Rencontre avec Donald Guay


enfin, j'ai pu remettre mon livre à Donald Guay, le plus grand historien en sports au Québec.

enfin, j’ai pu remettre mon livre à Donald Guay, le plus grand historien en sports au Québec.

Enfin… Oui, j’ai attendu trop longtemps. Intimidé peut-être. Et pourtant… C’est son ami Roger Boileau, de la Faculté des sciences de l’éducation du Département d’éducation physique de l’Université Laval qui m’a permis ce moment privilégié. Victime d’un AVC il y a plusieurs années, Monsieur Donald Guay ne sort pratiquement plus de chez lui. Né en 1934, il a beaucoup, beaucoup donné pour la connaissance de l’histoire du sport au Québec et la compréhension de l’activité physique , ne serait-ce que par sa définition exacte du mot sport, très longtemps sans réponse satisfaisante et aujourd’hui, reprise partout dans le monde.

Sport : Activité physique et amusante pratiqué selon un enjeu et des règles écrites sous un esprit particulier, l’esprit sportif, font d’équité, de loyauté et de désir de vaincre. »

C’est donc "de sa faute" si j’interpelle souvent mes amis lors d’une discussion du genre, "faire du jogging, de l’escalade ou du tapis roulant, c’est pas du sport… "

Historien et auteur de réputation internationale, il m’avait offert mon premier coup de cœur pour l’histoire du hockey avec son livre L’histoire du hockey: origine et développement d’un phénomène culturel. Il m’avait inspiré un reportage en 2003 pour Radio-Canada, c’était alors ma première et seule rencontre avec lui.

Il avait lu mon livre mais ne l’avait pas. C’est chose faite. Malgré son handicap et la mort récente de sa femme, l’homme de Lévis était en grande forme et surtout, la tête remplie de projets d’écriture, dont un livre sur l’histoire des régates. Bien appuyé par ses enfants qui s’occupent de le garder heureux, il demeure, toujours aujourd’hui, l’encyclopédie vivante de l’histoire du sport au Québec.

Je raconterai plus en détails cette rencontre un de ces jours. Merci Monsieur Guay. (une trop courte biographie de Donald Guay ici).

 

De retour au Salon du livre de Québec, les 11 et 12 avril 2014.


accueil_55J’aurai le plaisir d’enfiler de nouveau mon chandail d’auteur lors du Salon international du livre de Québec, alors que je serai debout devant le filet du kiosque des Éditions Sylvain Harvey pour stopper les visiteurs et leur offrir La Coupe à Québec: Les Bulldogs et la naissance du hockey. Venez me rencontrer vendredi le 11 avril de 17h à 18h et samedi le 12 avril de 16h à 17h et de 18h à 18h30. Je serai au stand 258 et je devrais arborer un chandail du Quebec Hockey Club, dont mon tout nouveau chandail 1913 de Paddy Moran. Il me fera plaisir de jaser "old time hockey" avec vous. Si vous avez déjà acheté le livre (merci !!!) venez le faire dédicacer ! Au plaisir de vous rencontrer !

Qui êtes-vous ? Pénélope McQuade découvre Arthur Derome.


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Pénélope McQuade, une "bulldog" dans le sang !

Vous avez raté "qui êtes-vous?" avec Pénélope McQuade samedi, le 30 novembre 2013? Disponible sur tou.tv, on découvre avec elle son passé, dont l’histoire de son arrière grand-père Arthur Derome, un des directeurs des Bulldogs en 1912, gagnant de la Coupe Stanley. J’ai été interpelé en tant qu’expert, à l’été 2012, bien avant la publication du livre.

L’Action Catholique qui relate de la mort d’Arthur Derome (le 30 décembre 1957 à l’âge de 76 ans) décrivait les grands moments de sa vie de cette façon:

Arthur Derome, en 1913

Arthur Derome, en 1913

Bien connu dans le monde des affaires et du sport, il avait été pendant sept ans  gérant de l’entrepôt frigorifique du port de Québec et fût directeur du Quebec Hockey Club, qui remporta trois fois le championnat mondial. Il fût l’un des premiers membres du club de golf de Ste-Pétronille et du club de curling Jacques-Cartier. Pendant la première guerre mondiale, il était lieutenant dans les forces armées canadiennes.

‘Trois fois champion du monde" ? Le Quebec Hockey Club a bien gagné la Coupe Stanley en 1912 et 1913, puis le tournoi annuel de New York en mars 1912, considéré par les journaux de l’époque comme un Championnat du monde, peut-être parce qu’il était disputé dans un autre pays que le Canada.

Avec les Bulldogs, champions de la saison 1912-13. Dernier à droite, 3e rangée.

Il a certainement été des bâtisseurs de l’ère professionnelle du Club. L’histoire veut qu’il a été celui qui tend le contrat de 3000$ qu’offre le club Québec au joueur étoile Didier Pitre pour la saison 1912-13. En mars 1913, il appui le projet de construction du nouvel aréna de Québec au Parc Victoria proposé par le Groupe Dussault, alors que le Club de hockey Québec offre sa propre solution, près de la Gare du Palais. L’option endossée par Derome aura finalement l’avale de la Ville et des Bulldogs, mais cette aventure aura peut-être contribuée au divorce.

LA CROSSE PROFESSIONNELLE À QUÉBEC

 Fort des succès des Bulldogs, l’ex-directeur du club de hockey Arthur Derome devient en 1914 gérant d’une franchise de la Dominion Lacrosse Association, un nouveau circuit professionnel. Le club Québec rivalise avec Toronto, Tecumseh (Toronto) et le National (Montréal)  qui compte sur Didier Pitre et le meilleur joueur de crosse de l’époque, Newsy Lalonde.

 Le préparateur physique Dave Béland est appelé à entrainer des joueurs tels les frères Malone et Paddy Moran qui font partie de la formation en début de saison. Le match d’ouverture attire 2000 personnes au Parc de l’Exposition, mais la fête ne s’étire pas.  Sans beaucoup de succès, les gens de moins en moins enthousiastes préfèrent de loin le baseball pratiqué sur le terrain d’à côté.  Derome démissionne le 18 juin.

 Le 12 juillet, avec une seule victoire en poche, le « Québec » devient les « Irish-Canadians » et jouent leurs matchs locaux à Montréal. Moran et les Malone, disparus depuis longtemps et les autres joueurs de la Capitale ne sont plus de l’alignement.

 La ligue et toutes les autres au pays fermeront leurs livres en 1915. L’âge d’or de la crosse au Canada est révolu. Québec aura droit de nouveau à de la crosse professionnelle en 1975 avec les Caribous.

Arthur Derome est mort le 30 décembre 1957, il habitait toujours Ste-Pétronille, Ile d’Orléans.

"La Coupe à Québec" a un an !


couverture extŽrieure365 jours depuis la parution de mon livre "La Coupe à Québec: Les Bulldogs et la naissance du hockey". Un an depuis le lancement officiel au Colisée Pepsi dans le cadre d’un match des Remparts, en compagnie de Joe Malone jr. Il y a un an se succédaient une multitude d’entrevues, de conférences, les Salons du Livre de Montréal et Québec… Le temps passe vraiment vite! Je suis toujours aussi fier et heureux de l’avoir mis au monde. Ce livre m’a permis de concrétiser des années de recherches en un bouquin complet et agréable à consulter, rempli de trésors et magnifiquement illustré. Merci encore à tout ceux qui, de près ou de loin, ont collaboré à ce projet.

Je me suis surpris cette semaine à tenter de chiffrer le nombre de primeurs de ce livre: La vérité sur l’invention du filet par Québec, le Club Québec comme étant le premier club civil de hockey au monde, le surnom Bulldogs qui n’arrive qu’en 1913, la Coupe Stanley volée de 1904, La construction de l’Aréna de Québec,  le prêt de la franchise de la LNH en 1919 et sa révocation en 1920… quelques exemples des nombreuses interprétations et légendes enfin élucidées. Une contribution à l’histoire, pour le sport et la ville que j’aime.

Le blogue Quebecbulldogs me permet de poursuivre le travail, de compléter certains dossiers. Je suis à pondre un article sur Dave Béland, ce soigneur et préparateur physique du Quebec Hockey Club et premier athlète olympique de Québec dont l’histoire fascinante n’a pas été raconté. Je suis aussi en contact avec des descendants de l’énigmatique Joe Savard, gardien substitut des champions de la Coupe Stanley en 1912 et 1913.

Je me souviens avoir dit à mon complice Frédéric Smith de la C.C.N. que ce livre serait mon premier et mon dernier. Il ne me croyait pas et il avait raison. L’histoire du hockey et des sports de la Ville de Québec me passionne encore plus que jamais. Il n’y a pas une semaine qui passe sans que je fouille de nouveau les archives accessibles sur internet, la bibliothèque de l’Université Laval ou mes milliers de documents conservés.

Je viens de remporter l’enchère d’un album de photos originaux datant de 1915. 216 clichés de la région et d’ailleurs, provenant d’un brocanteur situé à Seattle! J’ai hâte de le recevoir. Je vous en donne des nouvelles.

Le skating rink de 1877: Le troisième à Québec, pas le premier.


Scope (Québec) novembre 2013. La correction est de moi ;)

Québec Scope magazine, novembre 2013. La correction est de moi ;)

Le magazine Québec Scope publie un intéressant top50 des choses qu’on ne savait (peut-être) pas sur la Capitale. L’item numéro 10, en page 36, traite du Quebec Skating Rink devant le Parlement. C’est vrai qu’il a été inauguré en décembre 1877, mais il s’agit bien du 3e, pas du premier. L’article aurait eu plus de punch s’il avait informé ses lecteurs d’une première historique: La Ville de Québec a été la première à offrir une patinoire intérieure, dès 1851! Le hangar était situé au quai de la Reine. Le Club de patinage de Québec, fondé la même année, érige un Skating Club plus spacieux tout près du Parlement en 1864. C’est la construction de ce dernier qui oblige le club de patinage à aménager un terrain près de la porte St-Louis. Comme le précise avec justesse l’article, il a dû être démantelé en avril 1889, mais son déménagement ne sera pas complété avant le mois de décembre 1891. Je vous invite à consulter les photos et les articles concernant ses immeubles dans mon livre La Coupe à Québec, les Bulldogs et la naissance du hockey.

Encore quelques heures pour miser sur la collection Simon Bourque.


Voici les dernières mises de la collection Simon Bourque concernant les cartes des principaux joueurs des Bulldogs. La C55 de Joe Malone domine les enchères à 4173 $. On peu miser encore jusqu’à demain en cliquant ici. Classic Auctions. Lisez bien les instructions et les petits caractères !

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Goldie Prodger (et non Prodgers) avec le chandail numéro devant de 1912. Il avait déserté le Club Québec avec Oatman et MacDonald pour s’aligner avec le club Victoria de la PCHA en 1913.

Joe Malone 1911-12 Imperial Tobacco C55:    4 713 $

Joe Malone 1912-13 Imperial Tobacco C57:    1 330 $

Joe Malone 1923-24 William Paterson V145-1:    807 $

Joe Hall 1911-12 Imperial Tobacco C55:    666 $

Joe Hall 1912-13 Imperial Tobacco C57:    165 $

Joe Hall 1912-13 Imperial Tobacco C57(PSA 6):    783 $

Paddy Moran 1911-12 Imperial Tobacco C55:    1 075 $

Paddy Moran 1912-13 Imperial Tobacco C57:    587 $

Jack MacDonald 1911-12 Imperial Tobacco C55:    363 $

Jack MacDonald 1912-13 Imperial Tobacco C57:    393 $

Eddie Oatman 1911-12 Imperial Tobacco C55:    1 149 $

Eddie Oatman 1912-13 Imperial Tobacco C57:    267 $

Goldie Prodger 1912-13 Imperial Tobacco C57:    324 $

Goldie Prodger 1923-24 William Paterson V145-1:    334 $

Goldie Prodger 1924-25 Champ’s Cigarettes C144:    220 $

Jack Marks 1912-13 Imperial Tobacco C57:    294 $

Tommy Dunderdale 1911-12 Imperial Tobacco C55:    2 148 $

Tommy Dunderdale 1912-13 Imperial Tobacco C57:    363 $