Le Brian McFarlane Award enfin dans mes mains !


En compagnie de Bill Fitsell à Penetanguishene, Ontario. Photo:  Benoit Clairoux.

En compagnie de Bill Fitsell à Penetanguishene, Ontario. Photo : Benoit Clairoux.

Le livre "La Coupe à Québec : Les Bulldogs et la naissance du hockey" en a fait du chemin depuis son lancement en 2012. La Société Internationale de Recherche en Hockey (SIRH) m’a attribué le prix Brian McFarlane en 2013, lors de sa convention annuelle qui se tenait à Utica, au New Jersey. C’est lors la convention suivante, en mai 2014 à Penetanguishene en Ontario, que j’ai pu recevoir ce fameux trophée des mains d’un des fondateurs de la SIRH, Bill Fitsell, un grand historien du hockey qui a collaboré à mes recherches.

Sur le trophée, on peut y lire:

The Brian McFarlane Award

Marc Durand

for outstanding research and writing (pour l’exceptionnelle recherche et écriture)

Society for International Hockey Research

2013.

Le Bill McFarlane Award. photo: Benoit Clairoux.

Le Bill McFarlane Award. Photo : Benoit Clairoux.

Conférence sur l'histoire des Bulldogs de Québec lors de la convention 2014 de la SIRH. Photo: Benoit Clairoux.

Conférence sur l’histoire des Bulldogs de Québec lors de la convention 2014 de la SIRH. Photo : Benoit Clairoux.

Chubby Power honoré par le gouvernement du Canada


Belgique, 1916. Lieutenant Charles Gaven Power au centre, entouré du  Lt. G. Grondin, Lt. René Pelletier (debout), Lt. W.E. Beaton et le Major A.T. Powell (assis). Ses quatre compagnons tomberont au combat avant le mois d’avril 1917. Extrait du livre biographique «A Party Politican : The Memoirs of Chubby Power », Collection Marc Durand.

Belgique, 1916. Lieutenant Charles Gaven Power au centre, entouré du Lt. G. Grondin, Lt. René Pelletier (debout), Lt. W.E. Beaton et le Major A.T. Powell (assis). Ses quatre compagnons tomberont au combat avant le mois d’avril 1917. Extrait du livre biographique «A Party Politican : The Memoirs of Chubby Power », Collection Marc Durand.

Heureux de lire l’article ce matin dans Le Soleil concernant un très bel hommage à ce grand politicien qu’a été Charles Gavan "Chubby" Power. Une plaque commémorative honorant sa vie militaire, puis politique, a été dévoilée hier par le ministre Steven Blaney. Elle sera accrochée au Cercle de la Garnison de Québec, là où il a passé plusieurs moments de  sa vie.

Je vous invite à lire l’article ici.

Chubby n’a joué que deux saisons complètes avec le Québec Hockey Club, amassant la somme impressionnante de 44 buts en 23 parties. Il aurait pu jouer avant et après les saisons 1908 et 1909, mais il étudiait au Collège Loyola (Concordia) à Montréal et a poursuivi ses études à l’Université Laval par la suite, toute en menant une carrière militaire, bien expliquée dans l’article.

Aussi, c’était l’époque tumultueuse du début du professionnalisme dans le hockey, étape qu’il a toujours refusé à franchir.

Toute sa vie, il aimait revenir sur ses exploits sportifs et n’en manquait pas une pour prendre un petit scotch avec ses amis de Québec. Il rappelait que son Club aurait dû mériter la Coupe Stanley de 1904, littéralement volée par l’Ottawa Hockey Club. Dans les années 60, il est celui qui a proposé avec succès la candidature de son coéquipier Paddy Moran au Temple de la renommée du hockey.

Chubby a l'âge de 16 ans, dans l'équipe du Collège Loyola.

Chubby à l’âge de 16 ans, dans l’équipe du Collège Loyola.

Ses frères Joe et James Rockett ont aussi connu de grands moments dans le hockey. Le premier a compté 84 buts en 62 parties et a été le Président et Capitaine du Club Québec pendant plusieurs saisons. C’est lui qui a permis la signature des premiers joueurs professionnels avec les "Bulldogs" dans la NHA. "Rocket", un solide défenseur, a été le seul à signer des contrats professionnels. Il est aussi le premier anglophone à avoir joué pour le Canadien de Montréal.

Je vous signale qu’on a déjà parlé du trio de frères réunis lors de certains matchs.

Très heureux pour la famille Power qui a encore des racines dans la région et dont le sang se mélange à celui des Malone et des Cannon.

Rencontre avec Donald Guay


enfin, j'ai pu remettre mon livre à Donald Guay, le plus grand historien en sports au Québec.

enfin, j’ai pu remettre mon livre à Donald Guay, le plus grand historien en sports au Québec.

Enfin… Oui, j’ai attendu trop longtemps. Intimidé peut-être. Et pourtant… C’est son ami Roger Boileau, de la Faculté des sciences de l’éducation du Département d’éducation physique de l’Université Laval qui m’a permis ce moment privilégié. Victime d’un AVC il y a plusieurs années, Monsieur Donald Guay ne sort pratiquement plus de chez lui. Né en 1934, il a beaucoup, beaucoup donné pour la connaissance de l’histoire du sport au Québec et la compréhension de l’activité physique , ne serait-ce que par sa définition exacte du mot sport, très longtemps sans réponse satisfaisante et aujourd’hui, reprise partout dans le monde.

Sport : Activité physique et amusante pratiqué selon un enjeu et des règles écrites sous un esprit particulier, l’esprit sportif, font d’équité, de loyauté et de désir de vaincre. »

C’est donc "de sa faute" si j’interpelle souvent mes amis lors d’une discussion du genre, "faire du jogging, de l’escalade ou du tapis roulant, c’est pas du sport… "

Historien et auteur de réputation internationale, il m’avait offert mon premier coup de cœur pour l’histoire du hockey avec son livre L’histoire du hockey: origine et développement d’un phénomène culturel. Il m’avait inspiré un reportage en 2003 pour Radio-Canada, c’était alors ma première et seule rencontre avec lui.

Il avait lu mon livre mais ne l’avait pas. C’est chose faite. Malgré son handicap et la mort récente de sa femme, l’homme de Lévis était en grande forme et surtout, la tête remplie de projets d’écriture, dont un livre sur l’histoire des régates. Bien appuyé par ses enfants qui s’occupent de le garder heureux, il demeure, toujours aujourd’hui, l’encyclopédie vivante de l’histoire du sport au Québec.

Je raconterai plus en détails cette rencontre un de ces jours. Merci Monsieur Guay. (une trop courte biographie de Donald Guay ici).

 

De retour au Salon du livre de Québec, les 11 et 12 avril 2014.


accueil_55J’aurai le plaisir d’enfiler de nouveau mon chandail d’auteur lors du Salon international du livre de Québec, alors que je serai debout devant le filet du kiosque des Éditions Sylvain Harvey pour stopper les visiteurs et leur offrir La Coupe à Québec: Les Bulldogs et la naissance du hockey. Venez me rencontrer vendredi le 11 avril de 17h à 18h et samedi le 12 avril de 16h à 17h et de 18h à 18h30. Je serai au stand 258 et je devrais arborer un chandail du Quebec Hockey Club, dont mon tout nouveau chandail 1913 de Paddy Moran. Il me fera plaisir de jaser "old time hockey" avec vous. Si vous avez déjà acheté le livre (merci !!!) venez le faire dédicacer ! Au plaisir de vous rencontrer !

Qui êtes-vous ? Pénélope McQuade découvre Arthur Derome.


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Pénélope McQuade, une "bulldog" dans le sang !

Vous avez raté "qui êtes-vous?" avec Pénélope McQuade samedi, le 30 novembre 2013? Disponible sur tou.tv, on découvre avec elle son passé, dont l’histoire de son arrière grand-père Arthur Derome, un des directeurs des Bulldogs en 1912, gagnant de la Coupe Stanley. J’ai été interpelé en tant qu’expert, à l’été 2012, bien avant la publication du livre.

L’Action Catholique qui relate de la mort d’Arthur Derome (le 30 décembre 1957 à l’âge de 76 ans) décrivait les grands moments de sa vie de cette façon:

Arthur Derome, en 1913

Arthur Derome, en 1913

Bien connu dans le monde des affaires et du sport, il avait été pendant sept ans  gérant de l’entrepôt frigorifique du port de Québec et fût directeur du Quebec Hockey Club, qui remporta trois fois le championnat mondial. Il fût l’un des premiers membres du club de golf de Ste-Pétronille et du club de curling Jacques-Cartier. Pendant la première guerre mondiale, il était lieutenant dans les forces armées canadiennes.

‘Trois fois champion du monde" ? Le Quebec Hockey Club a bien gagné la Coupe Stanley en 1912 et 1913, puis le tournoi annuel de New York en mars 1912, considéré par les journaux de l’époque comme un Championnat du monde, peut-être parce qu’il était disputé dans un autre pays que le Canada.

Avec les Bulldogs, champions de la saison 1912-13. Dernier à droite, 3e rangée.

Il a certainement été des bâtisseurs de l’ère professionnelle du Club. L’histoire veut qu’il a été celui qui tend le contrat de 3000$ qu’offre le club Québec au joueur étoile Didier Pitre pour la saison 1912-13. En mars 1913, il appui le projet de construction du nouvel aréna de Québec au Parc Victoria proposé par le Groupe Dussault, alors que le Club de hockey Québec offre sa propre solution, près de la Gare du Palais. L’option endossée par Derome aura finalement l’avale de la Ville et des Bulldogs, mais cette aventure aura peut-être contribuée au divorce.

LA CROSSE PROFESSIONNELLE À QUÉBEC

 Fort des succès des Bulldogs, l’ex-directeur du club de hockey Arthur Derome devient en 1914 gérant d’une franchise de la Dominion Lacrosse Association, un nouveau circuit professionnel. Le club Québec rivalise avec Toronto, Tecumseh (Toronto) et le National (Montréal)  qui compte sur Didier Pitre et le meilleur joueur de crosse de l’époque, Newsy Lalonde.

 Le préparateur physique Dave Béland est appelé à entrainer des joueurs tels les frères Malone et Paddy Moran qui font partie de la formation en début de saison. Le match d’ouverture attire 2000 personnes au Parc de l’Exposition, mais la fête ne s’étire pas.  Sans beaucoup de succès, les gens de moins en moins enthousiastes préfèrent de loin le baseball pratiqué sur le terrain d’à côté.  Derome démissionne le 18 juin.

 Le 12 juillet, avec une seule victoire en poche, le « Québec » devient les « Irish-Canadians » et jouent leurs matchs locaux à Montréal. Moran et les Malone, disparus depuis longtemps et les autres joueurs de la Capitale ne sont plus de l’alignement.

 La ligue et toutes les autres au pays fermeront leurs livres en 1915. L’âge d’or de la crosse au Canada est révolu. Québec aura droit de nouveau à de la crosse professionnelle en 1975 avec les Caribous.

Arthur Derome est mort le 30 décembre 1957, il habitait toujours Ste-Pétronille, Ile d’Orléans.