Albert Edward Swift est mort en 1948 !


Pas une manchette ça ? C’en est une pour moi en tout cas ! Une recherche impromptue dans les journaux canadiens m’a enfin permis de mettre la main sur une preuve de décès du Brigadier Général A.E. Swift, en toute petite vignette de la une du Ottawa Journal.

1948 04 21 Annonce de la mort de AE Swift

The Ottawa Journal, 21 avril 1948

Mon livre La Coupe à Québec est dû pour une réédition ! En page 35, il est écrit en fin de portrait du meilleur buteur du 19e siècle que « la mort de ce grand militaire et joueur de hockey demeure un mystère ».

Albert E Swift retravaillé

Albert Edward Swift (1866 ?-1948) photo-montage avec le Quebec Hockey Club, 1894.

Je savais qu’il habitait, ou avait habité le village rurale de Dane, dans le Timiskaming en Ontario. C’est ce qu’il inscrit en 1934 lorsqu’il marie sa fille Marjorie Erskine à Arthur Beresford Scott (fils de son ex-coéquipier A. E. Scott), à l’église Anglicane Holy Trinity de Québec. Les recherches d’hier soir ont aussi confirmé l’hypothèse que notre ami s’est présenté aux élections fédérales de 1940 comme candidat indépendant (Liberal Soldier) dans son comté (Timiskaming). Une défaite cinglante, ne récoltant que 110 voix sur plus de 21 000 votants. Il était alors âgé de 74 ans.

Son âge ? Pas si sur.

Comme l’indique l’annonce de sa mort, il aurait été âgé de 79 ans, ce qui ne correspond pas à son certificat de naissance daté du 30 janvier 1866, qui lui en attribuerait 82. Plus tard dans sa vie, comme au recensement de 1911, il indique être né en janvier 1871. Comme il a joué (malgré son jeune âge, diront les journaux) avec le Quebec Hockey Club en 1881, je doute qu’il n’avait que 10 ans. Il semble mentir sur plusieurs documents militaires ou de voyages. Une pierre tombale ou un véritable certificat de décès serait bienvenue…

Mais aussi, il n’était pas rare qu’une famille anglaise redonne exactement le même nom au prochain enfant, suite au décès prématuré d’un plus jeune. Hmmmm.

Encore un peu de travail à faire, mais au moins, on a une fin pour mieux retracer le début.

Merci à Vincent Couture et Dominique Ritchot pour la soirée de recherche virtuelle !

Ici, un intéressant petit portrait de mon collègue Joe Pelletier sur la carrière de « Dolly Swift ».

 

 

 

 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s