En laisse devant son propriétaire Joe Hall, le “bulldog“, n’était qu’une mascotte. L’équipe était appelée officiellement “Quebec Hockey Club” ou “Quebec HC“, dénominateur commun encore utilisé en soccer (FC Barcelone ou Toronto FC pour “Football Club”). Certaines sources parlent aussi des “Athletics” (Quebec Athletic Club), mais contrairement à ce qu’on peut y lire, ce nom n’est apparu qu’à l’automne 1919 dans la LNH et ne fût rien d’autre qu’un nom “légal”. Dans l’histoire, les quotidiens les ont appelés les “Bulldogs” ou “Bull-Dogs”, le “Québec” ou le “club Québec” comme indiqué sur la banderole de ce site.
Selon l’historien Michel Vigneault, on aurait appelé l’équipe “Bulldogs” dès son entrée dans l’Amateur Hockey Association of Canada (A.H.A.C.). Il mentionne que Québec ne participera à cette ligue qu’en 1890 sous le nom de Bulldogs. Il n’en cite pas la source.
Le bouledogue était sensé porter bonheur. Ce ne fut pas le cas en cette partie du 9 janvier 1911, lors d’un match contre le Canadien à Québec, perdu 4-1.
La mascotte porte-bonheur le deviendra finalement en cour de route. Québec remporta la saison suivante la première de deux Coupes Stanley consécutives.
Le petit chien aura une telle importance qu’on le retrouvera sur deux photos officielles de l’équipe après la conquête de la Coupe de 1913.
Comme “Les Glorieux” ou “Les Habs” pour le Canadien, “Les Bulldogs” n’aura été qu’un surnom. Contrairement aux exemples précédents, il deviendra l’identification la plus reconnue.
L’histoire ne me raconte pas encore pourquoi l’équipe s’est appelée comme ça. L’œuf ou la poule ?

