Souvenirs du passé


photoscanbrliveauPhoto extraite d’un cahier souvenir dédié à Jean Béliveau, publié par Robert Desjardins en 1964. On y retrouve Jean de dos, au Colisée, discutant avec son ami Émile Couture de la Brasserie Molson. Au mur, la fameuse photo géante de Joe Malone et la plaque que la Ville a retrouvé puis restauré il y a quelques années. Elle est aujourd’hui perdue dans un couloir sans intérêt du Pavillon de la Jeunesse.

La question refait surface: Qu’est-il arrivé à la grande photo ?

Et tant qu’à y être, qu’est-ce que représente le cadre sur fond blanc derrière la tête du Gros Bill ?

La rue Joe-Malone


La rue Claude-Jutra disparaitra.

RUE JOE-MALONE

Joe-Malone ? J’aimerais avoir les arguments pour convaincre le Comité de toponymie et le  Comité de commémoration de la Ville.

Très peu d’athlètes ont reçu cet honneur à Québec.

Joe Malone était un homme bon. Il avait pour surnom « Gentleman Joe ». Il a été un capitaine aimé, adulé. Ses adversaires le respectait. Jusqu’à sa mort, on avait que des éloges à son égard, pour son style de jeu et sa personnalité. Il était, toute sa vie durant, un ambassadeur extraordinaire pour Québec.

En voici quelques lignes.

Joe Malone est né à Sillery en 1890 d’une famille qui illustre bien la réalité de l’époque : d’une maman nommé Marie-Louise Rochon et d’un papa mesureur de bois nommé Maurice Joseph Malone, Joe est franco-irlandais.

Vers 1904, Joe Malone et sa famille ont emménagé au 7, rue Racine à Québec, aujourd’hui le 734, rue Philippe-Dorval. Un épigraphe honore d’ailleurs sa mémoire sur ce bâtiment. Plus près du Quebec Skating Rink, mais aussi plus près de l’armurier Ross. C’est là qu’il gagnera d’abord sa vie, dès l’âge de 15 ans, en 1905 jusqu’à la fermeture de l’usine au printemps 1917.

Joe Malone a joué son hockey amateur et professionnel à Québec et l’aurait fait toute sa vie, n’eut été des multiples forfaits de son équipe, le Québec Hockey Club. En 1912, il refuse même un chèque en blanc de Lester Patrick à Vancouver qui aurait pu en faire le joueur le mieux payé au monde.

Joe Malone a été capitaine du Québec Hockey Club dès l’âge de 21 ans. Il les a mené à la conquête de deux Coupes Stanley. Il jouera 9 saisons complètes avec les « Bulldogs ».

Il prend pour épouse Mathilda Power (fille de Michael et Joséphine St-Hilaire) en 1916, en l’église St-Patrick. Leur premier enfant, Bernice Joséphine, est née à Québec en 1917.

En 1917, les Bulldogs en sabbatique et l’usine Ross Rifle fermée, il devient un joueur du Club de hockey Canadien de Montréal. Au centre de Newsy Lalonde et Dider Pitre, il établi une saison record de 44 buts en 20 parties jouées, pour une moyenne de 2,2 buts par match, une marque qui tient toujours.

Contre toute attente, il revient vivre à Québec la saison suivante afin de participer à la relance de l’usine Ross qui deviendra la North American Arms Co. Il s’entrainera à Québec la semaine et ne jouera que les samedis avec le Canadien, le tout premier et dernier joueur à temps partiel !

Il profitera des installations pour fabriquer ses premières lames de patins brevetées, les « Joe Malone Special », d’un alliage beaucoup plus léger et performant. Conçu à Québec, elles feront la loi pendant plus d’une décennie, endossées par des dizaines de joueurs de la LNH, tels Howie Morenz, Aurèle Joliat et Jack Adams.

Québec revient au hockey professionnel en 1919. Les Bulldogs terminent bons derniers de la LNH, mais Joe Malone remporte tout de même un autre championnat des compteurs avec 39 buts en 24 parties.

À Québec, le 31 janvier 1920, il inscrit sept buts dans un victoire de 10-6 sur Toronto. C’est un record presque centenaire qui tient toujours. Depuis, plus de 50 000 matchs ont eu lieu dans la LNH sans qu’un autre joueur ne répète l’exploit.

Il détient ou a détenu plusieurs records de la LNH. Celui du plus grand nombre de buts en une saison, soit 44 en 1918, n’a été battu qu’en 1945 par Maurice Richard, à son 42e match, faut-il le préciser.

De 1909 à 1924, il enfile un grand total de 401 buts en 307 matchs réguliers, de tournois et de séries de la Coupe Stanley. Le grand historien Charles L. Coleman lui consacre une place parmi les 5 meilleurs joueurs de l’époque 1893-1926.

Joe Malone avait de belles valeurs familiales et humaines, que sa famille respecte toujours. En 2013, son fils a poliment refusé la demande d’un commerçant de Québec qui voulait nommé un pub en son nom. « Mon père ne buvait pas et ne fumait pas, il n’aurait pas aimé être associé à ce genre de commerce ».

En 1950, il est élu au Temple de la renommée du hockey, le premier Québecois à recevoir cet honneur.

Le 31 mars 1952, la Ville de Québec lui présente une plaque pour l’en féliciter, sur la glace du Colisée avant une partie des As et de Jean Béliveau, son joueur préféré. « On me dit qu’il joue comme moi », disait-il. Élancé et élégant. Cette plaque est aujourd’hui au Pavillon de la Jeunesse.

Une bannière est aussi bien en vue au plafond du Centre Vidéotron.

En 1955, le Pavillon des Sports, un temple de la renommée du sport de la région de Québec voit le jour et Joe Malone fait parti des 11 premiers intronisés. L’initiative est de Jean Béliveau, alors représentant régional pour la brasserie Molson.

Il est aussi membre du Panthéon des sports canadiens, la plus haute distinction chez les athlètes au pays.

Il quitte définitivement notre monde le 15 mai 1969, victime d’un arrêt cardiaque, dans son lit à Ville St-Laurent. Le quotidien Le Soleil souligne grandement sa contribution.

Joe Malone, un fier ambassadeur de la Ville de Québec qui mérite bien le nom d’une rue, et même plus.

Parce qu’en 2012, on parlait aussi de la Place Joe-Malone devant le nouvel amphithéâtre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Joe Malone junior n’est plus.


Joe Malone et moi, avant les cérémonies d'avant-match des Remparts de Québec.

Joe Malone et moi, avant les cérémonies d’avant-match des Remparts de Québec, le 11 novembre 2012.

Mary Malone vient de m’annoncer la mort de son père, Joe jr, fils du grand Joe Malone. Décédé dans la nuit du 1er novembre, il venait de célébrer son 91e anniversaire, étant né le jour de l’Halloween 1923. Il est en grande partie responsable de la qualité iconographique du livre « La Coupe à Québec » (une cinquantaine de photos inédites) et il a été très généreux de son temps lors des entrevues que j’ai réalisé avec lui, à Québec et à London. Selon sa famiille, il était fier qu’un livre consacré au club et à la ville de son père soit enfin publié. Je n’oublierai jamais cet homme.

 

Je suis content de l’avoir dit de son vivant. Je vous invite à relire certains textes qui le concerne.

https://quebecbulldogs.com/2013/10/31/bon-90e-anniversaire-de-naissance-joe-gerard-cletus-malone/

https://quebecbulldogs.com/2013/04/15/le-pub-joe-malone-ne-verra-pas-le-jour/

https://quebecbulldogs.com/2012/11/12/joe-malone-fils-a-quebec/

https://quebecbulldogs.com/2008/03/30/rencontre-avec-joe-malone-jr/

Merci Joe.

Chubby Power honoré par le gouvernement du Canada


Belgique, 1916. Lieutenant Charles Gaven Power au centre, entouré du  Lt. G. Grondin, Lt. René Pelletier (debout), Lt. W.E. Beaton et le Major A.T. Powell (assis). Ses quatre compagnons tomberont au combat avant le mois d’avril 1917. Extrait du livre biographique «A Party Politican : The Memoirs of Chubby Power », Collection Marc Durand.

Belgique, 1916. Lieutenant Charles Gaven Power au centre, entouré du Lt. G. Grondin, Lt. René Pelletier (debout), Lt. W.E. Beaton et le Major A.T. Powell (assis). Ses quatre compagnons tomberont au combat avant le mois d’avril 1917. Extrait du livre biographique «A Party Politican : The Memoirs of Chubby Power », Collection Marc Durand.

Heureux de lire l’article ce matin dans Le Soleil concernant un très bel hommage à ce grand politicien qu’a été Charles Gavan « Chubby » Power. Une plaque commémorative honorant sa vie militaire, puis politique, a été dévoilée hier par le ministre Steven Blaney. Elle sera accrochée au Cercle de la Garnison de Québec, là où il a passé plusieurs moments de  sa vie.

Je vous invite à lire l’article ici.

Chubby n’a joué que deux saisons complètes avec le Québec Hockey Club, amassant la somme impressionnante de 44 buts en 23 parties. Il aurait pu jouer avant et après les saisons 1908 et 1909, mais il étudiait au Collège Loyola (Concordia) à Montréal et a poursuivi ses études à l’Université Laval par la suite, tout en menant une carrière militaire, bien expliquée dans l’article.

Aussi, c’était l’époque tumultueuse du début du professionnalisme dans le hockey, étape qu’il a toujours refusé à franchir.

Toute sa vie, il aimait revenir sur ses exploits sportifs et n’en manquait pas une pour prendre un petit scotch avec ses amis de Québec. Il rappelait que son Club aurait dû mériter la Coupe Stanley de 1904, littéralement volée par l’Ottawa Hockey Club. Dans les années 60, il est celui qui a proposé avec succès la candidature de son coéquipier Paddy Moran au Temple de la renommée du hockey.

Chubby a l'âge de 16 ans, dans l'équipe du Collège Loyola.

Chubby à l’âge de 16 ans, dans l’équipe du Collège Loyola.

Ses frères Joe et James Rockett ont aussi connu de grands moments dans le hockey. Le premier a compté 84 buts en 62 parties et a été le Président et Capitaine du Club Québec pendant plusieurs saisons. C’est lui qui a permis la signature des premiers joueurs professionnels avec les « Bulldogs » dans la NHA. « Rocket », un solide défenseur, a été le seul à signer des contrats professionnels. Il est aussi le premier anglophone à avoir joué pour le Canadien de Montréal.

Je vous signale qu’on a déjà parlé du trio de frères réunis lors de certains matchs.

Très heureux pour la famille Power qui a encore des racines dans la région et dont le sang se mélange à celui des Malone et des Cannon.

De retour au Salon du livre de Québec, les 11 et 12 avril 2014.


accueil_55J’aurai le plaisir d’enfiler de nouveau mon chandail d’auteur lors du Salon international du livre de Québec, alors que je serai debout devant le filet du kiosque des Éditions Sylvain Harvey pour stopper les visiteurs et leur offrir La Coupe à Québec: Les Bulldogs et la naissance du hockey. Venez me rencontrer vendredi le 11 avril de 17h à 18h et samedi le 12 avril de 16h à 17h et de 18h à 18h30. Je serai au stand 258 et je devrais arborer un chandail du Quebec Hockey Club, dont mon tout nouveau chandail 1913 de Paddy Moran. Il me fera plaisir de jaser  »old time hockey » avec vous. Si vous avez déjà acheté le livre (merci !!!) venez le faire dédicacer ! Au plaisir de vous rencontrer !

 »La Coupe à Québec » a un an !


couverture extŽrieure365 jours depuis la parution de mon livre  »La Coupe à Québec: Les Bulldogs et la naissance du hockey ». Un an depuis le lancement officiel au Colisée Pepsi dans le cadre d’un match des Remparts, en compagnie de Joe Malone jr. Il y a un an se succédaient une multitude d’entrevues, de conférences, les Salons du Livre de Montréal et Québec… Le temps passe vraiment vite! Je suis toujours aussi fier et heureux de l’avoir mis au monde. Ce livre m’a permis de concrétiser des années de recherches en un bouquin complet et agréable à consulter, rempli de trésors et magnifiquement illustré. Merci encore à tout ceux qui, de près ou de loin, ont collaboré à ce projet.

Je me suis surpris cette semaine à tenter de chiffrer le nombre de primeurs de ce livre: La vérité sur l’invention du filet par Québec, le Club Québec comme étant le premier club civil de hockey au monde, le surnom Bulldogs qui n’arrive qu’en 1913, la Coupe Stanley volée de 1904, La construction de l’Aréna de Québec,  le prêt de la franchise de la LNH en 1919 et sa révocation en 1920… quelques exemples des nombreuses interprétations et légendes enfin élucidées. Une contribution à l’histoire, pour le sport et la ville que j’aime.

Le blogue Quebecbulldogs me permet de poursuivre le travail, de compléter certains dossiers. Je suis à pondre un article sur Dave Béland, ce soigneur et préparateur physique du Quebec Hockey Club et premier athlète olympique de Québec dont l’histoire fascinante n’a pas été raconté. Je suis aussi en contact avec des descendants de l’énigmatique Joe Savard, gardien substitut des champions de la Coupe Stanley en 1912 et 1913.

Je me souviens avoir dit à mon complice Frédéric Smith de la C.C.N. que ce livre serait mon premier et mon dernier. Il ne me croyait pas et il avait raison. L’histoire du hockey et des sports de la Ville de Québec me passionne encore plus que jamais. Il n’y a pas une semaine qui passe sans que je fouille de nouveau les archives accessibles sur internet, la bibliothèque de l’Université Laval ou mes milliers de documents conservés.

Je viens de remporter l’enchère d’un album de photos originaux datant de 1915. 216 clichés de la région et d’ailleurs, provenant d’un brocanteur situé à Seattle! J’ai hâte de le recevoir. Je vous en donne des nouvelles.

La Collection Simon Bourque est en vente.


La carte de 1913-24 de Joe Malone avec le CH.

La carte de 1923-24 de Joe Malone avec le CH.

J’ai mis en contact ma collègue Justine Boutet avec le collectionneur Simon Bourque et Marc Juteau, propriétaire de Classic Auctions. Aux enchères actuellement, une incroyable collection des plus vieilles et plus belles cartes de l’histoire du hockey.  Cliquez ici pour visionner le reportage et ici pour voir l’encan ! Vous avez jusqu’au 5 novembre pour vous procurer les Joe Malone, Paddy Moran ou Joe Hall (et bien d’autres, évidemment ;)!

Simon et Marc ont collaboré à plusieurs occasions pour la publication de mon livre.