur la rue des Anges.

Une promenade de 8 pieds de large fait le tour de la patinoire et donne accès aux 22 loges situées du même côté. Les vestiaires des clubs, des locaux pour les femmes, etc  sont confinés sous les gradins. Le public pourra les utiliser pour les séances de patinage en soirée.

Le toit est supporté par des structures métalliques qui font la largeur de la patinoire.  De larges fenêtres au niveau supérieur permettent d’éclairer efficacement la glace en journée, alors que des lumières électriques seront disposées sous les structures métalliques afin de procurer un éclairage efficace en soirée.

Tous les sièges procurent une vue complète de la patinoire. Ces détails vont faire de ce bâtiment l’un des meilleurs du genre au Canada. Il sera conçu pour être utilisé au printemps et à l’automne pour des expositions de chevaux, des bazars, concerts et autres événements similaires, tout comme pour le hockey et le patinage.

Messieurs Ross et MacFarlane de Montréal  sont les architectes.

Cet édifice ne sera pas construit, mais sa description détaillée donne l’impression que le journaliste croyait vraiment à sa réalisation. L’éventuel emplacement me laisse encore perplexe car la "rue Des Anges", nommé "MC William" en 1913, n’est qu’une petite ruelle et la rue Royal-Roussillon ne semble pas exister encore, sinon à Limoilou (et loin de Grande-Allée), appelée de cette façon qu’en 1917.

Intéressant de voir la description complète des aménagements prévus, non ? Évidemment, ce n’est pas le nouveau Colisée, mais pour l’époque, la marche avec le Skating Rink était encore plus importante que celle franchie en 2012.

Les frères Dussault auront finalement le dernier mot, en avril 1913, en proposant et en érigeant l’Aréna du Parc Victoria, domicile des Bulldogs dès la saison 1913-14.

Nouvel amphithéâtre et emplacement controversé : un vieux débat.


Le Quebec Skating Rink, vers 1915, près de la porte St-Louis.

Le Colisée de 2012 a ceci de commun avec le Quebec Skating Rink de 1912 : Il est désuet. Malgré les époques et leurs réalités, il est étonnant de constater certaines similitudes entre les deux dossiers et l’omniprésence des maires Drouin et Labeaume… Cet article sera du livre à paraitre l’automne 2012.

Le "Pavillon des patineurs" (Skating Rink) a été conçu en 1877 sans même avoir le hockey en tête. Son déménagement en 1891 sur Cove Fields (Plaines d’Abraham) lui permet d’y ajouter des gradins. Malgré cela, il ne peut s’y asseoir que 1400 personnes et accueillir 3500 spectateurs fort inconfortables autour d’une glace de 180′ par 70′.

Rumeurs ou projets de nouvel aréna non menés à terme, il y en a eu par dizaines dans les années 1910. Ce "nouvel Aréna" était prévu près de la Grande-Allée.

Le 12 mars 1913, deux jours après une 2e conquête de la Coupe Stanley par ses "Bulldogs", le maire Drouin reçoit de la part du Club de hockey Québec une proposition d’achat de terrain dans St-Roch pour y construire un aréna. Le Club privilégie deux emplacements : soit à l’intersection de la rue St-Roch (Gare-du-Palais) et Desfossés (Charest) ou encore coin St-Roch et St-Marguerite, tout près de la Gare C.P.R. et de l’éventuelle gare du Palais. Le Club est disposé à payer le prix demandé à l’aide d’un fond d’amortissement de 1%, à un taux d’intérêt de 4%. En retour, il promet un aréna d’une valeur de 60 000$. Cette offre est supportée par un ami du Club, l’échevin Joseph-Camillien Lockwell, « convaincu que les citoyens vont apprécier l’achat des terrains et maisons aux prix de l’évaluation municipale ».

Toutefois, une autre offre est sur le bureau du maire de Québec. Elle provient d’un groupe de Lévis dirigé par Joseph-Étienne Dussault, accompagné de ses frères Horace et Léopold et de ses beaux-frères Noël Belleau et Louis-Gédéon Gravel. Le groupe appelé « Syndicat de l’Aréna de Québec » propose un aréna situé au Parc Victoria. Cette proposition est supportée par Arthur Derome, un autre administrateur du Club Québec.

Lockwell favorise encore le projet présenté par le Club de hockey, « amené par des gens de Québec ». Aussi, il est « mieux situé pour les joueurs et spectateurs », à deux pas de la gare et de l’hôtel Victoria, la « maison du club ».

Les deux projets sont défendus le 28 mars lors d’une rencontre du comité des finances de la ville. Le maire Olivier-Napoléon Drouin se montre favorable à sa réalisation car « le hockey semble être le sport le plus populaire actuellement et il existe de tels arénas dans presque toutes les villes au pays. Comme le Club Québec est le meilleur club au Canada, il est grand temps de lui procurer un endroit et un aréna convenable ». Le maire Labeaume n’aurait pas dit mieux!

Canadien vs Québec, 3 janvier 1917

Drouin favorise le projet du Syndicat dans « son » Parc Victoria, lieu qui avait aussi été proposé par le Club de Hockey Québec en 1912 mais refusé par la Ville. Cette fois, le maire croit pouvoir obtenir l’accord des Sœurs de l’Hôpital Général de Québec qui ont cédé ce terrain à la Ville en 1896 sous certaines conditions. Les Sœurs s’objectent encore à l’érection d’un aréna, mais les conseillers de la ville recommandent tout de même d’aller de l’avant avec le projet. L’offre du groupe Dussault est aussi plus concrète : riche de la succession de leur père décédé en 1909, les Dussault déposent immédiatement un chèque de 10 000$ en garantie de réalisation pour le 1er décembre. Les plans et devis sont prêts : un bâtiment de 300′ x 225′ pour une surface de jeu standard de 200′ x 85′, structure en acier et béton, 7000 sièges et l’option d’une glace artificielle dans les cartons.

Le projet est déposé pour adoption au conseil de ville le 4 avril 1913 mais Lockwell s’y oppose, « par respect pour le Club Québec qui est toujours en tournée dans l’ouest du pays ». Dès leur retour, le gérant Mike Quinn et d’autres membres de l’organisation s’entendent rapidement avec le groupe Dussault pour une location de cinq ans, soulagés et convaincus que l’aréna sera « le plus adéquat au pays ». Il comptera finalement 5500 sièges, pour une capacité maximale de 6500 spectateurs. La ville entérine le projet le vendredi suivant. Le terrain sera loué au coût fixe de 200$ par année pour une durée de 50 ans.

Un peu moins de 9 mois plus tard, le match inaugural de l’Aréna de Québec a lieu le 29 décembre 1913 contre le Canadien. Pour l’occasion, le président de la NHA, Emmet Quinn, le maire Drouin et le Lieutenant-

Vue aérienne de l’Aréna du Parc Victoria, vers 1930 (bâtiment blanc). Il est situé dans le stationnement actuel du stade de baseball, parallèle à la ligne du 3e but. Le stade municipal sera érigé quelques années plus tard. L’Aréna sera détruit par un incendie en 1942.

gouverneur Sir François Langelier font l’honneur de leurs présences. Ce dernier « donne le signal de la joute en sonnant la cloche ». Ce ne sera pas une salle comble; entre 4500 et 5000 spectateurs assistent à la rencontre, « mais la direction de l’Aréna et le club (Québec) sont satisfaits, compte tenu que plusieurs grands magasins étaient demeurés ouverts ». C’est Jack Laviolette du Canadien qui aura l’honneur d’y inscrire le premier but. Négligé à trois contre un par les parieurs, le Canadien gâche la fête et l’emporte 4-3.

Nul doute que les championnats du Club de hockey et les prouesses de son capitaine Joe Malone ont permis cette réalisation. Québec cesse d’être la risée du pays et offre à son club et ses fidèles amateurs un premier amphithéâtre conçu pour le hockey.

Si on dit de Jean Béliveau qu’il a construit le Colisée en 1949, on peut aussi dire de Joe Malone qu’il a construit l’Aréna en 1913. Signe des temps, aucun joueur ne pourra être associé au prochain…

La Robinson Cup


L’HISTOIRE RETROUVÉE D’UN TROPHÉE.

 Au fil des ans, mon blog quebecbulldogs.com m’a permis de beaux échanges d’informations et de belles découvertes, comme la présence d’un trophée inconnu, la « Robinson Cup » que tient d’une main Benoit Morin. Voici une des photos qu’il m’a fait parvenir en 2008.

Trois années ont passé avant d’avoir l’histoire derrière cette récompense.  Je fouillais à New York. La réponse était à Québec.

 Le 27 janvier 1906, le new-yorkais R.E. Robinson assiste à la victoire de 3-1 du Club de hockey Québec sur les Shamrocks à Montréal. Impressionné par ce qu’il vient de découvrir, il demande d’organiser un match pour agrémenter son séjour à Québec prévu dans les prochains jours. Le lundi 29 janvier, il assiste donc à une partie entre les deux équipes du Club Québec, le sénior et l’intermédiaire.

Quebec Chronicle, 30 janvier 1906. On y retrouve les noms des joueurs des deux équipes. L'arbitre C. Gordon Blair est le président du Club.

Quebec Chronicle, 30 janvier 1906. On y retrouve les noms des joueurs des deux équipes. L'arbitre C. Gordon Blair est le président du Club.

 Sans surprise, le grand club l’emporte 9-3 devant une foule considérable dont  R.E. Robinson qui remet la Coupe au capitaine Joe Power. Il remercie alors les 14 joueurs en présence qui l’applaudissent après un discours fort apprécié.

 Ce trophée est de nouveau challengé le 15 février 1906. Les séniors l’emportent 11-6 mais le match n’est pas pris au sérieux par les joueurs et déchantent les 400 spectateurs qui se sont déplacés pour cette « mascarade ».

 Le trophée Robinson ne semble plus avoir été disputé par la suite.

 Les noms des joueurs de l’équipe gagnante qui figure sur le trophée sont ceux du premier match, sans doute gravés entre les deux parties. On note l’absence du joueur étoile Herb Jordan qui avait quitté l’équipe à ce moment, désabuser du hockey. Il y sera pour le second match.

 Un immense merci à Benoit Morin qui nous a permis cette page d’histoire. Il conserve jalousement l’une des rares pièces de collection de l’équipe.

Les voutes du Temple


En compagnie de Craig Campbell

J’ai eu le bonheur cette semaine de mettre mes "gants blancs".  Des gants nécessaires afin de manipuler les vieux documents d’archives du Centre de Ressource du Temple de la renommée du hockey à Markham, en banlieue de Toronto. Craig Campbell, le sympathique archiviste de l’endroit , m’a ouvert toutes grandes les portes de cet immense entrepôt rempli de trésors.  Cette visite m’a été permise grâce à mon association avec la S.I.H.R. .

C’est le grenier du Temple, à 15km du site officiel visité par des milliers d’amateurs en plein centre-Ville  de Toronto. Là, sont entreposés soigneusement des dizaines, voire des centaines de milliers d’objets, provenant des joueurs, des familles et des amateurs de notre sport national.  J’ai pu arrêter mes yeux sur le hockey du 400e but de Michel Goulet, du 250e de Wilfrid Paiement,  des chandails et quelques souvenirs des Rafales, des Citadelles et des Remparts. Trop peu de choses du Québec en fait, une province qui, selon Craig, ne collabore pas assez à la richesse du Temple.

Le hockey de Percy Lesueur

Mes champs d’intérêts se sont rapidement dirigés vers la période qui me passionne. J’y ai vu un patin appartenant à un joueur des Wanderers, la rondelle d’un match de la Coupe Stanley en 1901 impliquant les Shamrocks et la pièce de résistance, le hockey du gardien de but originaire de Québec, Percy LeSueur. Ce bâton lui aurait servi de 1904 à 1909, selon ce qui est gravé dessus. Le lancer frappé n’avait pas encore été inventé, ça c’est sur !

Le Québec HC ? Il existe une montre de poche que Goldie Prodger a reçue de l’équipe à la suite de la conquête de 1912.   J’y ai aussi trouvé  de vieux papiers aussi jaunis que fragiles:  Ceux que  Joe Hall ou ses proches ont découpés et collés dans deux scrapbooks. Une mine d’or de photos, caricatures,  d’articles et de commentaires qui racontent sa tumultueuse carrière de 1903 à 1919. J’en sais un peu plus sur la vie du "Wild Man from the West", ce talentueux dur à cuire  sympathique, si tous ces qualificatifs peuvent aller ensemble.

Joe Hall scrapbook, vol.1
Joe Hall scrapbook, vol.1

Enfin, un autre document m’a été présenté par Craig Campbell; Le Quebec Scrap book aurait été assemblé en 1912 par un dénommé Hugh Joseph de Montréal. Il y est mentionné que Charles L. Coleman et Clarence Campbell ont possédé ces archives. Ce document a certainement été utilisé dans l’écriture du fameux livre historique "Trail of the Stanley Cup Vol.1" (1893-1926) de Coleman. C’est un ouvrage à tirage limité commandé par Clarence Campbell dans les années 60 à la suite d’une conférence donnée par F.S. Stocking, le fameux gardien du Club de hockey Québec. Ce scrapbook  contient  bien sûr une tonne d’informations précises sur le déroulement de la magnifique saison 1912 des  "Bulldogs".

Un immense merci à Craig Campbell, le Temple de la renommée du hockey et  la S.I.H.R.

Enfin, des trésors dévoilés !


Quebec Crescents 1897

Quebec Crescents 1897

Les dernières apparitions publiques (voir articles précédents) commencent à rapporter. Quelques personnes m’ont contacté pour me faire découvrir leur trésor. Je vous partage ici une magnifique photo des Crescents de Québec, champions de la ligue de hockey de Québec en 1897. Cette équipe allait devenir une des plus populaires de l’époque, avec déjà dans l’équipe, le secrétaire-trésorier M.J. Quinn (premier à gauche, rangée supérieur) et des joueurs tels Chuck Nolan (entraineur des Bulldogs en 1911-1912) et "Jimmy" Gillespie (dernier en bas à droite). Ce dernier, auteur de 36 buts en 36 parties entre 1898 et 1908 avec les Bulldogs est le cousin de la mère de Stuart Wright,  le propriétaire de cette photo. Le notaire de Québec a lu l’article concernant mon projet dans le Quebec Chronicle-Telegraph. Il me racontait que sa mère allait régulièrement aux matchs des Bulldogs au Quebec Skating Rink et que son joueur préféré était "Goldie" Prodger, joueur  gagnant de la Coupe Stanley en 1912. Merci de partager vos trésors avec nous. Vous pouvez toujours et en tout temps nous en faire part à quebecbulldogs@gmail.com

Livre en chantier


Je suis présentement en écriture… et non en tournage. Le livre aura priorité sur le documentaire. Les photos d’équipes sont trop rares, les témoins aussi. Les films ? Pas encore retracés. De grandes nouvelles seront publiées sous peu. Des ententes avec des sources de financement, de recherche et d’édition promettent un livre de grande qualité, abondamment illustré. Les jours de pluie (donc d’écriture) sont bienvenues !

les grands joueurs du Québec HC nés à Québec

les grands joueurs du Québec HC nés à Québec

Un autographe svp.


Le grand Joe Malone avait un frère : Jeff. Le défenseur a joué six parties avec le grand club dont deux comme joueur substitut lors de la magnifique saison 1912-1913 (Indice: c’est le 5e à partir de la gauche sur la banderole du site). Moins talentueux, il a tout de même laissé sa marque sur… un bout de papier qu’un partisan de hockey lui a sans doute présenté le soir d’une rencontre.

jeff-malone-1912-signature.jpg

On y retrouve ce qui semble être un "P" pour Patrick (Jeff Patrick Malone), sa signature et la saison en cours. Banal? Pas vraiment.

Il ajoute ceci de très important : "Quebec Bulls Dogs 1912-1913". Il confirme ainsi que l’équipe est déjà reconnue sous ce surnom, même si les quotidiens s’entêtent à les appeler "Quebec Hockey Club". Comme "Bulldogs" n’est jamais écrit dans les journaux à ce moment, il est fort à parier que l’ami Jeff ne l’avait jamais lu.

Par contre, au bas d’une photo d’équipe datant de 1913 vu récemment, on retrouve l’épellation "Bull Dogs". Bull Dogs ou Bulldogs ? La question reste en suspend puisque de toute façon, l’équipe ne s’est jamais appelé comme ça.

Cliquez sur les statistiques pour une plus belle image.

stats-de-jeff-malone.jpg

Caricatures: résumé dessiné d’une victoire du Club Québec


dessin-1913.jpg

La Patrie nous offre une belle surprise en ce lundi 13 mars 1913 : une œuvre du caricaturiste sportif illustrant la défaite de leurs Wanderers face au très puissant Club Québec. Cette victoire de 6-4 était la 10e de suite des détenteurs de la Coupe Stanley. Selon le journaliste, cette séquence victorieuse était inégalée dans la courte histoire du sport. Québec remportait ainsi leur 15e de 16 victoires dans le calendrier de 20 parties. Les joueurs de Québec en vedette sont Harry Mummery, joueur de "points" (défenseur), Joe Malone, auteur de 4 buts, Russell "Rusty" Crawford et Patrick "Paddy" Moran, l’excellent gardien de Québec. Ces trois derniers sont membres du Temple de la Renommée du hockey.

Jamais le Club Québec n’a été aussi dominant dans son histoire.